L’utilité de la Coopération Europe-Afrique, Edouard Aimé Gatembo : « L’Afrique sait qu’à travers cette coopération, elle en tire vraiment profit »

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Le Professeur Edouard Gatembo, bourgmestre de la commune de Kimbanseke/Ph.tiers
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Dans l’évolution du monde et principalement de l’Afrique, l’on a constaté en ce qui concerne la coopération avec des pays européens, jamais l’aiguille n’a eu à changer de direction pour n’afficher que le Nord. Elle reste figée  en tentant d’exploiter le Sud jusqu’à la moelle épinière. Loin de vouloir accroître la colonisation du continent noir, sous les coulisses d’un secours de positionnement, les Occidentaux ont changé le langage et parle aujourd’hui de la Coopération Sud-sud, pour ne pas dire une recolonisation bien bidonnée. Pour cela, nous sommes allés à la rencontre d’un spécialiste en la personne du Professeur ordinaire Edouard Aimé Gatembo nu-Kake, bourgmestre de la commune de Kimbanseke qui a bien accepté de répondre à nos préoccupations. Suivez : 

En Afrique, on parle un peu trop de la coopération entre les pays européens, à titre d’exemple nous prendrons la Coopération Belgo-Congolaise. Quel profit la RDC tire de cette relation ?

Professeur Edouard Gatembo : Je pense que cette coopération profite aussi bien à l’Afrique qu’à l’Occident mais c’est l’Occident qui en profite de plus. On ne peut pas pour autant dire que cela ne profite pas à l’Afrique. C’est faux. L’Afrique sait qu’à travers cette coopération, elle en tire vraiment profit parce qu’il y a des actes que nous-mêmes africains ne sauront réaliser sans cette participation occidentale. Dans les relations, disons que l’Afrique en profite sincèrement. Cependant, il faudra que les contacts entre l’Afrique et l’Occident soient de plus sincères. Le continent noir doit faire en sorte que les résultats qu’il recherche de cette coopération soient de plus palpables et non de plus faibles comme c’est souvent le cas. Il appartient aux dirigeants africains qui bénéficient de cet argent de le mettre au profit de la population et non le contraire comme nous le remarquons présentement. C’est pour cette raison par exemple que lorsque Macron est arrivé au pouvoir en France, la première chose qu’il a dite : « Nous n’allons plus financer les politiques, nous allons aller vers la base, vers la population ». Par-là, il voudrait dire qu’on va plus continuer avec cette coopération qui profite aux dirigeants, il faudra changer le cap et aller vers la population afin qu’elle puisse en bénéficier au maximum contrairement à la première Coopération qui a vraiment profité aux dirigeants africains.

En ce qui concerne la République Démocratique du Congo et, singulièrement, la commune de Kimbanseke, qu’avez-vous déjà bénéficié de palpable de la Coopération Belgo-Congolaise ?

Sur ce volet, je m’empresserais de vous dire qu’avant notre arrivée à la tête de Kimbanseke, à travers la Coopération Technique Belge, notre commune a bénéficié de beaucoup de choses. Les belges nous ont appris comment organiser les comités locaux de développement, c’est très important. Ils ont construit des bâtiments, quelques maisons et formé des gens. La formation est très importante. Mais d’une façon correcte, j’ai remarqué que cela n’avait pas profité à la population de Kimbanseke, c’est pourquoi, j’avais sollicité un partenariat direct entre ma commune et celle de Bruxelles au lieu de passer par la ville-province. De ce partenariat direct, je dois d’abord féliciter la ville de Bruxelles qui a accepté ma proposition. Et lorsqu’ils sont arrivés pour la première fois, nous avions lancé l’opération recensement afin de comprendre comment les choses se passent sur terrain mais les agents recenseurs étaient presqu’invisibles alors, j’ai demandé si possibilité il y avait de revoir le budget afin que ceux qui travaillent puissent toucher quelque chose de bien. C’est difficile qu’ils revoient leur budget mais ils ont tout de même accepté et ont réajusté le budget. Ce qui a fait que les agents commençaient à toucher par séance 20$ et c’était déjà un bon départ. Et nous avions continué ce recensement avec l’appui de la Coopération. J’ai par la suite si nous pouvions avoir un partenariat direct avec la ville de Bruxelles afin que nous puissions connaître ensemble ce qui se passe réellement  dans la profondeur de la commune de Kimbanseke. La ville doit parler avec la population. Nous avons pour cela remarqué que nous manquions de beaucoup de choses. Dans un premier temps, nos partenaires ont choisi de nous aider dans le domaine de l’Etat-civil et de la Population, nous continuons avec. Voilà, il y a un bâtiment d’un niveau qui vient d’être construit dans l’enceinte même de la maison communale pour abriter les services de l’Etat-civil dans des bonnes conditions. Ils ont bien décidé de nous aider à bien nous occuper des hommes, de la population. (…)

Quelle sorte de partenariat avez-vous signé avec la ville de Bruxelles ?

C’est un partenariat-modèle que nos amis belges nous proposent et nous en sommes contents. Cependant, pour un bon suivi, ce partenariat étant direct, il serait souhaitable, afin d’éviter certaines subtilités, que l’œil du partenaire soit un agent de l’Ambassade de Belgique qui pourrait nous guider de par ses conseils et nous aider à bien gérer ce que le partenariat nous apporte afin que la commune de Kimbanseke puisse s’approprier cette méthodologie….

(Kingunza Kikim Afri   )

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