L’une des écoles de première heure à Kinshasa

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Si l’histoire du Collège St Joseph , âgée de 100 ans , m’était contée … (I)

 Il y a 99 ans, l’on se préoccupait du sort qu’allait connaitre la jeunesse congolaise. L’on ne voyait pas comment laisser les enfants vadrouiller dans les rues, sans avenir. Il fallait absolument les encadrer, en créant des écoles pour cette jeunesse, particulièrement celle de Léopoldville (Kinshasa) dont la population augmentait à rythme très rapide. Heureusement, la Providence divine a fait en sorte que cela trouve solution par la création des premières écoles dont l’Ecole Primaire « St Joseph », en mai 1917, l’actuel Collège St Joseph/Elikya.

Ici, hommage mérité à son fondateur , le Rév. Père Raphaël de la Kethule de Ryhove, affectueusement appelé « Tata Raphaël ». Ce missionnaire de Scheut a débarqué à Léopoldville (actuelle Kinshasa) en septembre 1917. Il a pris les commandes de la nouvelle Ecole Ste Anne, qui deviendra « Collège St Joseph ».

 

L’histoire du Collège St Joseph/Elikya, très liée à son fondateur, commence justement par son arrivée à Léopoldville en septembre 1917, comme vicaire à la Paroisse St Anne. Tout, en effet, porte à croire que ce fut son tout premier ouvrage et champ d’investigation constituant à ce jour, un héritage voici bientôt cent (100 ans). Sous forme d’un tableau panoramique de quatre étapes, on la résume face à l’objectif qu’il s’est assigné, à une époque donnée, en réponse à un besoin particulier de la population congolaise. L’on peut dire que le Collège St Joseph/ Elikya a depuis toujours accompagné l’histoire du développement de notre nation. Ce qui justifie la devise « Pro Deo, Pro Patria » (Pour Dieu et pour la Patrie), a indiqué d’ailleurs l’Abbé Denis Liaki Ambele , l’actuel préfet et chef d’établissement, lors de son allocution de circonstance prononcée le samedi 19 mars dernier. C’était à l’occasion du lancement de l’année jubilaire de diamant. La journée a connu deux parties à savoir la célébration eucharistique dite par Mgr Timothée Bodika, évêque auxiliaire de Kinshasa  et représentant de son Eminence le Cardinal Laurent Mosengwo Pasinya, et la pose de la première pierre du bâtiment du Centenaire. Les deux temps forts ont été suivis de la signature du livre d’or. Sans omettre la remise du prix PPRK par le président Ingénieur Blaise Mompere Kentha du Cercle des Anciens du Collège St Joseph /Elikya (C.A.C). La soirée dansante a été agrémentée par le groupe Zaïko Langa Langa de Jossart Nyoka Longo.

*1ère étape (1917 à 1922) : Fondation et organisation de l’enseignement primaire

Le Père Raphaël se révéla être un véritable missionnaire croyant en la Providence divine, doté d’un regard visionnaire. Il était parmi les rares qui ont compris l’urgente nécessité de fonder une école. En dépit de sa bonne volonté, il s’est trouvé devant une impasse. Comment s’y prendre en pleine période de crise causée par la guerre mondiale ? Où trouver des fonds nécessaires pour construire des classes, les meubler ? Et, ces élèves dont la majorité des parents est pauvre ? – En attendant, un local, l’ancienne chapelle du catéchuménat, et un hangar à sécher les briques furent transformés en trois salles de classe.

En vue de couvrir les dépenses les plus urgentes, la Paroisse Sainte Anne organisa une collecte dans le quartier indigène et auprès de certaines entreprises locales de l’époque. M. Joseph RHODIUS a été parmi les bienfaiteurs et constructeurs du premier bâtiment.

La première année scolaire 1917 – 1918 à Léopoldville a vu le début difficile de l’école primaire Saint Joseph regorgeant 116 garçons, premiers élèves du futur Collège Saint Joseph.

Cependant, la sagesse, la patience, le savoir-faire, le dévouement et l’enthousiasme du Père Raphaël finirent par surmonter tous les obstacles, au point qu’en 1923, son école primaire comptait déjà 228 élèves et dispensait un enseignement étalé sur cinq ans. C’est alors que le Supérieur général de la Congrégation des Missionnaires de Scheut, sous l’instigation du Père Breye, curé de la paroisse Ste Anne, décida de leur donner un sérieux coup de pouce en dotant le Collège d’un nouveau bâtiment pour l’école primaire. L’année suivante, on ouvrira une école professionnelle de menuiserie et mécanique, destinée à la formation de futurs employés et clercs de bureau.

*2ème étape : (1922 à 1933) : Organisation de la Section Professionnelle.

Le 4 avril 1923, le Rév. Père Arthur Breye posa la 1ère pierre de la nouvelle école. Deux ans plus tard, le siège du gouvernement général fut transféré de Boma à Léopoldville. La nouvelle capitale se transformera alors en un vaste chantier. Partout, l’on demandait de la main d’œuvre qualifiée. Dès lors, il s’est avéré absolument nécessaire de doter la ville d’une école professionnelle. La priorité des entreprises était de disposer d’ateliers dotés d’un outillage moderne et d’un personnel qualifié. Grâce au Père Raphaël, une école professionnelle fut créée, la mieux équipée de toute la colonie. Le 30 juin 1928, l’école recevra la visite du Roi et de la Reine Elisabeth. (à suivre…)

(Franck Ambangito)

 

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