Lundi 3 septembre à Kinshasa: Les écoles ont observé une rentrée timide

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L’engouement des avenues et des arrêts de bus de la capitale par des écoliers de la capitale ce 3 septembre a été timide. Et, même au sein des établissements publics et privé, le constat est partagé. En République démocratique du Congo, le calendrier scolaire prévoit la reprise des cours le lundi de la première semaine de septembre. la ministre provinciale de l’Education, Thérèse Olenga l’a rappelé à travers les médias : « la rentrée scolaire est prévue pour le 3 septembre dans toute la capitale congolaise. Les parents sont priés d’envoyer les enfants à l’école à temps (…)», a-t-elle indiqué. Tout compte fait, à la première journée, les écoliers de la ville province n’ont pas fréquenté leurs écoles respectives de manière à donner effet à l’appel de la ministre provinciale.

Des avenues de la capitale sont restées peu fréquentées par des élèves. Un chauffeur et père de famille confie sa lecture de la situation : « les parents n’ont pas de moyens, l’argent ne circule pas. La plupart des parents ont préféré garder leurs enfants à la maison,  le temps de réunir l’essentiel des fournitures scolaires », souligne-t-il. De même, d’autres parents rencontrés, livrent chacun leur témoignage, à l’instar d’une mère, ce matin à 8 heures 45 minutes, parlant de ‘’l’aventure scolaire’’ de son petit Anicet, élève dans une école de la commune de Kimbanseke.

En effet, ce petit dit qu’il n’y a pas cours. Les élèves n’étudient pas à l’école. Une phrase qui semble  être un petit mensonge usuel  pour nombre d’élèves voulant échapper au contrôle de la révision, dès le premier jour de la rentrée scolaire, signale sa voisine. Et d’ajouter : ’’ nous avons vérifié la situation à l’école d’Anicet, il y a très petit nombre d’élèves. Nous avons compris que l’enfant a refusé d’aller à école, puisque les parents de ses copains n’ont pas envoyé leurs enfants dès le premier jour de la reprise des classes.

Quand une situation forge d’habitude, les autorités doivent réagir à la recherche de la normalité sociale

Dans la ville province de Kinshasa, fait observer un chef d’établissement, une certaine tradition s’est installée faisant que les élèves ne viennent plus dès la date de la rentrée, comme pour cette année scolaire 2018-2019. Il y aura toujours demande de dérogation même pour se présenter le jour de manifestation de l’ouverture d’une nouvelle année scolaire. Dans des salles de classe, des enseignants sont avec deux à six élèves à présent, pas moyen de débuter des cours ni de procéder à la révision des matières vues l’année passée. Et d’ajouter : la situation est dure pour certaines familles qui ont plus d’un écolier à soutenir pendant cette année. Dès lors, les autorités de l’enseignement ont l’obligation de mettre en  place un nouveau système permettant aux écoles publiques et privées de mieux fonctionner, pour faciliter l’accès à l’éducation aux ménages à faible revenu.

Pour sa part, un enseignant d’une école primaire rencontré en route, explique : il y a déjà une décennie que des élèves de la capitale ont pris l’habitude de  rentrer en retard. Le vrai motif semble négligé par les établissements de la ville et les divisions provinciales de l’enseignement primaire, secondaire et professionnel de Kinshasa.  Il est probable que les écoles seront en mouvement la semaine prochaine, à partir du lundi 10 septembre  quand chaque élève s’estimera assez fourni par les parents, en termes d’objets classiques,  s’exclame-t-il.

Nzuzi Richard, stagiaire

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