Lundi 16 janvier en la Cathédrale du Centenaire protestant: Un culte d’action de grâce organisé en mémoire de Mzée Laurent-Désiré Kabila

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Le Professeur Jeannot Wingenga, ancien Secrétaire général adjoint de comité du pouvoir populaire, CPP
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Pour honorer la mémoire du soldat du peuple, Mzée Laurent-Désiré Kabila, un culte d’action de grâce a été célébré lundi 16 janvier en la Cathédrale du Centenaire Protestant de Kinshasa. C’était en présence de plusieurs personnalités et autorités tant nationales qu’internationales. En l’occurrence le président de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku, qui a représenté le chef de l’Etat ; le Premier ministre, Samy Badibanga ;  les députés et sénateurs, les ministres, le gouverneur  de la province de Kinshasa, André Kimbuta. Les différentes confessions religieuses étaient du nombre sans oublier quelques chefs coutumiers, y compris d’autres personnalités.

Tous étaient présents pour se souvenir du Mzee Laurent-Désiré Kabila, dit « soldat du peuple », lui, qui a sacrifié sa vie pour la souveraineté et la liberté du peuple congolais. Il laisse un modèle à suivre derrière lui, celui du  patriotisme et de l’amour de sa patrie. Il mérite les hommages, car, avoir le courage d’accomplir une si grande tâche, celle de libérer tout un peuple d’un régime dit dictatorial, chose qui n’est pas donnée à tout le monde. Ce modèle du  patriotisme légué par Mzee, hélas, plusieurs sont encore loin de l’intérioriser afin de vivre un déclanchement du développement en RDC.

Au cours de ce culte, le message biblique a été prononcé par le Révérend Dr François David  Ekofo Bonyeku. Le texte biblique de base qui a été tiré de l’Evangile de Marc dans son chapitre 10 du 35 au 45ème verset, indique une conversation entre les fils de Zébédée, Jacques et Jean avec Jésus. Ces fils voulaient être assis l’un et l’autre aux côtés de Jésus lors de sa gloire. Et à Jésus de répliquer que cette tâche  n’était pas de ses attributs. En plus de cette réponse de Jésus, ce dernier montre que vouloir chercher un honneur tel que d’être assis à ses côtés dans sa gloire, semble être un fait prétentieux. Voulant recadrer les choses, Jésus leur propose la vraie version de la vision qu’ils doivent plutôt avoir. Celle de chercher à servir avant de chercher des honneurs et vouloir se servir. Car lui-même Jésus, leur maître, est venu dans ce monde non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie comme rançon pour plusieurs. Qu’il soit permis d’ajouter à ceci que  le soldat du peuple dont on commémore le seizième anniversaire de sa mort, a marché sur les pas de Christ. Dans sa prédication, le messager a soulevé le fait qu’on peut vivre l’enfer et le paradis de son vivant sur la terre. Vivre l’enfer c’est-à-dire, on peut avoir  tout ce dont on a besoin, mais on ne s’en réjouit pas à cause de l’égoïsme. C’est cela, en d’autre terme, vivre l’enfer. C’est ce qu’a expliqué le prédicateur. Par contre vivre le paradis, c’est vivre pour le bien-être de l’autre et vivre pour l’autre, c’est-à-dire même avec le peu qu’on a, on le partage. Pour revenir dans le contexte congolais, la RDC a toute les richesses possibles, mais elle n’arrive pas à s’en réjouir. N’est-ce pas là un enfer ? Le déclenchement du développement de la RDC dans dix ans est possible, a dit le prédicateur, le Révérend Dr François David  Ekofo. Ce, à une simple condition : celle d’avoir des gens et des visionnaires qui ne serviront que pour l’intérêt général.

Des mots de circonstances 

En poursuivant le programme de ce  culte, le mot de circonstance de la famille de Mzée Laurent-Désiré Kabila a été lu par le pasteur Théodore Mugalu, chef de la maison civile du chef de l’Etat. Dans son mot, il a rappelé les valeurs qu’a incarnées la personne de l’illustre disparu, tout soulignant que ces valeurs  doivent servir d’exemple pour un Congo prospère et uni. Avant de chuter, il a tenu à remercier l’assistance pour sa présence à cette cérémonie de souvenir de ce grand homme d’Etat légendaire.

Pour clôturer ce culte, Mgr Pierre Marini  Bodho a dit une prière d’intercession, avant de bénir toute l’assemblée ainsi que tout le peuple congolais.

Dans sa prière, il a déclaré ceci : « Mzee Laurent Désiré Kabila, le visionnaire, il a dit de son vivant, « la Nation aurait pu faire mieux, n’eut été, d’une  part, en raison des visées de nos agresseurs, les agissements ignobles des nôtres qui ne pouvaient assouvir leurs appétits de pouvoir que par ce biais et, de l’autre, le comportement anti-patriotique de ceux des congolais qui avaient choisi de diaboliser le gouvernement de leur propre pays auprès de la communauté internationale, escomptant obtenir ainsi un appui total pour leur parachutage dans les structures du pouvoir d’Etat ».

Toujours en homme visionnaire, Mzee a dit «…Pour sauvegarder cette cohésion forgée dans les moments difficiles, il faut organiser le peuple en le faisant participer à l’exercice du pouvoir…car la source du pouvoir c’est le peuple, et la voix du peuple c’est la voix de Dieu », extrait du discours lors de la création de comité du pouvoir populaire, CPP.

Des réactions

Le Professeur Jeannot  Wingenga, ancien Secrétaire général adjoint de comité du pouvoir populaire, CPP, a indiqué qu’un seul mot est cher. C’est que le peuple congolais doit se  souvenir  toujours de Mzee, l’homme qui a été celui qui a tracé la voie de la liberté et de l’honneur pour la RDC. Au professeur d’ajouter que : « ce que Laurent  a enseigné ne pourra jamais rester sans produire d’effet. Si nous le prenions réellement au sérieux, c’est-à-dire mettre en pratique ses enseignements,  tout ce qui est en train de se dérouler actuellement au pays trouvera des solutions. 16 ans après la mort de Mzee Kabila, la leçon à retenir de ce chef, qu’on appelait soldat du peuple, c’est l’amour du travail et l’amour de son pays.

« En ce jour, le message à lancer à tout congolais en rapport avec tout ce qui a comme situation politique  en RDC, tout en tirant les leçons de Mzee Laurent-Désiré Kabila, c’est l’amour du pays qui doit passer avant tout intérêt. Concrétisez d’abord ce que le pays doit gagner avant que l’individu ne puisse gagner quelque chose », a indiqué Mme Sophie Agulungu.

Pour rappel, le soldat du peuple, affectueusement appelé Mzee, a été assassiné le 16 janvier 2001 dans son bureau surnommé « maison blanche » au palais de Marbre.

Né le 27 novembre 1941 à Likasi dans la province du Katanga, actuel Haut Katanga, il fit ses premiers pas en politique tout jeune à Ankoro, son territoire d’origine.

Le 24 décembre 1967, Mzee fonda le Parti de la Révolution Populaire, PRP, pour mieux organiser la lutte contre les antivaleurs des antis-nationalistes. Les années passèrent, le 17 mai 1997, Mzee gagna son pari de libérer le pays tout entier jusqu’à la capitale. Après cette libération, le Zaïre en ce temps, change de nom et devient la République  Démocratique du Congo.

Il ne règnera que pendant trois ans et huit mois. Il est le troisième président de la RDC et est resté fidèle à sa doctrine de « Révolution- Pardon », parce qu’il était convaincu que la vérité et la réconciliation entre le passé et le présent étaient une étape essentielle pour la réconciliation nationale à travers le débat national.

Signalons par ailleurs que pour marquer également cette commémoration du 16ème anniversaire de l’assassinat de M’Zee Laurent-Désiré Kabila à Kinshasa, le Marché de la Liberté M’Zee Laurent Désiré Kabila dans la commune de Masina, a organisé une journée des témoignages. Laquelle a été doublée d’une exposition des photos. Et cette exposition des photos se poursuit jusqu’au 31 janvier courant.

D’abord, il y a eu le mot de circonstance prononcé par Mme l’administrateur du Marché de la Liberté, Fatuma Mangaza Luhalwe. Après ce mot, c’était le dépôt des gerbes des fleurs. Cette manifestation était également couronnée par une exhortation et une prière dite par le pasteur Gilangu.

(Mamie Ngondo et Lepetit Baende)

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