Lubumbashi: Accrochages entre policiers et la jeunesse de l’UNAFEC

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La journée d’hier mardi a été très perturbée dans la commune de la Kenya, à Lubumbashi, où des troubles sont intervenus dans le fief de l’Unafec, indique le correspondant de la Rtga World dans la ville cuprifère. Selon lui, tout est parti des tiraillements entre les jeunes de ce parti politique cher à Kyungu wa Kumwanza et les éléments de l’armée qui se seraient pointés à cet endroit pour arrêter un certain Zazou pour des raisons qui demeurent à ce jour inconnues.

Geste qui a poussé les jeunes de l’UNAFEC à se mettre dans la rue pour manifester avec des machettes et autres armes blanches à la main, synonyme d’intimidation des éléments de la Police. C’est grâce à l’intervention de quatre jeeps de la Police que la situation a semblé se calmer un peu pour un temps, pour reprendre quelques minutes après.

Malgré le largage des gaz lacrymogènes, explique le correspondant, la tension a persisté encore dans cette commune rouge de la province du haut Katanga jusqu’en début d’après midi d’hier mardi 10 novembre 2015. Bilan de ces échauffourées, une dizaine de blessés tous des innocents, selon les témoins de l’événement. Soulignons que toutes les activités commerciales ont été perturbées.

L’AFP parle de huit arrestations

Au sujet de la même information, l’AFP parle de huit militants d’un parti congolais récemment passé à l’opposition qui ont été arrêtés mardi par l’armée à Lubumbashi, dans le sud-est de la République démocratique du Congo, selon des témoins et cette formation. L’armée affirme que ces arrestations résultent de la traque de membres du service d’ordre de ce parti, l’Union nationale des fédéralistes du Congo (Unafec), recherchés pour avoir incendié la maison d’un dissident du parti, ce que dément l’Unafec.

En effet, c’est vers 11 heures, selon des témoins, que des soldats ont fait irruption au siège de l’Unafec où ils ont arrêté huit personnes et déchiré à l’extérieur du bâtiment la grande affiche à l’effigie de Gabriel Kyungu wa Kumwanza, président de l’Unafec et de l’Assemblée provinciale de la province du Haut-Katanga, dont Lubumbashi est la capitale.

Selon les témoins, les soldats ont tiré des rafales en l’air et des grenades lacrymogènes pour disperser la foule qui se pressait autour du siège du parti, occasionnant une bousculade ayant fait “plusieurs blessés”.

Le général Philémon Yav, chef de la région militaire basée à Lubumbashi, a confirmé des arrestations au siège de l’Unafec sans en préciser le nombre.”Les militaires sont allés […] prêter main forte à la police qui était à la recherche de jeunes [Nzulu, le service d’ordre de l’Unafec] qui ont mis le feu cette nuit à la maison d’un ancien [proche de M. Kyungu] qui a fait défection” du parti, a-t-il déclaré à l’AFP.

Interrogé par l’AFP, M. Kyungu a rejeté ces allégations et mis le général “au défi” de prouver ses dires, accusant l’armée d’avoir passé “à tabac” les huit militants arrêtés. Selon le général Yav, “quelques” autres Nzulu ont également été arrêtés ailleurs en ville. Il sied de souligner que l’Unafec appartient au G7, groupe de sept partis dont les dirigeants s’étaient auto-exclus de la Majorité en septembre, après avoir adressé une lettre au Président de la République Joseph Kabila Kabange.

Il sied de souligner qu’au regard des investissements faits dans le grand Katanga et de l’image de marque de la ville de Lubumbashi, l’intolérance politique ne peut pas s’imposer comme le seul mode de gestion au niveau de l’UNAFEC. Sinon, que servent l’armée et la police, si pas de protéger les personnes et leurs biens, et sécuriser le pays.

(JMNK)

 

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