L’opposition en quête d’un candidat idéal à la présidentielle: Félix Tshilombo candidat de l’UDPS

par -
0 631
Want create site? With Free visual composer you can do it easy.

L’annonce a été faite le mardi au siège du parti, au cours d’une matinée politique de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS). Le parti s’est prononcé officiellement sur la candidature de Félix Tshisekedi à la prochaine présidentielle, dont la Ceni est en processus d’enrôlement et d’identification. Une candidature qui n’engage aucunement toute l’opposition, ni le Rassemblement, plateforme à laquelle appartienne l’UDPS. Dans les jours qui suivent, elle va susciter commentaires, acceptation et contestation dans les Etats-Majors des partis politiques, mais également éveiller la curiosité de la Majorité présidentielle.

La beauté de la démocratie c’est cet univers de contradiction et d’acceptation mutuelle des opinions des uns face aux divergences des autres. La République Démocratique du Congo qui compte à ce jour, plus de 600 partis politiques, dans un territoire grand comme l’Europe réunie, la bataille électorale s’annonce rude.

L’UDPS, parti qui a subi et connu autant de dissensions dès l’aube de sa création avec le départ de Joseph Ngalula Mpandanjila, en plus de la fragilisation de 13 parlementaires, pères fondateurs ; le décès des uns et des autres, le parti est resté orphelin depuis le 02 février 2017, à la suite du décès inattendu d’Etienne Tshisekedi, son fils Félix Tshilombo prend le règne du parti qui souffre de dissidences et dissensions en son sein.

Pour les uns, le parti est espionné et fragilisé par certains cadres sans idéologie et philosophie du parti à sa création. Au jour d’aujourd’hui, l’UDPS qui est en alliance avec le G7, Groupe des frondeurs de la Majorité présidentielle, dont l’argentier est Moïse Katumbi Chapwe semble être trop fragile car deux camps, voire trois se disputent le leadership (Ndlr Valentin Mubake ; Bruno Tshibala et Félix Tshilombo avec Jean-Marc Kabund-A-Kabund).

Dans cette confusion politique, le mardi dernier, le parti a annoncé la candidature de Félix Tshilombo Tshisekedi à la présidentielle aux prochaines élections.

L’opinion surprise de cette annonce est en droit de rechercher les réponses quant aux relations de Félix Tshisekedi et Moïse Katumbi Chapwe. Un tandem qui a envahi l’espace médiatique tant national qu’étranger pour faire entendre la candidature de Moïse Katumbi à la présidentielle.

Ce revirement de la situation incite l’opinion à s’interroger sur la nature des relations entre les deux présidentiels, tous de l’opposition dure, quand bien même l’opinion nationale doute du sens réel du combat de l’ancien gouverneur de l’ex province du Katanga qui a des démêlés et ennuis judiciaires avec la justice de son pays.

Cette candidature, pour certains membres du Rassemblement de l’Opposition Acquise au Changement, ne concerne que l’UDPS et non les autres partis alliés du fait de n’avoir pas pu les consulter au préalable. Déjà, le fait d’annoncer cette candidature, elle marque la coupure et la nature même de relations avec un autre prétendu poids lourds de l’opposition, dont la nationalité mise en cause par différentes coupures de passeports.

Est-ce, une candidature consultée dont Moïse Katumbi aurait jeté l’éponge devant les évidences susceptibles de rejeter sa candidature par la Commission Electorale Nationale Indépendante, et/ou soit du fait de ses démêlés et ennuis judiciaires, obstacles à son enrôlement qui favorisent la candidature de Félix Tshilombo ?

En soi, une candidature n’est pas une élection gagnée à l’avance. Plutôt un chemin rocailleux qu’il faut parcourir plus de centaines des territoires de 26 provinces de la République Démocratique du Congo. A ce sujet, un portefeuille d’orée compte pour battre campagne dont la circonscription électorale d’un Chef d’Etat, ce sont les 2.345.000 Km2

Les analystes et observateurs de questions politiques s’interrogent sur la capacité, la force et le poids politique du fils Tshisekedi à réussir où son défunt père, populaire fut-il avait mordu l’hameçon. Dans un autre cas de figure, certains leaders politiques n’ont jamais cessé d’affirmer que la popularité d’Etienne Tshisekedi ne peut se transmettre comme des unités de crédit dans un téléphone. Il faut batailler dure ; avoir le sens managérial de convaincre avant tout, les chefs traditionnels pour ce faire. Le fait d’implanter l’UDPS sur l’ensemble du territoire, ne fait pas du parti populaire. Le populisme et la popularité deux concepts totalement et diamétralement différents. Le premier est le fait de croire que tout le monde est acquis à sa cause. Une erreur monumentale en politique ; le second, c’est le fait d’être connu, mais ne pas être élu pour exercer une responsabilité politique au sommet de l’Etat. Dans le deux cas de figure, seul un projet de société est en même d’attirer l’électorat à sa cause. Surtout que le vote en Afrique est teinté d’aspects tribaux, ethniques et linguistiques, l’UDPS soit réfléchir mille fois pour avaliser cette candidature qui marque la rupture entre Félix Tshilombo et Moïse Katumbi.

Ceci justifie cela, l’opposition montre une fois de plus sa fragilité électorale. Elle est incapable de fédérer autour d’une seule candidature du fait que chaque leader politique de l’opposition, une blanchisserie politique a ses ambitions, en plus de divergences idéologiques malgré le fait qu’ils sont au Rassemblement.

Félix Tshilombo saura-t-il mettre sur une même table tous les leaders de l’opposition autour de sa candidature ? Si son père d’Etienne Tshisekedi a concouru à la présidentielle avec 11 candidatures de l’opposition contre un seul de la Majorité, Félix Tshilombo contesté par une partie des membres du Rassemblement a du chemin à parcourir. Le troisième de la présidentielle de 2011 n’a pas encore tiré sa révérence politique. Vital Kamerhe a raison de croire que le plus grand obstacle à son élection est fin mandat. Comme il lui avait été dit froidement par Etienne Tshisekedi qu’il n’avait pas lutté pour laisser la place à quelqu’un d’autre ; le même scenario peut se dire dans le sens inverse : « J’ai été le troisième à la présidentielle de 2011, mes prédécesseurs, l’un est au-delà et l’autre est fin mandat. Donc, j’ai la voie ouverte pour le Palais de la Nation ».

En attendant, la Ceni continue son processus d’identification et d’enrôlement. A ce stade, elle a enregistré 32 millions sur le 45 attendus, sans le Kasaï.

(Pius Romain Rolland)

Did you find apk for android? You can find new Free Android Games and apps.

PAS DE COMMENTAIRE

Laisser une Réponse