L’Ong ESSF plaide en faveur des espèces menacées en Rdc

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Journée internationale de la diversité biologique

L’Ong ESSF plaide en faveur des espèces menacées en Rdc

Comme le 22 mai de chaque année, l’humanité a célébré hier dimanche, la Journée internationale de la diversité biologique. A travers le monde, cette célébration est l’occasion de sensibiliser le grand public et d’apporter des réponses aux questions sur la biodiversité. Rappelons que la biodiversité englobe l’ensemble des espèces animales et végétales vivantes sur terre (et dans les mers).

Les scientifiques affirment que la biosphère abriterait entre cinq et trente millions d’espèces dans le monde. Environ 1,7 million d’espèces animales sont répertoriées, et chaque année, de nouvelles espèces sont répertoriées. Malheureusement, de nombreuses espèces disparaissent, souvent à cause des actions irresponsables de la société humaine.

L’on affirme que 300 espèces disparaissent chaque jour dans le monde, le trois-quarts de la biodiversité abrite les forêts, en particulier celles qui sont primaires comme les Forêts du bassin du Congo. Aussi, treize millions d’hectares des forêts disparaissent chaque année à travers le monde.

Et l’espèce humaine n’est pas épargnée. D’autant plus que, des albinos sont menacés par les rayons ultraviolets (UV) causés par la destruction de l’ozone. Aussi, les pygmées sont-ils également en difficultés à cause des changements climatiques pour accéder aux nourritures.

C’est la raison pour la quelle l’Ong « Environnement Sain Sans Frontière » (ESSF) saisi cette occasion pour rappeler aux Congolais dans l’ensemble, que l’activisme politique qui s’observe actuellement, ne doit pas faire oublier ce qui est essentiel pour l’existence des populations sur la biosphère commune qui est la Rd Congo. Cette Ong prévient que les menaces sont énormes sur la biodiversité en Rdc depuis le départ des colonisateurs. La question de la gestion durable des écosystèmes congolais et leur biodiversité pose d’énormément  problèmes.

Des menaces sur les grands singes de l’Est de la Rdc

M.Alain Botoko, président exécutif de l’Ong ESSF, s’explique dans sa communication en s’appuyant sur quelques faits palpables. Il rappelle qu’il ya plus d’un mois passé, l’Ong internationale WCS (Wildlife Conservation Society), à travers son directeur, interpellait les responsables politiques et acteurs de la Société civile Rd Congolais qui travaillent dans le domaine de la gestion environnementale en sonnant une alerte particulière sur les menaces qui pèsent sur les grands singes de l’Est de la Rdc.

« Et l’Ong Environnement Sain Sans Frontière, qui défend les droits de l’homme et son environnement ne voudrait pas limiter la question pour l’Est du pays seulement, car les menaces ne sont pas seulement à l’Est du pays ; mais la situation est généralisée pour toute l’étendue de la Rdc, de l’extrême Est (Parc national des Virunga) à l’extrême Ouest (Parc marin des Mangroves), sans oublier le Parc de Upemba au Sud, ainsi que celui de Garamba à l’extrême Nord », a-t-il indiqué.

Passant par les huit autres parcs et vingt-quatre réserves stratégiques et aires protégées que compte la Rdc, fait savoir le président de l’ESSF, les résultats sans appel de l’Ong WCS, montrent un déclin majeur des deux espèces de grands singes à travers le pays, avec une baisse estimée à 77 – 93 % pour le gorille de Grauer au sein de son aire de répartition, et une baisse estimée à 22 – 45 % pour les populations de chimpanzés. « Dans le cas du gorille de Grauer, un déclin de 80 % en 20 ans justifierait la classification de cette sous-espèce dans la catégorie de « danger critique d’extinction » selon la ligne rouge des espèces menacées de l’UICN (2015) », renchérit-il.

Des exemples d’autres espèces en voie de disparition

Pour M. Botoko, si l’on compare la gestion en termes de la reproduction de la biodiversité dans les trois plus vieux parcs d’Afrique subsaharienne, à savoir, le Kruger (RSA), Serengiti (Kenya) et le Virunga, la situation de cette dernière est déplorable, car les espèces uniques qui l’abritent sont en voie de disparition. Ce, sans oublier la pression humaine que subit cette réserve mondiale par les riverains, certains sont rebelles et ne respectent aucune norme nationale ou internationale, ajoute-il.

Selon un rapport de 2013 de l’Ong WWF, cite M. Alain Botoko, la Rdc à son indépendance comptait près d’1.000.000 d’éléphants. Et au cours de l’année 2013, ces pachydermes étaient seulement autour de 7.000 individus. A la même époque, martèle-t-il, il y avait 1.000 rhinocéros blancs du Nord autour du Parc de la Garamba. Il y a plus de 20 ans que la trace du dernier individu n’était plus visible. Il est probable que l’on parle de l’extinction de cette espèce du monde des vivants, affirme le président de l’ESSF.

Il poursuit que les baleines (du nom scientifique balaenoptera physalus) et autres et autres espèces comme les dauphins et les hippopotames (Hippopotamidae) qui étaient visibles il ya 50 ans dans la côte Rd congolaise vers Moanda, ne montrent plus les signes de vie. Les prélèvements à outrance des lamantins et tortues marins est inquiétant dans le parc à mangroves dans la province du Kongo central, dit-il.

Le conseil qu’ESSF donne à tout le monde, chute enfin M. Alain Botoko, est de « changer à la place de disparaitre tous comme des mouches », car tous les espèces qui composent la biodiversité (les humains y compris) forment une chaine dont chacune est un maillon. Et le jour où un sera absent, la chaine sera brisée, a-t-il conclu.

(Lepetit Baende)

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