L’intellectuel congolais face au défi de la paix durable et la vulgarisation du « Débout Congolais » « Tshishi tshidiadia lukunda, tshidi munda mwa lukunda »

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La Mission des Nations Unies en RD Congo, Monusco a affirmé, mercredi dernier au cours de sa conférence hebdomadaire, l’implantation de quatre bases militaires dans les provinces du Kasaï et Kasaï central.  Ceci entrainant cela, la Mission a annoncé la fermeture de ses bases fixes dans les territoires de Walikale, Masisi et Lubero au Nord Kivu. (Lire in L’Avenir n°6670 du jeudi 20 juillet courant, en manchette).  Cette mutation est le fait de l’opportunisme ou répond-elle au principe de la nécessité ? « Pendant que la sécurité n’est pas au rendez-vous en République démocratique du Congo, plus précisément dans la province du Nord Kivu, la Monusco qui parle du changement de mode opérationnel, va fermer à partir du 31 juillet 2017 », s’est préoccupé le Quotidien su-évoqué. « C’est d’abord les forces armées et les forces de Police congolaises qui ont la responsabilité d’assurer la loi et l’ordre et la protection des citoyens de ce pays », a indiqué  le général Bernard Commins, cité dans l’article.  Et celui-ci d’ajouter : « la Monusco n’a pas choisi le moment de se désengager. Cette décision a été prise par la haute hiérarchie. Les représentants du Conseil de sécurité ont estimé, pour des raisons évidentes, puisque tout cela fait partie de ce qui est accessible dans les travaux et dans toutes les discussions qui ont lieu à New York, qu’il était nécessaire que les forces de la Monusco décroissent », a-t-il relevé.

Quand « la paix des autres » dénature l’intellectuel congolais

La sagesse africaine renseigne : « la présence prolongée d’un étranger ne gêne pas ; sauf si celui-ci commence à percer les aspects vitaux qui habitent dans le tréfonds de l’âme collective des autochtones ». L’étranger ne cure pas le puits ; il boit de l’eau. Il ne révise pas les coutumes locales ; mais s’intègre en usant de la dynamique du caméléon. Il ne méprise pas les acteurs de l’histoire d’un peuple ; il encourage les peuples hôtes à préserver les valeurs et le mode de gestion de la res publica qui permet de maintenir notamment la corde de la paix durable. En effet, le grand problème, maintenant que la Monusco vient de s’implanter dans le Kasaï central, c’est d’expliquer les motivations réelles de cette Mission aux autochtones. Le problème est dans les intellectuels. Comme disait le Général de Gaulle en son temps : « le problème est dans les têtes ». ( Lire à cet effet,  Alain Peyrefitte de l’Académie française, dans : «C’était de Gaulle », Editions de Fayard, 1997, page17.

En effet, l’implantation de la Monusco dans le Kasaï et le Kasaï central, quand bien même elle répondrait à une certaine feuille de route de ladite Mission, elle devrait, Ô Providence divine ! Communier avec le tréfonds des peuples autochtones. Pour ce faire, l’intellectuel congolais en général et kasaïen en particulier, devrait saisir la portée réelle du défi de la paix durable, de l’intégrité territoriale et de la vulgarisation de l’hymne national, le « Débout Congolais ». Sans cet effort, l’adage qui dit : « Tshishi tshidiadia lukunda, tshidi munda mwa lukunda » prendrait corps ! Dès lors qu’il serait établi que l’insecte qui ronge et détruit le grain de haricot se trouve à l’intérieur,  le relâchement de l’intellectuel, de l’élite porte étendard éloignerait la communauté de l’engagement collectif pris à travers l’hymne national.

La Mission susdite tend vers sa vingtième année en RD Congo. Quand le général Bernard Commins de la Monusco évoque la « haute hiérarchie », cela va sans dire que face à l’ABC d’une paix tissée par ceux qui ont généré ladite Mission, l’intellectuel congolais doit regarder ses responsabilités en face, et les assumer. Celles-ci sont banquées dans l’hymne national, le « Débout Congolais ». Car à ce jour encore, les milieux qui ont généré la Monusco sont persuadés que  les intellectuels congolais ne sauraient s’assumer en tant qu’élite, pour le défi d’une paix durable, de l’intégrité territoriale et de la vulgarisation de l’hymne national, le « Débout Congolais ». En son temps, M’Zee Laurent Désiré Kabila réitérait son credo en ces termes : « Moi, je crois que la réponse à nos problèmes trouve son fondement dans  l’organisation et la mobilisation des masses », disait-il.

 Quid de l’Hymne national, le « Debout Congolais »

Ils ne sont pas quantifiables, ces Congolais de toutes les catégories et couches sociales qui n’ont pas intériorisé l’hymne national, le « Debout Congolais ». C’est à juste titre que feu le Directeur général de la radiotélévision nationale, Kipolongo Mukambilwa ( paix à son âme) s’adonnait parfois à la vulgarisation du « Débout Congolais ».

Dans le même ordre d’idée, le 18 janvier de l’année en cours, un article a paru dans l’Avenir, sous le titre suivant : « Nestor Lukimi parlant de l’héritage de M’Zee Laurent Désiré Kabila : M’Zee a compris le sens de notre hymne national Debout Congolais, Lumumba aussi » : Nous ne comprenons pas notre hymne national. Pourtant, c’est notre programme de société. Toutefois, M’Zee avait compris, Lumumba aussi. Quand ce dernier avait décrié l’idée de la balkanisation, il s’appuyait sur le ‘’Debout Congolais’’ qui dit : ‘’Unis par le sort’’. C’est dans la première phrase de notre hymne national… En ce qui nous concerne, la Société civile devrait être là pour orienter les politiciens. Mais hélas !

(Payne)

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