L’industrie musicale congolaise pour quel avenir ?

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L’actuel  ministre de la Culture  et des arts, Sylvain Masheke, venait de mettre en place une Commission ad hoc pour faire évoluer les démarches sur la reconnaissance de la rumba congolaise  comme  étant un patrimoine mondial de l’Unesco. Entretemps, l’on constate une dégradation de cette industrie qui s’éteigne  à petit feu  au vu et au su de tout le monde. Cela,  face à l’étranger  à  l’instar de vedettes nigérianes  (pour ne citer que ces derniers)   qui montent en flèche. Le phénomène,  on le vit chaque jour dans de  grandes artères de la capitale. La vitesse de la technologie (plateforme  électronique, téléchargement),  l’internet à travers les réseaux sociaux  l’asphyxie  et le renvoi à congolaise à sa petite expression. Ceci,  aux côtés des gigas et cartes mémoires avec des chansons  distribuées gratuitement. On brade la matière grise, l’œuvre de l’esprit   de valeur  inestimable  bradée dans  en peu de temps  d’où les producteurs et distributeurs, ne se retrouvent guère. Or, dans d’autres Etats africains, le piratage est sérieusement combattu  grâce aux efforts de l’Etat,  par le biais des gouvernements.  D’où,  l’on souhaite plus d’ efforts et de vigilance  de la part du Ministre de la Culture en vue d’encadrer les  artistes musiciens  , face aux   conteneurs  pirates  qui franchissent  régulièrement leurs  nos frontières . Sans évoquer ,   des « colons médiatiques » ,   avec  leurs  télévisions   satellitaires , de relais   tels « Traceafrica » qui fait défiler à la longueur des journées des chansons nigérianes  que  nos enfant  répètent sans gêne  sans comprendre  les langues telle que le « Wolof » et, bien plus  Europe , nos   « frères combattants »,   s’arrangent contre le progrès de leur propre culture. Il n’y a plus assez de productions étrangères, les conditions sont devenues plus pénibles.  Notre musique, qui constitue une fondation de la musique  africaine,  est plus combattue que jamais  et n’a pas de manager. Ce  sont les musiciens eux- même, à voir de près,  fournissent  leurs propres  efforts de  promotion de leurs disques. Wendo Kolosy,  Kabasele Tshamala  dit « Grand Kalé » de l’African Jazz    , considéré en tout temps comme le père de la musique congolaise  dont un monument a été érigé au Cuba  et  reconnu  un de précurseur de la chanson  « Indépendance  Cha Cha »,  considéré comme étant  l’hymne  des indépendances africaines , Franco  Luasmbo Makiadi,  Rochereau  Tabu Ley , Papa  Wemba ,  King  Kester  , Koffi Olomide , Bomenga , Lutumba Simaro et … tant d’autres .  Des génies musicaux  congolais  à respecter. Et, à l’allure où vont les choses, les  jeunes  orchestres actuels, sans producteurs,  sont au bord de la disparation par manque de sponsors, pensent certains observateurs. Une  politique d’encadrement des artistes  et leurs œuvres   comme cela se fait sous d’autres cieux, pourrait arranger tant bien que mal les choses.  En un mot, la musique congolaise demeure la plus prisée jusqu’à preuve du contraire, le Ministre de la Culture est appelé à lutter contre la piraterie et  à relancer cette musique par l’installation d’un studio performant. Enfin, faire baisser les prix de vente des CD et autres supports musicaux. Affaire à suivre.

(Franck Ambangito/Cp)

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