Parité pour le développement: Les Femmes de Transco édifiées sur leurs droits et obligations

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Le Comité du regroupement de femmes travailleuses de Transco (RFTT) a organisé une conférence débat, mardi dernier, dans une salle VIP sur l’avenue des Huileries. C’était à l’appel du gouvernement qui a lancé que la journée du 8 mars soit fêtée dans la prière et la méditation. « Le gouvernement encourage chaque jour la parité, une notion contenue dans la Constitution de la République, car cela positive notre marche vers l’émergence », a rappelé le porte-parole du gouvernement et ministre de la Communication, Lambert Mende Omalanga. Les membres du RFTT ont eu l’honneur de compter dans leur journée avec la présence du directeur juridique et des ressources humaines (DJRH), M. Olivier Bogoli, représentant le DG Michel Kirumba. Deux oratrices ont été en exergue à cette occasion. Il s’agit d’Esther Nkongolo et de Christine Mwamba, respectivement assistante du DJRH et formatrice en leadership. L’une et l’autre ont abordé des sujets découlant du thème national pour la RDC : « Appliquons la parité homme-femme maintenant dans la paix, pour un développement durable d’ici 2030 ».

La parité, enjeu capital dans Transco

Le DJRH a exhorté les femmes à intérioriser la parité, en évitant toute tendance à l’exclusion. « La femme pour remporter son combat, doit d’abord prendre conscience des valeurs intrinsèques qu’elle possède. S’ouvrir aux différentes études et oser se mettre de l’avant », a-t-il exhorté dans son mot de clôture. Et d’ajouter : A Transco, il n’existe pas de discrimination salariale … La femme est plus qu’au centre des préoccupations de l’Etablissement public de transports en commun. Sa promotion et sa formation représentent un enjeu pour la politique managériale de Transco.

Pour Transco donc, à compétence égale entre homme et femme, traitement égale. Cette société tente de sortir du lot, en optant pour la promotion de son personnel féminin.

« Femme, connais-toi toi-même », a exhorté Esther Nkongolo

Dans son intervention, l’assistante du DJRH a notamment expliqué les différents concepts contenus dans le thème national. Elle a mis en exergue la situation de la femme peu reluisante, en ce 21ème siècle et ce, en dépit des avancées pour l’épanouissement globale des femmes. « Toutes catégories confondues, les femmes restent les plus pauvres et subissent encore des préjugés et des stéréotypes », a-t-elle constaté. Elle a démontré implicitement que le plus grand combat que la femme doit mener, c’est avant tout envers elle-même. Ce n’est qu’en s’appuyant sur ses compétences et en refusant son auto-exclusion, a-t-elle précisé, que la femme parviendra à atteindre la parité et l’égalité.

 

Les acteurs sociaux doivent jouer franc-jeu, estime Christine Mwamba

« Il est temps que l’Etat et tous les acteurs socioéconomiques s’impliquent à appliquer réellement la parité dans toute sa forme et dans tout son fond dans la gestion de la cité et dans tous les domaines : social, culturel, économique », a relevé la formatrice en leadership.

Elle a démontré, dans le même ordre d’idée, l’intérêt d’impliquer la femme dans la résolution des conflits.  « L’expérience atteste que les femmes appartenant à des groupes rivaux dans un conflit trouvent plus aisément un terrain d’entente lors des médiations », a-t-elle relevé. Ce rôle de gestionnaire de conflits, la femme l’a tenu également dans la société traditionnelle africaine, où elle était aux affaires par le truchement des conseils qu’elle prodiguait discrètement à son époux. La femme jouait donc un rôle indéniable dans la consolidation de la structure sociale et de la paix.

Celle-ci est d’une importance majeure pour le développement d’une nation. « Il n’y a pas de développent sans paix et aucune paix ne peut être durable si elle n’est pas soutenue par le développement », a mentionné Christine Mwamba. Et d’appuyer : la femme et l’homme sont sans aucun doute des partenaires complémentaires. Celle-ci ne peut exclure celui-là dans sa lutte pour ses droits les plus légitimes. Partant, la formatrice en leadership a formulé quelques recommandations : placer les femmes aux postes de prise de décisions, les former aux techniques de négociation, renforcer leur pouvoir économique en favorisant leur accès aux crédits.

(Payne)

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