L’implacable bilan d’Aubin Minaku au perchoir

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Elu le 12 avril 2012, président de l’Assemblée, en remplacement de l’ancien Secrétaire général du Pprd, Aubin Minaku a contribué à renforcer la démocratie en RD Congo. Tenant toutes ses promesses, il a dopé la production législative et a favorisé, au nom du peuple, le contrôle parlementaire, sans complaisance.

Depuis que le Chef de l’Etat Joseph Kabila Kabange a lancé les consultations populaires en prélude au dialogue tant réclamé par les uns et les autres, les violons ne semblent plus s’harmoniser dans le sens de la mélodie harmonieuse dans le chef de certains acteurs politiques. Au nombre de ceux-ci, la presse s’y est mêlée avec certaines publications commanditées par ceux-là même qui en veulent au Président de l’Assemblée. Les balles contre Aubin Minaku viennent de partout, y compris dans sa propre famille politique, le PPRD. Pour preuve, les colonnes de certains journaux sont utilisées à dessein pour nuire à l’image du Speaker de l’Assemblée nationale.

L’opposition est mâture

Cependant, la responsabilité et la liberté de tout un chacun et surtout des élus du peuple, comptent parmi les valeurs démocratiques, estime un Communicateur de la MP qui a requis l’anonymat. En effet, le Président de la République a reçu près de 400 députés nationaux parmi lesquels ceux de sa famille politique et une partie de l’Opposition. D’autres élus de l’Opposition ont décliné l’invitation par respect au mot d’ordre et au diktat de leurs partis politiques. C’est le cas de l’Udps, l’Unc, le Mlc et alliés.

Une certaine presse a affirmé gratuitement et sans preuve que sur plus d’une centaine des députés de l’opposition, Aubin Minaku n’a pu conduire auprès du Chef de l’Etat que des seconds couteaux, non utilisables d’ailleurs. Dans ce contexte, fallait-il que le président de l’Assemblée nationale s’agenouille devant ces élus pour qu’ils répondent à un appel républicain et d’échange leur lancé par l’autorité supérieure de la République et de surcroît une institution du pays ? Quelle est cette opposition utilisable et de premiers couteaux que celle qui est non utilisable et de second couteaux  se trouvent où et qui leur a donné ce statut de premier et second rôle? Sinon, l’opposition est un état d’esprit.

Il est évident que tout le monde ne peut pas prendre part au dialogue comme ce fut au temps de la Table ronde de Bruxelles. L’invitation de Kabila aux élus du peuple par le biais de Minaku était claire. Et d’aucuns estiment qu’en homme d’Etat, un député national ne devrait que répondre à cette invitation en vue de dire directement au Chef de l’Etat ce qu’il pense sur les questions préoccupantes de la nation et celles de sa base.

« Le fait que ces élus aient pris position de décliner l’invitation du Chef de l’Etat en privilégiant les intérêts partisans ne cadre en rien avec une quelconque incapacité des commandes du Secrétaire général de la MP », affirme ce communicateur de la MP qui a requis l’anonymat. Car, accuser un membre et Secrétaire général de la Majorité présidentielle de n’avoir pas conduit de vrais opposants, équivaudrait à dire que le Président de l’Assemblée nationale se fait lécher les bottes de ceux-là même qui, hier, ont réclamé à cor et à cri le dialogue. C’est injuste de jeter Aubin Minaku en pâture devant les adultes et pères de familles qui jouent au trouble-fête dans le seul but de créer la diversion et l’inconstance politique.

Un bilan positif à la tête de l’Assemblée nationale

C’est lors du Congrès de son parti politique, le PPRD, que le Secrétaire général de la Majorité présidentielle et Président de l’Assemblée nationale a fait une révélation au public au sujet de son bilan au bureau de l’Assemblée nationale, qui n’est pas à comparer à celui de l’un de ses prédécesseurs. « Depuis que nous avons commencé notre mandat à l’Assemblée nationale, en termes de production législative, elle est la première en Afrique. Elle a voté 88 lois dont 77 lois promulguées par le Président de la République…», a-t-il révélé.

Il avait poursuivi pour établir cette petite comparaison : la période avant Boshab en session extraordinaire septembre 2006 pour 13 séances, aucune loi n’avait été votée ; session extraordinaire de janvier 2007, aucune loi n’avait été votée, sinon plusieurs questions orales et interpellations des ministres ont été inscrites à l’ordre du jour. Donc, les plénières furent transformées en scène théâtrale où les ministres étaient sujet d’interrogation comme au Parquet; session ordinaire de mars 2007, pour 19 séances, une seule loi votée ; septembre 2007, pour 37 séances, 8 lois votées ; session ordinaire de mars 2008, pour 35 séances, 8 lois votées ; session ordinaire de juin 2008, pour 7 séances, 5 lois votées ; session ordinaire de septembre 2008, pour 20 séances, une seule loi votée.

Par contre, pendant la deuxième moitié du premier mandat du PPRD, Evariste Boshab a fait voter 44 lois. En 2 ans et demi au bureau de l’Assemblée nationale, avec 153 députés nationaux du PPRD sur les 500 que compte la Chambre basse, Aubin Minaku a fait voter 86 lois dans un laps de temps. Par la suite, il avait dit aux congressistes du PPRD que la démocratie signifie Majorité et Opposition. Au sein de la Majorité, il y a 153 députés nationaux PPRD pour un total de 350 députés nationaux de la Majorité présidentielle, 140 députés nationaux de l’opposition.

S’agissant des Etats-Unis, de la France, de la Grande Bretagne, même de la Suède en passant par le Sénégal, le contrôle parlementaire ne signifie pas faire tomber un ministre. Et si la Majorité fait tomber son ministre par la motion de l’opposition, ça signifie qu’elle a refusé Joseph Kabila. Est-ce que vous êtes près pour refuser Joseph Kabila ? Non !

Pour Aubin Minaku et les députés nationaux de la Majorité, le contrôle parlementaire ne signifie pas faire tomber un ministre, mais si un ministre membre de la Majorité détourne l’argent de l’Etat, soit commet une faute grave et que les preuves l’attestent, on établit un rapport au Président de la République, puis l’Assemblée nationale s’en charge pour le faire partir. De ce côté-là, les ministres doivent tirer attention car, bientôt les contrôles parlementaires vont s’intensifier. Si le ministre est fautif, il va tomber au sein même de la Majorité, avait insisté Aubin Minaku.  

(Pius Romain Rolland)

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