L’ICCN lance des études scientifiques sur les perroquets gris

par -
0 745
Want create site? With Free visual composer you can do it easy.

La gestion durable des populations perroquets gris pose véritablement problème en Rdc. Voilà pourquoi ces études scientifiques lancées hier, permettent au pays d’inventorier cette espèce de faune protégée qui constitue également une ressource naturelle et commerciale non négligeable. C’est à l’issue d’un atelier tenu à Kinshasa par l’ICCN que le lancement de ces études était effectué, afin de répondre positivement à l’application des recommandations de la CITES.

Si on ne le savait pas, le perroquet gris est une grande ressource naturelle et économique non négligeable. Et la République démocratique du Congo, étant au cœur des forêts du bassin du Congo avec plus de 62 %, constitue l’un des plus grandes habitations des populations de cette espèce de faune protégée, pour le continent africain.

Cependant, la gestion durable de ces perroquets gris pose énormément problème en Rd Congo. C’est l’une des grandes préoccupations de la CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction).

Voilà pourquoi, lors de sa 66ème session tenue dernièrement à Genève, le comité permanent de la CITES avait recommandé à tous les pays membres de la convention à suspendre le commerce des spécimens de perroquets gris en provenance de la Rdc. Sauf, pour une exportation en 2016 de 1600 spécimens déjà collectés.

Pour ce faire, le secrétariat de la CITES a exigé la Rdc de lancer une étude de terrain scientifiquement fondée afin de savoir quelle est la situation des populations de l’espèce dans le pays. C’est dans ce que cadre l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN) a organisé hier à Kinshasa, un atelier de lancement d’études scientifiques sur la population des perroquets gris en Rdc.

Lequel a réuni en la salle Arche de la Clinique Ngaliema, différents experts du Ministère de l’Environnement et Développement durable, des partenaires de l’ICCN, la Ligue des exploitants de la faune sauvage en Rdc, et des représentants des services étatiques du secteur. L’objectif global de cet atelier était de contribuer à développer des mécanismes de gestion durable des ressources naturelles, et en particulier le perroquet gris, en Rdc.

Ses objectifs spécifiques étaient d’informer les participants du lancement officiel des études scientifiques (inventaires, avis de commerce non préjudiciable) sur la population de perroquets gris en Rdc ; de renforcer la compréhension des participants sur la CITES ; de renforcer les mécanismes de collaboration entre différentes parties prenantes ; d’échanger sur les mécanismes à mettre en place, afin de maitriser le circuit d’exportation des perroquets gris de la Rdc ; et d’échanger sur l’élaboration du Plan de gestion de l’espèce et sur sa mise en œuvre.

Le mot d’ouverture des travaux de ces assises était prononcé par Mme Marie Kangaka, conseillère en charge de la protection de l’environnement et assainissement au Ministère de l’Environnement et Développement durable, représentant personnellement le ministre Robert Bopolo. Rappelant dans son speech les différentes ressources naturelles que regorge la Rdc, elle a signifié que le perroquet gris figure parmi les espèces phares de la faune congolaise. Ce, suite à ses valeurs commerciales et culturelles.

Auparavant, le directeur de cabinet du pasteur docteur Cosma Wilungula, directeur général de l’ICCN, le professeur Augustin Ngumbi a, dans son mot de circonstance, signifié aux participants les propriétés des deux sous-espèces du perroquet gris d’Afrique (menacées de commercialisation et d’exploitation illégale), ainsi que leurs différentes localisations à travers le continent africain. « La Rdc a le devoir d’inventorier et de gérer durablement ces deux espèces », a-t-il indiqué.

Après la cérémonie d’ouverture, ce spécialiste de la convention CITES a présenté aux participants la situation critiques des perroquets gris en Rdc et l’état des lieux des recommandations CITES, mais aussi les efforts menés par l’état congolais pour les protéger. Laquelle présentation était accompagnée d’une projection vidéo du documentaire réalisé par le service de communication de l’ICCN à cet effet.

La CITES : une convention contre le commerce international de spécimen d’animaux

Signalons, par ailleurs, que la CITES est un accord international entre les Etats dans le pour but de veiller à ce que le commerce international des spécimens d’animaux et de plantes sauvages ne menace pas la survie des espèces auxquelles ils appartiennent. Elle a été adoptée lors d’une réunion de représentants de 80 pays du monde tenue à Washington (Etats-Unis d’Amérique), le 03 mars 1973; et est entrée en vigueur le 1er juillet 1975.

La CITES est contraignante. Les Etats membres sont tenus de l’appliquer. Depuis des années, la CITES est au nombre des accords sur la conservation qui ont la plus large composition; elle compte actuellement 181 Etats membres.

(Lepetit Baende)

Did you find apk for android? You can find new Free Android Games and apps.

PAS DE COMMENTAIRE

Laisser une Réponse