Liberté de la presse, Kasonga Tshilunde : « la place du journaliste n’est pas en prison »

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« La place du journaliste n’est pas en prison ni dans la tombe, mais à la rédaction », a déclaré Kasonga Tshilunde, le Président de l’Union nationale de la presse du Congo (UNPC) au cours d’un colloque à l’occasion de la Journée internationale de la liberté de la presse dont le thème retenu cette année est :« Notre droit d’accès à l’information et aux libertés fondamentales », rapporte l’Agence congolaise de presse.

Il a circonscrit le cadre de cette journée qui marque un coup d’arrêt,  afin de s’interroger sur la profession de journaliste, la manière dont elle est exercée, les contraintes auxquelles sont soumis les professionnels des médias avant de trouver des approches pour une amélioration qualitative. Kasonga Tshilunde a indiqué que le journaliste, comme tout homme, peut se tromper. C’est pour cette raison que la profession et le législateur ont réglé cette dimension par les droits de réponse, les mises au point, les rectificatifs. Mais, il a ajouté, s’il faut que chaque fois que quelqu’un abuse, l’envoyer ad patres ou en prison, personne ne ferait un mois à un poste, soulignant que la liberté de la presse est permanente, et l’accès à l’information est un droit.

Pour l’orateur, la sécurité du journaliste ne concerne pas que son intégrité physique, mais aussi son emploi. La plupart des journalistes sont dans les rédactions depuis plusieurs années sans contrat de travail et n’ont aucun engagement avec leurs organes, a fait savoir à l’assistance, Kasonga Tshilunde, considérant ceci comme une violation de l’article 20 du code déontologie. Ce dossier qui constitue l’un des points chauds du programme d’action de l’UNPC a été notamment l’objet des discutions à l’occasion du 45ème anniversaire de ce regroupement des journalistes, a rappelé l’orateur.

Il a indiqué que des recommandations ont été faites et que le sujet mérite un atelier spécial pour étudier tous ses contours et proposer des pistes de solution. En outre, le Président de l’UNPC  a saisi cette occasion pour annoncer le lancement dans les tout prochains jours de « l’Observatoire des performances publiques », avant d’inviter les professionnels des médias au respect des sujets qu’ils traitent ainsi que des hommes et femmes qu’ils rencontrent dans l’exercice de leur fonction.

La journée internationale de la liberté de la presse qui est célébré le 3 mai de chaque année, est un jour d’interpellation des professionnels des médias, de leurs organisations d’encadrement et des gouvernants sur l’exercice de la liberté de la presse en relevant les avancées ainsi que les atteintes.  C’est dans cette approche que l’UNPC et l’Observatoire des médias congolais (OMEC) ont institué le « Prix national de la presse Lucien Tshipumpu » qui permet de reconnaitre  les mérites de certains professionnels des médias et stimuler les autres à améliorer la qualité de leurs prestations. Ces assises se poursuivent en atelier jusqu’à ce jeudi.

(Saint Hervé M’Buy )

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