L’Hôtel de ville ayant interdit toute manifestation jusqu’à nouvel ordre: Vers un nouveau bras de fer Kimbuta-Rassemblement

Au centre, Jean-Marc Kabund-a-Kabund, Secrétaire général de l’UDPS devant la presse
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Décidément, l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), à travers le Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement, s’est enfermée dans un radicalisme outré et dont l’objectif est de provoquer un affrontement entre les forces de l’ordre et une certaine frange de la population. Et ce, pour un motif inavoué, salir une fois de plus le Gouvernement de la République et susciter la sympathie de quelques chancelleries internationales. C’est comme si cette plate-forme de l’Opposition congolaise tenait à tout prix à faire couler le sang, une option machiavélique qui anime ces politiciens, depuis leur conclave tenu à Genval à Bruxelles.

C’est ce que nous pouvons comprendre, à la lumière du point de presse de l’UDPS d’hier lundi 28 novembre 2016, animé par son Secrétaire général, Jean-Marc Kabund-a-Kabund. A cette occasion, il a donné la position de son parti en rapport avec divers sujets d’actualité dont l’accord politique de la Cité de l’Union africaine, le discours sur l’état de la Nation du Président de la République Joseph Kabila, ainsi que la nomination de l’honorable Samy Badibanga comme nouveau Premier ministre de la Rd Congo et la médiation de la Conférence épiscopale nationale du Congo, CENCO.

Au cours de ce point de presse, en effet, Jean-Marc Kabund-A-Kabund a réitéré l’engagement du Rassemblement, celui d’organiser une activité de « grande envergure » le 19 décembre 2016, en vue d’obtenir le départ de l’actuel Président de la République, élu par le peuple congolais en 2011.

Kimbuta est prévenu

Dans cette communication axée autour de 6 points, il apert que le Rassemblement veut se mesurer au pouvoir en place et affronter le Gouverneur Kimbuta. Sinon, ce document est révélateur de cette volonté inouïe de provoquer le chaos, lorsqu’il avoue que le Rassemblement dit avoir accordé une chance, en évitant de sortir les 5 et 19 novembre, pour permettre à ce que la CENCO convainque le camp de la Majorité Présidentielle élargi aux nouveaux alliés.

« Le 19 décembre, nous sortirons le carton rouge et jouerons notre match sur le terrain du Boulevard Triomphal. Aucun tank d’eau chaude, aucun gaz lacrymogène ne nous fera reculer. Nous sommes déterminés à défendre la Constitution jusqu’au bout, pour décourager d’autres Kabila à penser prendre le pays comme leur petit royaume », peut-on lire dans ce document.

Ici, l’UDPS oublie à dessein la mesure prise par le gouverneur André Kimbuta qui interdit toute manifestation politique sur la place publique, par crainte d’éventuels débordements provoqués par les apôtres du chaos. Voilà pourquoi le Gouverneur de la ville est tenu à faire appliquer la loi, rien que la loi, afin de sauvegarder la paix chèrement acquise et permettre aux Kinois de vaquer librement à leurs activités. Ainsi, l’on ose croire que les mamans seront au marché, les enfants à l’école, les travailleurs dans leur lieu de travail, les journalistes dans leurs rédactions habituelles …

Le Gouverneur André Kimbuta doit savoir que dans le maintien de l’ordre public, il est soutenu par le Président de la République qui, recevant la délégation des 15 membres du Conseil de sécurité des Nations Unies, s’agissant de la demande relative à la levée de l’interdiction des manifestations publiques, a cité le droit international (article 21 du Pacte International relatif aux droits civils et politiques), qui reconnaît bien à chaque Etat le pouvoir de prendre des mesures de restriction justifiées par des raisons notamment de sécurité nationale et d’ordre public.

Les Congolais, surtout les Kinois qui ont apprécié le choix porté sur le Premier ministre Samy Badivanga, sont pressés de le voir se pencher rapidement sur certains défis à court terme, notamment la régularité de la paie, la stabilité du niveau général des prix et la prise en charge des dépenses électorales et sécuritaires. S’agissant particulièrement de la paie, le défi consistera à assurer sa régularité et son intégrité (il y a lieu de relever que les salaires ont été réduits dans certains pays, à cause de la baisse de recettes subséquente au recul des cours des matières premières). La régularité de la paie est entrée dans les habitudes comme situation normale depuis 2010.

L’autre grand défi à relever par le nouveau gouvernement de Samy Badibanga, est la prise en charge des dépenses pour le financement du processus électoral. Il en est aussi de la normalisation de la situation dans l’Est, à travers la prise en charge efficace des dépenses sécuritaires… Aussi, le plus grand défi sera de mettre en place la chaine de la recette, d’assurer l’informatisation intégrée des régies, et de réformer en profondeur le management des régies. De cette façon, il sera possible, s’agissant d’un pays qui n’est pas en programme formel avec le FMI, de résister aux vents contraires de la crise internationale caractérisée par la baisse des cours de principaux produits intéressant l’économie congolaise.

Le fameux régime spécial

Sur ce point, le communiqué de l’Udps livre encore une pensée qui justifie son intention d’allumer le feu dans la maison. « …le mandat est fini et tire sa révérence. La classe politique mettra en place un mécanisme de gestion du pays jusqu’à la tenue des élections à une échéance la plus courte possible. Nous pensons à une date en 2017 ». L’Udps, dans ce même document, recommande aussi au garant de la nation, Joseph Kabila de respecter et de faire respecter la Constitution, comme il l’a dit lors de son dernier discours devant le congrès. Chose qui sera faite, car le Raïs tient toujours promesse. Les dialoguistes des assises de l’Union africaine en sont témoins.

En plus, l’UDPS ne peut pas vouloir corriger une irrégularité par une autre. Mieux, on ne peut prétendre faire respecter la constitution, mais en la violant. L’UDPS n’a d’autre choix que d’adhérer au compromis trouvé à la Cité de l’UA pour l’organisation des élections apaisées.

Concernant les négociations indirectes entre la Majorité Présidentielle et le Rassemblement par le biais de la CENCO, le Secrétaire général de l’UDPS ne condamne pas la démarche de Christophe Lutundula, mais attend au contraire que le pouvoir en place puisse donner des réponses au cahier de charges déjà expédié. Comme qui dirait qu’Etienne Tshisekedi n’a plus à condamner Christophe Lutundula quant au document remis à la CENCO, alors que ce dernier continue à faire couler encre et salive au sein du Rassemblement. Surtout que Kabund-A-Kabund a reconnu que le cahier de charges du Rassemblement se trouve bel et bien sur la table du Président Joseph Kabila. « Mentez mentez, il en restera toujours quelque chose », renseigne un adage populaire.

(Bernetel Makambo)

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