L’Hôpital de Kintambo spolié: Des Complices au niveau national et provincial

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Qui a vendu le terrain réservé à l’extension de l’hôpital de référence de Kintambo ? Ce, dans son espace compris entre la rive gauche de la rivière Lubudi, la clôture-Est de cet hôpital, l’avenue de l’OUA et l’avenue des sœurs dans la commune de Kintambo. La question revient sur les lèvres de toute personne soucieuse de la bonne gouvernance, de la bonne santé de la population Kinoise et du développement de la ville de Kinshasa, par ricochet celui de la République Démocratique du Congo.

Ceux qui ont l’habitude de fréquenter l’avenue de l’OUA, en provenance de la maison communale de Kintambo ou encore de l’avenue des sœurs qui part de la maternité de cette municipalité, pour chuter dans la commune de Bandalungwa, se retrouvent estomaqués et abasourdis en observant le mur clôturant l’espace vert derrière l’hôpital de Kintambo.

Vérité ?

Qu’est ce qui se passe à l’intérieur de cet enclos ? Difficile pour le commun de mortel congolais de répondre. Si du côté des autorités de cette formation médicale et de la municipalité de Kintambo, qui a donné le nom à cet hôpital, c’est le silence radio, des documents administratifs au niveau des Affaires foncières sont expressifs et permettent à tout le monde de faire la lumière sur cette affaire.

Le terrain de l’hôpital de Kintambo fait l’objet, non seulement d’une spoliation sans précédent, de la part de plusieurs personnes ; mais aussi d’une opération de morcellement plus ou moins officielle pilotée par certaines autorités de la ville et du pays. La copie de ce schéma (en fac simulé) qui définit clairement le lotissement sur ce site en dit long. Comme on peut le remarqué, il y a dans ce croquis, outre un morcellement technique doublé d’un découpage d’une cinquantaine de parcelles ; le traçage de quelques avenues qui n’attendent qu’être baptisées.

Gros Mensonge

Et pourtant il y a quelques mois, des grosses pancartes avaient été placées de part et d’autres de cet espace pour annoncer la construction sur ce site d’une morgue moderne pour le compte de l’hôpital de référence de Kintambo. De ce qui se moque-t-on ?

L’histoire renseigne déjà que cet espace vert a toujours fait l’objet d’une convoitise avérée de la part de certaines personnes mal intentionnées. Fort malheureusement, la plupart de ces personnes se recrutent, parmi les personnalités, autorités politico-militaires et autres hauts dirigeants de la République Démocratique du Congo.

L’Etat serait-il devenu son propre bourreau ou son propre spoliateur? C’est le cas de le dire. Alors que dans la plupart de leurs discours, ces mêmes personnalités disent reconstruire ce que les dignitaires de la 2ème République avaient détruit.

Et tout en spoliant ou en vendant aux tiers cet espace se trouvant à proximité d’une rivière pour y construire des maisons d’habitation, on n’est pas là en train de détruire à petit feu ce magnifique pays au cœur de l’Afrique. Surtout lorsqu’on sait que le terrain spolié est un bien public.

Silence, on spolie

Où est passé l’argent de la vente de cet espace ? Certainement pas dans la caisse de l’Etat. Et pourquoi ce silence des autorités censées à agir ou réagir rigoureusement et promptement dans cette affaire ? Les ministres de la santé et son collègue des affaires foncières au niveau national et de la ville de Kinshasa seraient ils coupables dans ce dossier ?

Alors qu’il y a quelques années, pour le même dossier, l’un des ministres de la santé, au niveau national, Docteur Léonard Mashako Mamba avait dans une lettre marqué son opposition farouche au morcellement de la concession de cet hôpital. A la même occasion, il écrivait au secrétaire général de la santé : « Ce terrain n’est pas un bien sans maitre et le médecin directeur de l’hôpital de Kintambo de l’époque, le Docteur Natiti demandeur de cette aliénation tenait en fait à se servir avec des complices tant du secteur de la santé que du secteur des affaires foncières au détriment de l’Etat congolais ». Se référant à la lettre de son ministre, le docteur Miaka Mia Bilenge (paix à son âme), secrétaire général de l’époque avait instruit le médecin directeur de cette formation médicale de prendre « toutes les dispositions pour empêcher toute tentative de spoliation ».

Silence Inquiétant

Pourquoi l’actuel ministre de la santé, Kabange Numbi, ne réagit pas face à cette machine destructrice qui menace son secteur ? Où sont passés les différents syndicats des médecins ? Pour une certaine opinion, les responsables de ces syndicats auraient eux aussi reçu leurs lopins de terre dans ce site.

L’autre document qui témoigne que ce terrain a toujours été convoité par des ennemis du peuple et ceux de la politique du chef de l’Etat, Joseph Kabila, qui tient à la modernisation des infrastructures publiques, c’est la lettre du 6 juin 2005 du ministre des affaires foncières.          Venant Tshipasa, qui doutait de l’authenticité de l’ordonnance présidentielle portant création d’un morcellement et attribution de portion de terre située derrière l’hôpital de Kintambo, avait demandé au Directeur général du journal officiel de la République de confirmer l’authenticité de l’ordonnance précitée.

Apres avoir démontré que l’ordonnance du chef de l’Etat a été piratée, le n°1 du journal officiel écrit au ministre : « j’espère que la présente vous permettra de démanteler et de confondre le réseau des auteurs du faux en écriture ».

Qu’attend alors le conseiller spécial du chef de l’Etat en matière de bonne gouvernance, lutte contre la corruption et le trafic illicite pour mettre la main à ces « kuluna en cravate ? A son temps, alors ministre de la justice, droits humains et garde des sceaux, le professeur Luzolo Bambi Lessa avait souillé des tirs nourris de la part des éléments armés postés à cet endroit par les spoliateurs de l’époque.

Instruit par le gouvernement central, le gouverneur de la ville de Kinshasa avait signé en date du 10 juillet 2007, un arrêté portant démolition des constructions anarchiques dans ce site. Questions : pourquoi 9 ans après, cette indifférence des autorités compétentes ? Pourquoi 9 ans après André Kimbuta Yango, gouverneur de la ville de Kinshasa, garde silence ? Pourquoi il ne descend pas avec ses bulldozers dans ce site pour frapper comme il l’avait fait en 2007 ?

Où sont passés les élus provinciaux et nationaux ressortissants de ce coin de la capitale ? Pourquoi leur silence ? Et pourtant ils crient jour et nuit sur les chaines de radio et télévision défendre la cause de cette population. Enfin, où est passé le courage de la population de la commune de Kintambo ? L’opinion s’interroge du silence des « Bana Ngembo » reconnus pourtant par un courage et un éveil légendaires. Pourquoi les jeunes de la première commune de la ville de Kinshasa ne se lèvent-ils pas pour une auto-prise en charge devant le silence « coupable » de leurs élus ?

A chacun donc de jouer son rôle pour démanteler et ensuite barrer la route, pour la énième fois, à ce réseau des maffieux et spoliateurs pour sauver l’hôpital de Kintambo qui est déjà en train de mourir de sa belle mort.

(Fidèle D. Luzolo et Dieudonné Sidia)

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