L’honorable Pius Muabilu mobilise :

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« Pour le bien de ce pays, nous ne voulons pas faire deux pas en avant et quatre en arrière »

Après le discours du Chef de l’Etat sur l’état de la Nation, le député national Pius Muabilu Mbayu Mukala et le sénateur Léonard She Okitundu ont salué un discours percutant du garant des Institutions, de l’intégrité territoriale et du bien-être des Congolais. Pour le député Mbuyu Kabangu, Kabila a mis les uns et les autres devant leurs responsabilités, pendant que Claude Nyamugabo et Katy Kalanga sont satisfaits des réalisations économiques épinglées par le Chef de l’Etat. Ci-dessous les différentes réactions :

Pius Muabilu (Député national et président du Congrès national congolais): C’est le discours du garant des Institutions de la République, du garant de l’intégrité territoriale de notre pays et du garant du bien-être du peuple congolais. Je crois que le message qu’il a voulu transmettre est clair : c’est un soldat du peuple et je crois que tous ceux qui veulent le mal pour leur pays, pour leurs propres frères, ont intérêt à revoir leurs calculs. Je crois que ce pays n’appartient pas à une seule personne ; c’est un patrimoine commun. Ce n’est un pays ni de l’opposition ni de la majorité ; mais de tous les Congolais. Le Chef de l’Etat a été on ne peut plus clair : chacun devra prendre ses responsabilités, le Chef de l’Etat l’a répété. En plus, il a parlé de la nécessité d’aller au dialogue pour parler des élections, parce que tout le monde a encore en mémoire ce qui s’est passé en 2006 et en 2011. Pour le bien de ce pays, quand un responsable s’engage à faire la politique, il ne s’engage pas sur cette voie pour sa femme et ses enfants seulement. Il le fait pour tout le monde, pour servir et non se servir lui-même. On ne peut plus accepter que ce pays qui a fait un bond en avant, revienne en arrière. Il faut vous rappeler d’où nous venons. Il faut vous rappeler les pillages de 1990, de 1993, et davantage même la zaïrianisation. Il faut vous rappeler les temps passé dans ce pays, où l’on enregistrait jusqu’à 1.000% d’inflation, nous venons de loin chers amis. Il faut vous rappeler de ce pays qui n’avait que 300 millions comme budget de l’Etat. Je crois que pour le bien de tout le monde, que nos compatriotes, qu’ils soient de l’opposition, de la société civile, puissent effectivement venir participer à ce dialogue. Il faut en effet, éviter que les prochaines élections soient des moments qui pressentent la douleur. Car le jour des élections est un jour de joie, c’est un jour de fête à travers le monde. C’est un jour que Dieu a prévu pour que chacun d’entre nous se choisisse la personne qu’il veut voir au pouvoir. Donc, pour le bien de ce pays, nous ne voulons pas faire deux pas en avant et quatre en arrière. Que nos compatriotes qui ne veulent pas entendre ce discours, qui passent dans d’autres pays pour aller s’entrainer afin de détruire ce pays, sachent que ce pays est notre bien commun. Nous sommes venus en politique pour servir. Nous voulons léguer ce pays prospère à nos enfants, un pays bien, où il fait beau vivre. Nous ne voulons plus de troubles, parce qu’on sait quand cela commence et on l’on ignore quand cela se termine. J’adresse respectueusement mes félicitations Chef de l’Etat, parce qu’il répondu aux attentes en montant sur la tribune de l’Assemblée nationale. Donc, quand vous voulez aller loin, il faut ménager votre monture. Il a félicité l’Assemblée nationale, pour la production: amélioration du climat des affaires (…). Notre travail est de légiférer, de veiller à ce que ces lois profitent au peuple, se traduisent en bien pour notre peuple.

She Okitundu : Je crois que le discours a été percutant, parce que le Chef de l’Etat a donné effectivement l’état de la Nation qui a été réalisé au courant de l’année en cours. Il a parcouru tous les domaines : la santé, le transport, l’éducation, l’économie. Beaucoup de progrès ont été enregistrés. Le discours du Chef de l’Etat était plus percutant sur le plan politique. Nous sommes à l’heure du dialogue politique national inclusif et là, le Chef de l’Etat a voulu rappeler à tout le monde qu’il faudrait que les Congolais trouvent leur solution pacifiquement autour d’une table, plutôt que d’envisager une hypothétique ingérence extérieure. C’est qui est très important, le Chef de l’Etat a voulu rappeler que nous sommes souverains d’une part, et que d’autre part, le grand problème qui préoccupe les Congolais aujourd’hui, est de savoir, comment trouver un processus électoral qui soit crédible, apaisé et conforme aux standards internationaux. La problématique électorale est la question de l’heure. C’est pour cette raison que pour éviter les imperfections constatées en 2006 et en 2011 et qui ont donné lieu à des scènes des violences, cette fois-ci, dans l’avènement du troisième cycle électoral, il faudrait prendre toutes les mesures pour que ce processus soit apaisé. Pour cela, il faut que les Congolais se retrouvent pour discuter des voies et moyens d’arriver à cet objectif. Pas d’inquiétude par rapport à la volte-face de l’UDPS face au dialogue. Je peux vous rassurer que je suis le négociateur de la délégation de la Majorité présidentielle avec la première formation de l’opposition, à savoir l’UDPS. Ceci pour vous rassurer que les contacts sont maintenus et qu’actuellement, il est question de mettre en place un comité préparatoire devant précéder le dialogue national. Mais aujourd’hui, la mise en place de ce comité est subordonnée à la désignation du facilitateur international par le Secrétaire général des Nations Unies, ce qui devrait se faire au courant de cette semaine. Une fois que le facilitateur est nommé, c’est par souci de garantie particulièrement à l’opposition, je crois que toutes les parties prenantes vont se faire identifier et ensuite faire le travail qui mène à la mise en place du comité préparatoire. L’UDPS n’a pas rompu et vous allez voir que dès que le facilitateur est nommé, la délégation de l’UDPS sera à Kinshasa pour contribuer à la mise en place du comité préparatoire.

Député Mbuyu Kabangu : Il nous a mis devant nos responsabilités en tant que « propriétaires » de la Nation. Le Congo appartient d’abord aux Congolais et puis aux autres qui l’ont choisi comme seconde patrie. Toutefois, c’est d’abord aux natifs de ce pays, c’est leur propriété. Par rapport au vote par papier ou électronique, c’est un problème de coût. Les gens, quand ils crient aux élections, ils ne disent jamais ce qu’ils ont mis en place pour faire ces élections. Mais pour le budget des élections de 1,2 milliards de dollars Us, qui de l’Occident nous a apporté combien ? Rien ! Quand ça va se passer comme au Burundi, tout le monde va fuir, nous laissant nous-mêmes à notre propre sort. Au Burundi, les Etats-Unis demandent que leurs ressortissants évacuent. Pourquoi ne pas rester avec les Burundais, mourir avec eux, parce que c’est eux les conseilleurs, c’est eux qui nous apprennent ce que nous devons faire. Voilà ce que nous devons condamner. Il faut éviter qu’il y ait écoulement du sang, parce que le cas échéant, tous ceux qui nous conseillent en coulisse vont nous fuir, nous resterons seuls. Mais ils ne reviendront que lorsqu’ils verront que nous nous sommes entretués, comme pour nous dire que nous venons vous demander de vous entendre. Qui va en Irak, qui va en Lybie ?

Katy Kalanga : L’on parle ici des femmes et des compétences. Il faudra que les femmes se lèvent pour créer des partis politiques, parce qu’en politique, on ne se fait pas de cadeaux parce qu’on est femme. En politique, on va pour se battre. Il faudra que la femme congolaise se lève. Nous devons savoir une chose, c’est que la population congolaise est composée de plus de 52% de femmes et toutes celles-ci doivent se lever et montrer leur savoir-faire pour la reconstruction de la Rdc. Je veux même compléter que la femme en général est actrice de la paix, elle s’investit souvent pour qu’il y ait la paix, en commençant par la famille et tout le reste.

Claude Nyamugabo : Je suis satisfait des réalisations évoquées par le Chef de l’Etat sur le plan économique. Il le dit lui-même, ces embellis connaissent un petit bémol et c’est dans ce cadre-là qu’il a dit ce qui a été fait sur le plan économique, mais également suggérer des choses qui doivent être faites. Il a donné des ordres au Gouvernement pour qu’il mette un accent sur le social des Congolais qui attendent, parce que stabilité sur le plan économique, oui et retombées sur le plan social, pas encore. Il propose des choses pour que nous avancions. Il a parlé également du dialogue en demandant aux Congolais de se prendre en charge comme nous ont enseigné nos héros nationaux. Et donc, certains parlent de menaces ; Il ne s’agit donc pas de menaces pour ceux qui veulent nous amener dans le gouffre, mais c’est un appel plutôt et le Président de la République, n’oubliez pas qu’il est le garant de la Nation. Face à certaines petites menaces de nos compatriotes qui ne veulent pas adhérer à l’idée du dialogue, il devrait se prononcer, et il l’a fait. Je crois que l’UDPS ne s’est pas encore retirée de la table. L’UDPS a fait un retrait tactique et en politique des négociations, cela est normal. Nous croyons que l’UDPS est entrain d’enrichir son cahier des charges et nous comme majorité, nous continuons à dialoguer avec lui pour que très rapidement le dialogue se tienne. Il ne s’agit pas de l’unanimité. S’il y a des Congolais qui pensent que le dialogue ne va rien résoudre, ils peuvent rester dans leur coin. Mais je crois que cette politique ne paye pas. Et le Président de la République est responsable toujours avec la main tendue. S’ils veulent, ils peuvent toujours venir et la porte n’a jamais été fermée par le Président Kabila.

(Propos rendus par Jean-Marie Nkambua)

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