L’homosexualité féminine dans la société congolaise « Carinage, ma chérie, chérie ya moto, masolo ya kati… » Des termes qui ne trompent pas

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Le sujet fait tiquer d’emblée et susciter l’intérêt compte tenu de son caractère d’actualité, l’homosexualité féminine entendez le lesbianisme. Il s’invite dans des débats auprès des sociologues, moralistes, hommes de Dieu et tant d’autres. Si hier en Afrique, le sexe constituait un sujet tabou, une matière à éviter aussi bien dans des débats que dans des conversations familiales, aujourd’hui, les choses ont quelque peu changé, les lignes ont bougé avec la forte influence de la culture occidentale. Grâce à cette importation «  aveugle »  des réalités et conception occidentales, l’Afrique continue à perdre dune manière ou d’une autre sa substance et sa sève originelle. C’est cette mutation qui fait apparaitre aujourd’hui des phénomènes comme la pratique du lesbianisme. De par son origine, une lesbienne est une habitante de l’ile de Lesbos en Grèce, où naquit la poétesse Sappho qui s’est illustrée dans l’art d’écrire des vers  sur l’amour. De là, le terme lesbienne est devenu synonyme d’homosexualité ou encore gouine. Elle désigne une femme qui a une importante relation sentimentale ou sexuelle avec une autre femme. Ainsi, ces femmes qui jouent  le rôle d’homme dans des unions ou des mariages entre femmes sont observées dans les sociétés africaines voire congolaise. C’est le cas au Nigeria, Kenya, Cameroun…Mais la pratique a gagné du terrain en Rdc, ou des filles et des femmes affirment sans vergogne d’être lesbiennes. Elle est expérimentée, bien qu’à un degré moindre, même au niveau des élèves dans des écoles des filles communément appelées lycées avec la pratique de « carinage ». Les plus jeunes élèves sont convoitées par celles des classes supérieures sous prétexte d’une protection. Elles deviennent leurs «  carines », au point de les chérir et leur combler de tous les biens pour une bonne posture à l’internat. Mais dans les faits, elles se livrent aux pratiques sexuelles, embrassements, attouchements, etc. La fille de la classe inférieure joue le rôle de la femme tandis que la casquette de l’homme est revêtue par celle de la classe supérieure. Au-delà de cette réalité vécue en milieu scolaire, il existe à Kinshasa des couples féminins opérant en plein jour. Ici, des  femmes qui jouent à l’homme imitent ce dernier en tout, habillement, démarche, timbre vocal…Mais au regard de cette pratique, si l’on doit s’interroger sur l’essence même d’une union ou de la pratique de la sexualité, que dire du lesbianisme ? Est-ce un effet du modernisme ou une déviation sexuelle ? L’Avenir-Femme, soucieux de mettre sur la sellette la question liée à la femme, s’y penche. Aux lecteurs de s’abreuver à la source de la féminité.

Jacques MULUBA.

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