L’histoire ne s’oublie jamais: Le marché « Type Ka » renaît sur ses cendres

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Le marché Type Ka situé dans la commune de Kinshasa sur le prolongement de la piste d’atterrissage de l’aérodrome de Ndolo (commune de Barumbu), a, depuis un certain temps, repris il y a longtemps avec ses activités commerciales. Alors qu’au lendemain du crash survenu un certain 08 janvier 1996 et qui avait fait plusieurs morts parmi les vendeurs et les acheteurs de ce marché les autorités avaient interdit l’utilisation du prolongement de ce piste pour les négoces. Actuellement, le marché Type Ka est revenu alors qu’il ne devait pas en être le cas. En principe, selon les normes de construction d’un aérodrome, celui-ci doit être construit de façon isolée, loin des habitations, loin de la population, dans la mesure de prévenir le catastrophe fâcheux, en cas de crash.

C’est ce que d’ailleurs explique un agent de RVA qui a requis l’anonymat : l’espace de l’ancien marché Type Ka constitue «la partie occasionnelle roulable Nord» de l’aérodrome de Ndolo. Selon cet agent, lorsque l’avion rate son atterrissage ou son décollage, ce site lui permet de freiner. Rétablir le marché à cet endroit revient donc à exposer des vies humaines à un danger de mort.

Les autorités de la Régie des voies aériennes (RVA) ont eu à tirer la sonnette d’alarme sur le danger que courent les commerçants et les particuliers qui construisent des maisons le long du site de ce marché.

Plusieurs fois les vendeurs de ce marché se sont vus chasser de cet endroit mais qui ils y retournent toujours. Situation qui montre le non-respect des mesures prises par les autorités de la ville. Si l’Etat pouvait prendre des mesures vigoureuses, les gens allaient se soumettre, pense une opinion.

Les commerçants trouvés sur place affirment de leur côté n’ont pas manqué de donné leur point de vue. La majorité des marchands ont soulevé l’aspect de la pauvreté, qui fait que les gens ne contrôlent plus les endroits où ils doivent exercer leurs activités commerciale.

L’occupation de ce site dangereux est la conséquence de la pauvreté dans laquelle croupit la population locale“, a expliqué une femme vendeuse des tomates.

Signalons aussi que cet endroit ou les gens vendent leurs marchandises est plongé dans une insalubrité qui ne dit pas son nom. On y trouve des immondices chaque fois. Mais ceux-ci s’exposent à toutes sortes de maladies provenant de cet environnement insalubre.

En effet, presque la totalité des produits alimentaires écoulés sur ce marché sont exposés à même le sol, à côté des marres d’eaux stagnantes et puantes. L’impression qui se dégage à cet endroit confirme un dicton populaire à Kinshasa qui prétend que le congolais ne meurt pas de l’insalubrité. Chaque jour dès les petites heures de la matinée jusque tard dans la soirée la population qui défile à cet endroit ne se soucie point de sa santé. Elle semble habituée à la saleté qui sévit alentour.

Pour rappel, disons que le marché Type Ka avait été fermé au lendemain du crash survenu en janvier 1996. Quelques années plus tard, il a été rouvert et placé sous la responsabilité des autorités pour sa gestion. Nous savons que par rapport à l’intensité des opérations qui s’y déroulent, les recettes provenant de ce marché renflouent les caisses de trésors publics. Mais l’assainissement des lieux ne suit pas le rythme alors qu’il est plus simple que ces autorités allouent une partie des recettes réalisées aux travaux d’assainissement quotidien de cet espace de négoce

 

(Mamie Ngondo)

 

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