L’heure est grave ! Des mineures se prostituent à Kikwit

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A la base de cette situation pitoyable, c’est la pauvreté accrue de la population kikwitoise. Malheureusement, c’est une situation qui est loin de changer et qui perdure en prenant des proportions beaucoup plus inquiétantes dans la deuxième ville de la nouvelle pr ovince du Kwilu. Des bars populaires comme « M16 » ou « Maison Blanche » sont les points d’accueil de bon nombre de ces filles mineures prostituées.

Fief de Feu King Kester Emeneya et d’Adolphe Muzitu, bastion du Parti lumumbiste unifié (PALU), la ville de Kikwit située à plus de 520 Km à l’Est de la capitale Kinshasa sur la Route nationale n°1, est une vaste agglomération très mouvementée. Comme autrefois, la deuxième ville de l’ancienne province du Bandundu, Kikwit reste aujourd’hui la deuxième ville de la nouvelle province du Kwilu.

Des activités commerciales s’y font bon gré, malgré. Les entreprises sont encore inexistantes à Kikwit. La ville vit dans le noir et la grande majorité de la population croupit dans la misère et la pauvreté la plus totale, et est même dépourvue d’eau potable.

A cela s’ajoute un autre constat très amer et désolant dans cette ville chère à Werrason, qui frise les bonnes mœurs et même les us et coutumes comme les lois congolaises. C’est le phénomène fréquent et récurrent de la prostitution des jeunes filles mineures âgées de moins de 18 ans.

Elles sont nombreuses, ces prostituées mineures à Kikwit. La plupart parmi elles sont Kikwitoises et d’autres proviennent des territoires environnants.

Habillées légèrement de manière à choquer toute pudeur et toute bonne moralité, elles fréquentent chaque soir les différents débits de boisson et bars populaires. Cependant, elles sont fréquentes à « M 16 » et « Maison Blanche ». Elles s’identifient par leur accoutrement séduisant et attirant les clients potentiels, pour la plupart, des hommes majeurs et âgés qui viennent s’abreuver dans ces bars les plus bouillants de la capitale des « bana Mayumbu ».

Dans les bars, ces prostituées mineures ne cessent de faire des mouvements de va-et-vient, et sont à tout moment sur la piste de danse, s’exposant avec des chorégraphies obscènes. Pendant ce temps, leurs aînées assises confortablement avec leurs bouteilles de boissons, les coachent. Il est aussi sûr que ces filles mineures prostituées se droguent.

Ce comportement choque, du moins pour des gens bien intentionnés alors que pour les Kikwitois eux-mêmes, cela se passe sans la moindre inquiétude.

Si dans la capitale Kinshasa, l’on constate également la prostitution des filles mineures, c’est au niveau des enfants de la rue. Cependant, à Kikwit, ce sont plutôt les filles mineures venant des toits parentaux (des enfants de la maison) qui se prostituent. Impitoyable !

La pauvreté des familles à la base de la prostitution des mineures à Kikwit

Mais, qu’est-ce qui est à la base de cette situation de la prostitution des filles mineures dans la ville de Kikwit ? L’une d’elles, rencontrée, s’appelle Rachel. Pour elle, une seule cause est à la base de cette situation : c’est la pauvreté des familles.

Se référant à sa propre expérience, elle indique qu’elle se prostitue pour la survie de sa famille. Rachel est deuxième d’une famille de cinq enfants dont la mère est maladive depuis plusieurs années et le père a fui la maison. Même pour manger, ce n’était plus possible.

C’est ainsi qu’elle a été tentée contre son gré à la prostitution, ce plus vieux métier du monde, pour permettre à sa famille de pouvoir trouver à manger. Rachel affirme qu’après avoir monnayé ses charmes toute la nuit, elle peut se procurer plus de 10.000 francs congolais chaque jour.

Cela lui permet le lendemain, de faire le marché et nourrir ses petits frères, son grand-frère, et sa mère malade et voire acheter des médicaments pour sa chère maman. Mais aussi, cet argent de la prostitution lui permet de subvenir à ses propres besoins multiples de jeune fille.

« Avec cet argent, je finance également les études de ma jeune sœur que j’adore et de mes deux petits-frères. Mon grand frère également, je l’ai aidé à monter sa petite cabine téléphonique. Donc, je me sacrifie pour que ma famille vive, puisque nous n’avons plus d’autre soutien. Si ma mère était valide, je pense qu’elle allait faire le champ pour nous nourrir, et jamais je ne pouvais me prostituer », a-t-elle dit en pleurant.

Les autorités compétentes interpellées

Comme Rachel, la plupart de ces filles mineures prostituées de la ville de Kikwit sont confrontées à des situations similaires de pauvreté accrue de leurs familles. C’est ainsi qu’elles recourent au plus vieux métier du monde pour survivre. Pourtant, cela fait beaucoup de peines aux âmes sensibles.

Voilà pourquoi, cette situation devrait interpeller les autorités du pays à améliorer la gouvernance des grandes villes en vue de promouvoir les meilleures conditions de vie des populations urbaines. Ce qui permettra d’éviter de telles situations de honte qui déshonorent toute la République. Car, les lois du pays interdisent toute exploitation sexuelle des filles et, toute relation sexuelle avec des filles de moins de 18 ans. Toute action dans ce sens est un viol.

Malheureusement, Kikwit fait exception au regard du niveau de la pauvreté. L’Etat doit se sentir gêné.

(Lepetit Baende)

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