Les vrais enjeux de la marche du 31 décembre 2017: Laurent Monsengwo, vrai leader de l’opposition ?

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Le Cardinal Laurent Monsengwo Pasinya serait-il le vrai leader de l’opposition congolaise ? La question mérite d’être posée, au regard des actions que pose en coulisse et avec un objectif  bien précis,  l’archevêque de Kinshasa, dont la voix compte parmi les chrétiens catholiques. Le combat de l’homme a une dimension ethnico-tribale. Il souhaiterait faire nommer un ressortissant du Bandundu à la tête du gouvernement en remplacement de Bruno Tshibala. Ses trois candidats sont : Olivier Kamitatu, Martin Fayulu et Freddy Matungulu. C’est un coup d’Etat en gestation, soutenu par quelques pays européens.

 

Dans son article sur les manœuvres contre le Premier ministre concoctées par Joseph Olengankoy, publié par le quotidien L’Avenir dans son édition du 27 Décembre dernier, il a déploré la dimension ethnico-tribale du combat que mène l’homme politique congolais, tout en prétextant la volonté d’amélioration des conditions de vie des Congolais. Et Laurent Monsengwo, allié objectif d’Olengankoy, est dans la même logique réfractaire à l’unité nationale tant souhaitée. L’homme ne fait rien pour rien. Pour être au clair, il fait tout pour soi-même, en privilégiant des considérations d’ordre ethnico-tribal.

C’est d’ailleurs le soubassement de la marche qu’il a initiée le 31 décembre dernier, à travers les laïcs catholiques avec pour but de renverser l’actuel Premier ministre pour le remplacer par quelqu’un de chez lui. Ses actes sont éloquents depuis la Conférence nationale souveraine, CNS entre 1991et 1992. Il les assume sans sourciller. C’est ici que tous les opposants qui prétendent se battre pour l’alternance politique devraient ouvrir l’œil et le bon, puisque l’agenda du Cardinal leur est suicidaire.

Depuis la nomination, par le chef de l’Etat, de Bruno Tshibala à la tête du gouvernement, le Cardinal Laurent Monsengwo n’a jamais digéré l’arrivée d’un ressortissant de l’espace Kasaïen à la Primature. Pourtant, cette nomination a respecté bel et bien l’Accord dit de la Saint-Sylvestre, en ce que Bruno Tshibala est issu du Rassemblement, puisque porte-parole de cette plateforme politique même du vivant d’Etienne Tshisekedi, mais aussi Secrétaire général adjoint de l’UDPS. Laurent Monsengwo lui, a toujours crié à la violation dudit Accord. L’histoire semble se répéter avec le Haut Commissariat de la République – Parlement de transition, HCR-PT où il avait, en 1994, crié à la violation de l’acte constitutionnel de la transition. Etienne Tshisekedi mort, le Cardinal se met à réclamer l’application stricte de l’Accord du 31 décembre 2016.

Dans sa quête effrénée du pouvoir, le prélat catholique a préféré s’appuyer prétendument sur l’amélioration des conditions de vie des Congolais, afin de faire louper la Primature, non seulement à un ressortissant du centre du pays, mais encore moins à l’UDPS.

Rallier l’opinion nationale à ses idéaux

Des sources dignes de foi indiquent que Laurent Monsengwo qui entretient toujours des relations privilégiées avec les institutions du pays, se bat désormais pour obtenir le départ de Bruno Tshibala en vue de le faire remplacer par quelqu’un de l’ex-province du Bandundu. L’homme aurait déjà proposé trois noms sur la table du chef de l’Etat à savoir Olivier Kamitatu, Martin Fayulu et Freddy Matungulu, tous trois ressortissants du Bandundu et aucun d’eux, de l’UDPS.

Pour prouver de quoi il est capable, Laurent Monsengwo a saisi la balle au bond. Profitant de l’échec avéré dans la mobilisation des Congolais par l’UDPS/Limete et le Rassemblement, contre le pouvoir en place, il a eu à se prétendre, auprès du pouvoir qu’il est le seul capable d’offrir la paix au président Kabila et par conséquent, l’interlocuteur valable à consulter dans les efforts de sortie de crise que traverse le pays.

La stratégie qu’il met en place, sort d’une réflexion qu’il a mûrie depuis plusieurs mois. Elle consiste à rallier l’opinion nationale à ses idéaux. C’est dans ce cadre que le vendredi 10 novembre dernier, il avait été l’initiateur d’une rencontre organisée en la Cathédrale Notre Dame du Congo, avec les artistes musiciens congolais, venus nombreux pour l’écouter. L’archevêque métropolitain de Kinshasa avait souhaité sensibiliser les leaders d’opinion à véhiculer auprès des Congolais des messages dits d’unité, ce qui profiterait à sa stratégie.

En ce temps, d’aucuns pensaient qu’à l’instar de certains contacts insidieux, le face-à-face Monsengwo–Musiciens en était un. Il cachait bien une face qu’ils qualifient, simplement, de ‘’messe noire’’, en raison de ses motivations et soubassements qui étaient jusque-là difficiles à décrypter.

Ses tournées en Europe à la rencontre de la diaspora pour finir par être élu comme président de la transition sans Kabila, ont fait dire aux plus avisés qu’un coup fourré serait toujours en perspective en Rd Congo. Et qu’en pareil cas, les autorités congolaises devraient se préparer, logiquement, à y faire face. Et bien, nous y voilà.

Se prévalant également détenteur d’un Plan B contre le président Kabila, Laurent Monsengwo est passé par les laïcs de son archevêché pour inciter les Kinois à la révolte. Son objectif est précis. A défaut d’obtenir le départ de Joseph Kabila, il joue une autre carte: Convaincre le pouvoir  à nommer l’un de ses frères du Bandundu à la Primature, en remplacement de Bruno Tshibala. Même Félix Antoine Tshilombo, dont la clairvoyance politique fait défaut, ne voit rien venir.

D’ailleurs, après l’échec de la marche du 31 décembre, le Comité laïc de coordination a décidé de revenir à la charge pour forcer, dit-il, le départ de Kabila. C’est encore là un prétexte pour Laurent Monsengwo d’obtenir en contre partie la nomination, soit d’Olivier Kamitatu, ou de Martin Fayulu ou encore de Freddy Matungulu. Pourtant, des manifestants catholiques de bonne foi, ont exprimé leur écœurement suite à cette manipulation et confirment la présence des Kuluna (des désœuvrés violents), des combattants armés et autres inciviques dans les cortèges qui ont pour mission de mettre du feu au pays, afin de bloquer de l’intérieur la marche irréversible vers les élections. La stratégie est qu’une fois qu’un de ses poulains est nommé Premier ministre, il aura pour mission de remettre en cause tout l’ordre politique afin de provoquer des troubles civiles pour la prise de pouvoir politique effectif. Les affaires pourront reprendre.

D’autres part, l’on déplore l’attitude des curés des paroisses qui, sachant que l’autorité urbaine avait interdit la marche pour raison de sécurité, ont bravé les lois de la République. Ces laïcs en tête des cortèges en marche, se dirigeaient vers des points de ralliement. Si vérité est à dire, l’on devrait commencer par condamner ceux qui ne respectent pas les lois de la République.

Il faut noter que le prélat catholique est fin stratège. D’une part, il perçoit les subsides du gouvernement et de l’autre, il vilipende ces mêmes autorités. L’homme est donc à la quête d’une condamnation internationale contre ce qu’il qualifie de barbarie. Aussi dans son plan, les membres du gouvernement Tshibala seraient les prochaines victimes de lynchage ou d’assassinat par les commandos de l’opposition qu’il présente comme des laïcs. D’où, cette interrogation : A quand la vérité par l’archevêque sur ses véritables motivations ?

Les Congolais qui suivraient encore des appels à manifester des laïcs catholiques, devront savoir qu’ils sacrifieraient leurs vies pour satisfaire les appétits politiques de l’archevêque de Kinshasa. Pourtant celui-ci, en dépit de ses tractations qui remontent à la Deuxième République, n’avait pas réussi à offrir ciel et terre qu’il promet actuellement aux Congolais.

L’Avenir

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