Les troubles neurocognitifs dus au VIH ignorés

par -
0 786
Want create site? With Free visual composer you can do it easy.

Un neuropsychiatre préconise le dépistage

Il s’est tenu hier mardi 20 octobre, une conférence sur les troubles neurocognitifs dus au VIH. C’était sous la présidence du Dr Gilbert Mananga Lelo, un neuropsychiatre. Il est médecin-directeur au Centre neuropsycho-pathologique (CNPP). Cette conférence a eu pour objet d’informer la population congolaise, plus particulièrement celle  de Kinshasa du risque des troubles mentaux  provoqués par  le virus du Sida. « Beaucoup ignorent cela », a relevé l’orateur.

La proportion de sujets porteurs du VIH est exposée à une déficience cognitive parce qu’elle est infectée depuis de nombreuses années ou simplement parce qu’elle avance en âge, ou les deux ne cesse d’augmenter. Compte tenu de leur potentiel évolutif et de leur retentissement sur l’observance thérapeutique, il est nécessaire de les reconnaître et de les explorer. L’optimisation de la prise en charge et du traitement antirétroviral chez le patient séropositif vieillissant est particulièrement importante.

La dimension psychologique qui est liée aux soucis surtout de savoir son état de santé, aux stress et enfin le social qui est une dimension beaucoup plus complexe touchant le plus la population congolaise.

Le VIH est présent dans le système nerveux dès les premiers stades de l’infection. Plusieurs hypothèses physiopathologiques sont avancées par des auteurs. C’est notamment le cas du tropisme neurologique du VIH, du vieillissement accéléré induit par le VIH, des comorbidités, de la diffusion variable des antirétroviraux dans le système nerveux central, de la toxicité de certains antirétroviraux.

La pénétration du système neveux par le VIH se fait dès la séroconversion. La neurotoxine du virus est liée à un effet indirect par le biais de protéines virales et de différents médiateurs de l’inflammation.

Une étude démontre que le VIH ne peut pas directement  infecter les neurones. Ses cellules cibles sont les lymphocytes et les macrophages. L’inflammation chronique semble donc jouer un grand rôle dans l’émergence des troubles neurologiques.

Les troubles neurocognitifs est plus fréquents chez les patients présentant une infection par le Virus VIH. Leur dépistage et leur prise en charge ainsi que l’évaluation du risque suicidaire sont de la plus haute importance pour la pratique clinique.

Depuis la découverte de la trithérapie, l’espérance de vie pour les patients infectés par les virus de l’Immunodéficience humaine VIH s’est nettement améliorée. Toutefois, la population VIH reste vulnérable quant à plusieurs aspects de son existence et elle doit affronter de nombreux déficits personnels, somatiques, sociaux, psychologiques et psychiatriques. Comme c’est le cas pour conditions médicales générales (cancer, maladies cardiaques, certaines maladies neurologiques, etc…), l’infection et la progression clinique du VIH augmentent le risque d’apparition de certains troubles psychiatriques. Plus particulièrement, les troubles de l’humeur unipolaires ont une prévalence  élevée.

Quid du  ralentissement mental

Comme signe clinique, il y a : le ralentissement mental,  le déficit d’attention, syndrome dyséxecutif (plan, flex, raisonne, abstraction, comportement, apathie, désinhibition, humeur variable,  habile motrice, lenteur, maladresse, instabilité…)

Pour les Malades suivis en milieu hospitalier, l’âge moyen: légèrement augmenté, la majorité des malades sont des intellectuels d’après les enquête.

Des facteurs de risque

Les  partenaires multiples, Les systèmes digestif, respiratoire et le système nerveux sont les plus touchés par l’affection, SN= sous-estimés dans les études non PSY. La majorité de malades: stade III et IV. Il est vivement recommandé de se faire dépister des troubles neurocognitifs.

 

(Clémence Kilondo)

Did you find apk for android? You can find new Free Android Games and apps.

PAS DE COMMENTAIRE

Laisser une Réponse