Les recettes dégringolent: Suite à la morosité de l’économie internationale

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La situation qui prévaut au pays et qui se caractérise par la chute drastique des cours des matières premières a obligé le Gouvernement de la République à tenir sa quarante et troisième réunion ordinaire de la Troïka stratégique depuis le début de cette année. Et ce, en présence des personnalités habituelles. Bien avant d’aborder les questions économiques, cette réunion  s’est réjouie d’abord du fait qu’un accord a été signé devant l’opinion nationale et internationale par les participants au dialogue politique national et inclusif initiée par le Président de la République. Pour Modeste Bahati qui faisait la restitution de cette réunion à la presse, cela augure de grands espoirs et un passage en douceur vers les élections.

Abordant la situation économique sur le plan international, il a cité une étude qui a été faite récemment par le Fonds monétaire international (FMI), qui a démontré que l’Afrique subsaharienne va descendre jusqu’à 1,5% du taux de croissance. Et ce, contrairement aux années antérieures où ce taux se situait en moyenne à 3,5%. Ceci démontre que la morosité de l’économie mondiale n’épargne aucun coin de l’univers.

Par ailleurs, il a expliqué que l’évolution des cours de matières premières intéressant l’économie congolaise relève globalement des évolutions stables avec une très légère hausse pour le pétrole et le cuivre. Pour ce qui est du prix des matières premières, en ce qui concerne le cuivre, il a connu une légère hausse. La tonne métrique s’est échangée à 4.804 dollars Us, pendant que l’or a connu une légère baisse et il se négocie à 1.258 dollars Us contre 1.265 la semaine dernière. Pour ce qui est du cobalt, il a connu une variation nulle, c’est-à-dire que c’est le même prix que la semaine d’avant, soit 28145 dollars Us la tonne métrique. Entre-temps, les céréales ont connu une légère hausse : le riz se situe à 10.28, le blé à 410 dollars Us et le maïs à 128 dollars Us.

Pour une politique économique expansive

Les estimations préliminaires de la croissance, sur la base des réalisations de production au premier semestre, sont établies à 4,3% contre une prévision de 5,3%. Le rapprochement de ces deux indications suggèrerait la mise en œuvre d’une politique économique expansive. Cette possibilité est cependant contrainte par le potentiel de risque inflationniste attribuable principalement à l’accélération persistante de la dépréciation de la monnaie nationale causée notamment par la baisse brutale et imprévue des cours de matières premières. Et ce, même si le ministre affirme que nous allons voir, d’ici la fin de l’année, comment nous situer comme tout le monde, parce que le pays connait une baisse de l’activité économique inhérente aux chocs extérieures, mais aussi à certaines causes internes comme l’insuffisance de l’énergie électrique dans le secteur productif.

L’inflation, au regard des réalisations à la deuxième semaine du mois en cours, s’établirait à 4,9 % contre un objectif de 4,2%. Au 14 octobre, le solde général des opérations financières de l’État, intégrant l’amortissement de la dette, s’établit, depuis le début de l’année, à 323,6 milliards de FC. Sur le mois, les réalisations probables des recettes sont situées à 233 milliards de FC, l’un de niveaux le plus faible depuis cinq ans. Pour atteindre un déficit zéro au cours de ce mois, les dépenses doivent être plafonnées aux rémunérations représentant environ 70% des recettes et à d’autres dépenses contraignantes. Il est à retenir le début des opérations de la paie pour le mois d’octobre.

Franc congolais, la dépréciation continue

Le marché de change est marqué par la dépréciation persistante de la monnaie nationale. Au parallèle, le cours de change vendeur est établi à 1.194,2 FC/ le dollar américain en moyenne. Comparé au cours de 940 FC du 31 décembre 2016, il se dégage une dépréciation de 21,3% de la monnaie nationale. Les réserves de change sont situées à 926,7 millions d’USD, correspondant à 4,1 semaines d’importations des biens et services.

Pour lutter contre le risque de dérive inflationniste, le taux directeur est à 7% l’an depuis la dernière modification du 28 septembre 2016. Les coefficients de réserve obligatoire pour les dépôts à vue et à terme en devises viennent d’être portés 13% et 12% respectivement contre 10% et 9%. A l’issue de cette réunion, le ministre de l’Economie nationale a informé que le Premier ministre a décidé de convoquer une autre réunion au cours de laquelle la situation des pétroliers producteurs va être examinée, notamment la nouvelle structure des prix de produits pétroliers, ainsi que le problème posé par les devises. Et ce, pour approvisionner le pays de manière à ce qu’il n’y ait plus de manque, ni de pénurie durant cette période à l’approche de la fin de l’année.

(Jean-Marie Nkambua)

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