Les producteurs de pétrole du Golf ne peuvent pas se contenter de s’adapter à la baisse des prix pétroliers

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La baisse des recettes pétrolières entraîne d’importants déficits budgétaires et un ralentissement de la croissance, alors que la population locale, jeune, a besoin de plus d’emplois. Voici, résumé en quelques lignes, le défi économique auquel sont confrontés six pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) : l’Arabie saoudite, le Bahreïn, les Émirats arabes unis, le Koweït, Oman et le Qatar. Pour y répondre, ces pays s’efforcent de réduire leur dépendance à l’égard du pétrole, renforcent leurs budgets et dynamisent le secteur privé afin qu’il soit porteur d’emplois pour les jeunes.

Comment ces pays peuvent-ils réduire leurs déficits tout en stimulant la croissance économique? Comment leurs banques centrales peuvent-elles maintenir un flux de crédit suffisant pour soutenir l’économie? Des études récentes du FMI se sont penchées sur ces questions : voici leurs principales conclusions. L’étude intitulée «The Economic Outlook and Policy Challenges in the GCC Countries» («Perspectives économiques et défis stratégiques dans les pays du CCG») se penche sur les perspectives économiques de la région et sur l’excellent travail déjà réalisé par les dirigeants pour résoudre certaines difficultés budgétaires.

  • La croissance des secteurs non pétroliers se rétablit dans une certaine mesure, mais des réformes plus rapides sont nécessaires pour stimuler davantage la croissance et soutenir la diversification économique, le développement du secteur privé et la création d’emplois.
  • Ces réformes sont les suivantes : réduire le rôle du secteur public, en recourant notamment à des privatisations et à des partenariats avec le secteur privé; améliorer le climat des affaires grâce à une réglementation mieux conçue et à des services publics plus efficaces, afin d’attirer les investissements extérieurs et intérieurs; amener les citoyens à travailler dans le secteur privé en leur fournissant une éducation et une formation de meilleure qualité.

Une autre étude, intitulée «How Can Growth-Friendlier Fiscal Adjustment be Achieved in the GCC?» («Comment appliquer dans les pays du CCG des ajustements budgétaires plus propices à la croissance?»), examine comment les États peuvent encore réduire leur dette et leurs déficits tout en préservant la croissance et l’emploi.

  • Le niveau des dépenses publiques est plutôt élevé dans les pays du CCG, et avait encore augmenté pendant la flambée des cours du pétrole. La réduction des dépenses nécessitera de remettre en question le rôle traditionnel de l’administration, vue comme un fournisseur d’emplois et de services.
  • Pour maintenir le dynamisme de l’activité économique, les coupes budgétaires devront viser prioritairement la masse salariale du secteur public et les subventions. Les États doivent également mieux cibler l’aide, afin de la réserver à ceux qui en ont le plus besoin et de protéger les investissements qui sont essentiels pour la croissance. Ils doivent également améliorer la qualité des dépenses, notamment en matière de santé et d’éducation, deux secteurs où le niveau de dépenses est élevé, alors que les résultats ne sont pas toujours à la hauteur.

La troisième étude, intitulée «Strengthening Liquidity Management Frameworks in Support of Stability and Growth in the GCC» («Renforcer les cadres de régulation de la liquidité pour soutenir la stabilité et la croissance dans les pays du CCG»), examine les moyens dont les banques centrales disposent pour mieux anticiper et gérer les brusques changements des flux de crédit disponibles pour les banques, à la suite d’une forte évolution des cours pétroliers.

  • La baisse des prix pétroliers a entraîné des périodes de resserrement de la liquidité bancaire qui ont suscité, dans certains cas, une montée brutale des taux d’intérêt à court terme et une augmentation de la volatilité des marchés. Cela pourrait entraver la circulation du crédit.
  • Les banques centrales et les ministères des finances doivent coopérer en échangeant des informations sur leurs prévisions relatives à la trésorerie publique, afin que les banques centrales soient en mesure de prévoir les besoins de liquidité du système bancaire. Elles doivent également revoir et, si nécessaire, étoffer les instruments dont elles disposent pour injecter de la monnaie dans le système bancaire ou en retirer.
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