Les présumés rebelles ougandais de l’ADF n’ont jamais désarmés. Encore cinq personnes tuées dans le territoire de Beni

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Les présumés rebelles ougandais de l’ADF n’ont jamais désarmés dans le territoire de Beni où ils seraient coupés de tout ravitaillement. Ces terroristes ougandais ont tué par machette mercredi matin cinq personnes qui se rendaient au champ à Matipa, non loin de la cité d’Oicha, chef-lieu du territoire de Beni. Un des habitants qui l’a fait savoir à RTGA Fm déclare que les forces armées de la RDC intensifient la pression sur ces rebelles, afin de les contraindre à désarmer totalement, alors que c’est la consternation totale sur toute l’étendue du territoire de Beni.

  1. Kasereka Taipa qui a été joint par Marty Da Cruz Olemba a précisé que les gens se rendaient pour des travaux champêtres et c’est là qu’ils ont été embusqués par ces rebelles des ADF. Les autorités militaires engagées dans l’opération Sukola1 se disent être à la trousse de ces rebelles qui agissent maintenant en petit groupe. Les autorités continuent à appeler la population à ne pas aller dans des champs qui échappent encore au contrôle des FARDC.

Le bilan serait plus élevé

Selon Teddy Kataliko, président de l’ONG locale Société civile du territoire de Beni, le bilan du drame serait plus élevé et s’élèverait à “dix morts”. “D’autres corps ont été retrouvés” dans les environs au cours des recherches des forces de l’ordre, affirme-t-il, appelant “les autorités locales à veiller à la sécurité des habitants”.

Pour M. Kataliko, ce nouveau massacre est le fait des rebelles musulmans ougandais des Forces démocratiques alliées (ADF). Cette milice opposée au président ougandais Yoweri Museveni et présente au Congo depuis 1995 est accusée d’être responsable des tueries aveugles ayant endeuillé la région à répétition depuis le mois d’octobre.

D’octobre à décembre, plus de 260 personnes, essentiellement des civils (hommes, femmes et enfants), y ont été tuées dans une succession de massacres commis principalement à l’arme blanche. En décembre, une opération conjointe de l’armée congolaise et de la Mission de l’ONU pour la stabilisation du Congo (Monusco) avait contribué à ramener le calme. Les tueries n’ont cependant pas cessé complètement et se sont étendues aux zones limitrophes de la Province-Orientale au tournant de l’année.

Depuis le 1er janvier, une quarantaine de personnes au moins ont ainsi péri dans des attaques similaires dans le territoire de Beni ou en Province-Orientale. Signalons que depuis un certain temps, les relations entre la Monusco et les autorités congolaises se sont nettement détériorées au début de l’année, sur fond de désaccord sur la façon de mener à bien l’offensive contre les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) réclamée avec insistance par la communauté internationale pour mettre hors d’état de nuire ces rebelles hutu rwandais présents dans l’est du pays depuis plus de vingt ans.

Selon plusieurs diplomates en poste à Kinshasa, le renouvellement du mandat de la Monusco pour un an fin mars par le Conseil de sécurité, n’a pas amélioré les choses, et les Casques bleus et l’armée congolaise n’entretiennent toujours aucune coopération militaire depuis plusieurs mois.

L’ADF avait subi de lourdes pertes au premier semestre 2014 sous le coup d’une offensive de l’armée congolaise à laquelle la Monusco avait fini par prêter main forte. La mission onusienne ne voyait pas d’un bon œil cette opération et jugeait alors plus urgente la lutte contre les FDLR, alors que plusieurs experts estimaient que les rebelles ougandais ne présentaient pas de menace majeure pour les efforts de stabilisation de l’est de la RDC, ravagé par les conflits armés depuis plus de vingt ans. Profitant d’un relâchement de ces opérations à la fin du mois d’août, la rébellion avait repris l’initiative.

(JMNK)

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