Les préparatifs de la rentrée scolaire s’annoncent timides

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A quelque deux semaines de la date fixée par le ministère de l’enseignement primaire et secondaire (EPS) pour la reprise des cours, il s’observe une certaine timidité dans les marchés de fournitures scolaires. Cela laisse comprendre que par rapport aux années antérieures, beaucoup de parents éprouvent des difficultés pour s’approvisionner. La plupart d’entre eux ne savent comment s’y prendre, à quel saint se vouer pour faire face aux exigences de l’heure. Ce constat est partagé notamment par Mme Nadine Shabani, en sa qualité de parent. « Je n’ai encore rien acheté pour la rentrée scolaire, car nos salaires ne sont pas encore disponibles. La date de la rentrée approche, et les écoles persistent à vendre des fournitures scolaires à des prix quelque peu exagérés. Pendant ce temps, ces établissements exigent des acomptes, en termes des frais de confirmation d’inscription. Pourtant, le ministère de tutelle avait interdit de telles pratiques », a-t-elle témoigné.

Toutefois, il convient de préciser que la question de l’acompte sur les frais scolaires divise, comme le démontre, à cet effet, la déclaration d’une promotrice d’école. « Notre établissement a un modèle particulier d’uniforme. Et quand nous exigeons l’achat de cela, nous prenons en compte le coût de la couture. Nous sommes fidèles aux instructions de la tutelle, voilà pourquoi nous ne conditionnons pas l’entrée en classe au paiement des frais », a-t-elle dit.

Comme on le comprend, le ministère de tutelle a du pain sur la planche. Dans la mesure où, certaines de ses mesures souffrent de la non-application. De nombreuses écoles, pendant ce temps, font la sourde-oreille et persistent dans des pratiques décommandées. C’est le cas de l’obligation d’achat d’uniformes à l’école, du paiement des frais pour la confirmation de l’inscription, etc.)

Pour leur part, les parents pointent du doigt le  gouvernement qui traine les pas à payer à temps les salaires. Dans la foulée, un parent tiers estime que par expérience, attendre de l’Etat serait risqué, surtout pour les parents qui scolarisent plus d’un enfant. Il les exhorte à l’auto-prise en charge. « Nous croyons que tout est question d’organisation. Cela ne sert à rien de toujours attendre la dernière minute pour faire les choses à la hâte,  alors que la rentrée des classes ne se prépare pas à la rentrée mais à la clôture de l’année scolaire précédente. La plupart des parents passent leur temps dans la distraction et sont surpris à la veille et cela, chaque année de même. Si l’on reporte la date de la rentrée, rien ne prouve qu’ils pourraient être prêts », a-t-il constaté. Voilà pourquoi les parents doivent prendre conscience de la responsabilité qui est la leur, car ils sont les premiers artisans de l’avenir de leurs rejetons.

 

(Marleine Ndjibu /Stagiaire)

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