Les pellicules africaines à l’heure de la pacification

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Le film « Lyiza » plante les décors  d’une réconciliation difficile  après un génocide

 La réalisatrice M.C. Dusabenjambo

Le film « Lyiza » de la réalisatrice et scénariste rwandaise, Marie-Clémentine Dusabenjambo retient  l’attention du  public  sur le plan thématique et sur le plan technique. Sur cette dernière, ce jeune réalisateur capte l’attention des cinéphiles par la description de traits d’expression des personnages…Elle sait transmettre par les images la profondeur d’une réalité troublante d’un pays sorti des affres de la guerre.

La mémoire pesant sur le sort des victimes d’agressions qui sont appelées à communier avec leurs agresseurs dans un élan de réconciliation, dans le présent. Cette thématique particulière touche le public, de voir une population se réconcilier sur base d’une histoire douloureuse due à la haine ethnique.

Cette réconciliation est calquée sur l’histoire d’une jeune fille. Le passé est toujours présent dans la vie de Lyiza qui doit vivre avec le souvenir traumatisant de l’assassinat de ses parents,  pendant le génocide au Rwanda. Quand elle reconnaît dans le père de son camarade de classe la personne responsable de leur mort, se crée une grande tension. Et face à cette scène de réconciliation difficile après ces affres du génocide, l’intervention d’un enseignant pousse ces jeunes gens à  se réconcilier. Cette scène de paix se déroule peu après une visite guidée au musée du génocide. Un lieu de mémoire qui guide Lyiza vers le pardon.  A l’issue des résultats de jury des 24èmes  journées cinématographiques de Carthage, le film « Lyiza » de la réalisatrice et scénariste rwandaise, Marie-Clémentine Dusabenjambo a remporté à Tunis  avec succès, le Tanit de Bronze dans la section court-métrage.

Née à Kigali au Rwanda, Marie-Clémentine Dusabejambo, est Ingénieure en Electronique et Télécommunications.”Lyiza” est son premier film. Ceci constitue les fresques d’un Etat qui doit se réconcilier en lui-même  et effacer sa lourde histoire émaillée par des scènes de haine et de cruauté meurtrière. Ce pays doit  repartir sur de nouvelles bases de la réconciliation nationale.

La renaissance de l’Afrique en pellicule

Ce film s’inscrit dans la logique de « plus jamais ça ». En devoir de mémoire, la communauté doit se remémorer ces pages noires pour ne plus repartir sous les nouvelles bases, de la paix et du développement intercommunautaire. La logique du travail de cette jeune réalisatrice s’inscrit presque dans la même approche que la vidéaste rwandaise Laura Nsengiyumva. Cette artiste a présenté à la dernière biennale de Dakar, une vidéo en boucle intitulée « 1994 »,  en devoir de mémoire.   Cette œuvre commémorative est une manière pour l’artiste d’interpeller l’humanité sur le plus jamais ça…. plus jamais de guerre et de violences ethniques, pour  l’essor de l’Afrique.

Pour la petite histoire, les Journées Cinématographiques de Carthage (J.C.C) sont une manifestation biennale fondée sur la présentation publique de films et l’organisation de rencontres entre leurs auteurs, réalisateurs, producteurs, distributeurs, techniciens, interprètes et autres. Elles ont pour but de contribuer à la promotion d’une cinématographie nationale dans chacun des pays africains et arabes.

(Saint Hervé M’Buy)

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