Les NTIC en milieu estudiantin à Kinshasa: Quand les réseaux sociaux prennent le dessus sur l’attention au cours

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Furaha Motigebu étudiante de l’ISP/Gombe (ph. Tiers)
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Aujourd’hui, avec les réseaux sociaux, il est possible en un clic, de retrouver une personne qu’on a perdue de vue. Les nouvelles technologies de l’information et de la communication(NTIC) facilitent aux scientifiques d’effectuer des recherches et d’acquérir plus de connaissances. Mais, nous avons constaté que seulement peu d’étudiants s’en servent  à des fins utiles. D’autres préfèrent se connecter sur Facebook, Whatsapp, Imo, etc., pendant que le professeur dispense le cours. A la veille des interrogations et des examens, certains préfèrent télécharger des films, discuter jusque tard avec les amis via les réseaux sociaux. Dans les lignes qui suivent, le Journal l’Avenir a recueilli les réactions des étudiants rencontrés dans différentes universités.

Furaha Motigebu est étudiante à l’Institut supérieur pédagogique, ISP/ Gombe. Elle atteste que les réseaux sociaux sont une bonne chose si et seulement si l’on se donne une discipline personnelle. C’est-à-dire, ne pas s’en servir abusivement. Pendant la leçon, il serait mieux pour l’étudiant de se concentrer. Il pourrait se servir de son téléphone pour une recherche afin d’ajouter un plus à sa connaissance et non s’engager dans une discussion au moment où l’enseignant professe.

«La vie estudiantine est compliquée. Beaucoup se plaignent d’avoir des échecs à la fin de l’année alors qu’au moment où il fallait réunir les efforts, ils se plongeaient dans les réseaux sociaux. Pendant les cours, je me sers peut-être de l’internet pour vérifier une information. Les études sont prioritaires, le reste doit venir en second lieu», a affirmé Joelly Djeneba, étudiante à l’Institut technique médical, ITM/ Croix-Rouge à Kinshasa.

Quand les conditions d’études laissent à désirer

Dorcas Nzinga, une étudiante de l’Institut supérieur d’informatique, programmation et analyse, ISIPA,  explique : Les conditions d’études lorsqu’elles laissent à désirer, deviennent également des facteurs qui déconcentrent et démobilisent. L’on peut bien avoir envie de suivre les cours mais il y a souvent des désagréments dans les auditoires, des étudiantes et étudiants qui se mettent parfois à discuter sur les réseaux sociaux. Sans doute que les auditoires sont souvent saturés, et cette situation influe négativement sur l’attention due au professeur.

«Il y a plusieurs étudiants dans une salle étroite. Il fait chaud, l’envie de rester suivre les cours nous quitte. Nous nous efforçons mais il arrive que le cerveau n’en peut plus. Dans ce genre de cas, il n’y a pas mieux que Whatsapp pour se défouler un peu», a fait savoir Carla Mbunga, étudiante à l’ITM/ Croix-Rouge.

Les études ne rassurent pas toujours un avenir meilleur mais il est mieux de les prendre au sérieux. Demain ou après-demain,  les efforts fournis pourront finir par payer. Les parents ne gagnent pas énormément, certes, mais se coupent en mille morceaux pour payer les frais académiques, les syllabus et accompagner la vie socio-académique de leurs rejetons. Les réseaux sociaux sont des moyens de communication à la portée de chaque personne.  Toutefois, il est regrettable de constater que de plus en plus d’utilisateurs, surtout en milieu universitaire, soient incapables de se discipliner par rapport à cet outil.

(Lofoli Gloria/ Stagiaire Ifasic)

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