Les instruments traditionnels dans la musique moderne intéressent les chercheurs

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une vue de festival MbondaElela
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Dans le cadre de ce festival de percussions de MbondaElela, un atelier a été organisé à l’Institut National des Arts (INA),sous le thème : « Les instruments traditionnels dans la musique moderne ». Plus de quatre intervenants ont défilés dans la salle exigüe de l’Institut national des Arts, pour exposer sur cette thématique. Partant de l’Organologie (la science qui étudie les instruments de musique), en passant par la Convention de l’Unesco de 2005 sur la protection et la promotion de la diversité culturelle et en chutant sur la présentation du projet Etoko et l’apport des instruments traditionnels dans la musique traditionnelle.

Ratifiée par la RDC en 2010, la convention de l’Unesco sur la protection et la promotion de la diversité culturelle se conçoit, a affirmé Augustin Bikale, comme un élément du développement. Elle ne vise pas une culture donnée mais toute expression culturelle reflétant l’identité communautaire.

C’est ici que ce représentant de l’Unesco a signifié qu’une industrie culturelle est toute activité qui produit et/ou commercialise les œuvres culturelles. Et d’indiquer que la distribution des musiques en ligne est l’un des mouvements en vogue ce dernier temps.

Dans sa chute, il a rappelé que le fait de ratifier ladite convention oblige les Etats à deux exercices : droit et devoir. Cette convention ne peut prendre corps si seulement il y a une politique culturelle. Et, une fois ratifiée, l’Etat et des plateformes culturelles peuvent bénéficier de certains fonds et opportunités de financement de la part de l’Unesco.

Il a insisté sur le fait que cette convention ne peut prendre corps qu’après l’élaboration de la politique culturelle pour chaque pays, province,… Et Kinshasa l’a compris, devenant ainsi depuis un temps,la Ville récréative de l’Unesco.

Du « Kumba » à la « Rumba » : la danse du nombril

L’histoire renseigne que les instruments de musique restent le vrai témoin de l’évolution et de l’existence de l’humanité, a constaté le Professeur Mwendanga de l’INA qui a exposé sur « l’Apport des instruments traditionnels dans la musique congolaise moderne ». D’entrée de jeu, il a fait savoir que la fabrication d’instruments en Afrique, n’a pas évolué et reste rudimentaire. Parallèlement, en Europe, la période de l’industrialisation a permis certaines transformationsd’instruments.

Revenant sur la rumba congolaise, qui tire ses origines du mot Kumba, de l’Espagnol, et en kikongo « la danse du nombril », et a évolué pour donner des rythmes sensuels. « Actuellement, la musique moderne reste traditionnelle sauf la voix », a –t-il affirmé.

Selon les dernières études de l’Institut des Musées nationaux du Congo (IMNC), il y a plus de trois mille instruments traditionnels de musique dont l’utilisation dans la musique moderne ne dépasse pas 10%. Les musiciens congolais n’ont pas excellé, a-t-il regretté, dans les instruments traditionnels, à part NgelekaKandanda qui s’est illustré dans ces instruments. « L’apport des instruments traditionnels dans la musique congolaise moderne est presque nul », a-t-il conclu. Au-delà de l’impact de la musique moderne, les instruments traditionnels  restent influents à travers les guitares solo, basse…

(Onassis Mutombo)

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