Les enfants s’engagent pour leurs droits

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Un atelier participatif s’ouvre à Kinshasa

A l’occasion du 10ème anniversaire de la résolution 1612 du Conseil de Sécurité des Nations Unies portant sur la mise en place d’un mécanisme de surveillance et de documentation des violations graves des droits de l’enfant en temps de conflit armé, le gouvernement de la République Démocratique du Congo (Rdc), en partenariat avec le bureau du Fonds des Nations unies pour l’Enfance (Unicef) , a organisé un atelier national à Kinshasa.

Cet atelier a notamment regroupé 20 enfants dont dix de Kinshasa, cinq de Goma et cinq autres de Lubumbashi. Je m’en vais vous relater en détail, tout en restant brève, comment se sont déroulées ces cinq journées de l’atelier national. « Je tiens à préciser dans un premier temps que nous, les 20 enfants présents avions tous participé à un atelier provincial sur la même problématique au début du mois de juillet et c’est de là que nous avons été sélectionnés pour l’atelier national. Vous pouvez d’ailleurs lire l’article de Carmel, un Enfant Reporter de Kinshasa, sur le déroulement de cet atelier provincial : Les enfants de Kinshasa unis pour les droits de l’enfant en période de conflit armé », peut-on lire sur la dépêche de «  Enfant reporter », structure appuyée par l’Unicef.

La première journée de travail a débuté par un mot de bienvenue avant d’enchaîner avec un récapitulatif sur certains points, à savoir : « les droits de l’enfant, les techniques de plaidoyer, les six violations graves des droits de l’enfant en temps de conflit armé et enfin, le mécanisme de surveillance et de documentation des violations graves des droits de l’enfant en temps de conflit armé en RDC ».

A la deuxième journée, les participants ont préparé le mixage des chants et des sketchs pensés au niveau provincial pour en produire un de chaque, à l’échelle nationale. Après le déjeuner, l’Unicef a présenté les réseaux sociaux notamment Facebook, Twitter et leur blog PO NA BANA, et comment ceux-ci pouvaient être utiles au travail de plaidoyer. C’était avant que l’on prépare le déroulement de l’émission de télévision que les enfants devraient eux-mêmes animer le lendemain au sujet du mécanisme de surveillance.

La troisième journée fut chargée parce que les participants s’étaient rendus sur le plateau de la télévision nationale dans un premier studio d’enregistrement pour y enregistrer notre chanson, « Enfants Pas Soldats » ainsi que son clip. Dans un deuxième studio, nous avons enregistré notre émission de télévision « La Voix de l’Enfant ».
Pour cette occasion, ils avaient tous reçus un t-shirt bleu ciel, comme celui du drapeau congolais, avec une inscription spéciale imprimée dessus.

Pour cette émission, précise la dépêche, l’UNICEF, la MONUSCO, le GTTC (Groupe de Travail Technique Conjoint) et le REEJER (Réseau des Educateurs des Enfants et Jeunes de la Rue), étaient les premiers invités. Soulignons que pendant l’enregistrement de l’émission, l’invité représentant du GTTC a affirmé qu’aujourd’hui, dans les forces armées congolaises, il n’y a plus d’enfant ce qui est une grande réussite vis-à-vis du Plan d’Action signé par la RDC le 4 octobre 2012. Ce Plan d’Action contient quatre volets qui partent de la séparation et l’identification des enfants dans les forces armées à la lutte contre l’impunité pour atteindre l’objectif « ZERO ENFANTS SOLDATS ».

Au fil de la quatrième journée, la mise en scène sur les violations des droits de l’enfant en temps de guerre a été tournée. C’était avant d’aller visiter quelques sites de Kinshasa, dont le bureau d’UNICEF RDC de Kinshasa, l’hôtel du gouvernement, le premier grand bâtiment d’Afrique centrale.

La cinquième, à la clôture donc, les participants s’étaient adressés aux décideurs qui détiennent le pouvoir de mettre fin aux violations graves des droits de l’enfant en RDC en temps de conflit armé.  Eunice et Jules-Alphonse, tous Enfant Reporter, ont présenté le message de plaidoyer national des enfants en formulant quelques requêtes : Que les droits des enfants en temps de conflit soient respectés : Qu’il n’existe plus d’enfants dans nos forces armés ; Qu’on intègre le cours des droits de l’enfant dans la formation de nos forces armées et de la police nationale.

(Yassa/Eunice, Enfant reporter de Kinshasa)

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