Les discussions de fond commencent ce mardi

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part au Dialogue de la Cité de l’Union africaine et le Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement, a connu la participation, d’une part de Félix Tshilombo, chef de la délégation ; de Jean-Marc Kabund wa Kabund, (SGUDPS) ; de Joseph Olengakoy (Fonus), Martin Fayulu (Ecidé), Lisanga Bonganga, Christoph Lutundula (G7), Olivier Kamitatu (G7), Valentin Mubake (UDPS), Delly Sessanga (Envol), François Mwamba Tshishimbi, Molisho (G7), etc. délégués du Rassemblement ; mais d’autre part, les délégués de ceux qui ont pris part au Dialogue politique inclusif, à savoir  Lambert Mende Omalanga (CCU), Vital Kamerhe (UNC), José Makila Sumanda (ATD), Steve Mbikay PT/NCPS), Adolphe Lumanu Bwana Sefu (PPRD), Maitre Nkulu Kilombo (PPRD), Martin Kabwelulu (Palu), Maitre Azarias Ruberwa (RCD), Jean-Lucien Busa Tongba (CDR), Michel Bongongo ( Opposition Républicaine), Florentin Mokonda Bonza (Opposition Républicaine), Ambatobe (UDPS); tandis que du côté de la Société civile, l’on a noté la présence de Mme Kathy Kalanga, Mme Madeleine Kalala, Tantu Mey, Jérôme Bonso, Maitre George Kapiamba, Christopher Ngoy, mais aussi les délégués de la diaspora et ceux du Rassemblement ayant signé l’Accord du 18 octobre 2016, en l’occurrence William Prince Mishiki (Unana/Mai Mai), tous en présence de Monseigneur Marcel Utembi, Président de la Cenco, mais aussi du Nonce Apostolique, ambassadeur du Saint siège en République Démocratique du Congo.

Cette deuxième journée de discussions directes s’est focalisée sur la validation des mandats des participants mais, aussi de l’adoption du Code de bonne conduite devant guider les participants aux échanges d’enrichissement de l’Accord politique du 18 octobre, de la Cité de l’Union africaine.

Un bémol tout de même, c’est la composante des délégués du Front pour le Respect de la Constitution, conduit par le député Fidèle Babala a claqué la porte, du fait du non prise en compte et/ou considération de son poids  politique du MLC, aux discussions directes. Deux délégués sont retenus, notamment Fidèle Babala et Ramazani Baya.

Echanges de cahier à l’Accord politique

Les travaux ayant été suspendus en raison de l’Ordination à Mbandaka de l’Archevêque Fridolin Ambongo Besungu de Mbandaka Bikoro, les participants se sont échangés leurs cahiers de charge pour le Rassemblement aux délégués signataires de l’Accord politique, d’une part et l’Accord politique inclusif mis sur table pour amendement, d’autre part, et les travaux vont se poursuivre les discussions demain mardi 13 décembre. Les délégués ayant pris part au Dialogue reconnaissent que toute œuvre humaine est perfectible. Cependant, ils  attendent du Rassemblement son enrichissement avec leurs points de divergence à confronter aux contenus dudit Accord, question de trouver un large consensus autour de la feuille de route de la Cité de l’Union africaine. Point n’est besoin d’affirmer qu’il s’agit de la remise en cause de l’Accord politique inclusif de la Cité de l’Union africaine, s’en tiennent lesdits signataires, mais son élargissement du fait de son ouverture partant de l’article 24 dudit accord, qui tend la main aux autres Congolais de s’élargir, pour non seulement trouver un large consensus, mais aussi son inclusivité, pour sauvegarder les intérêts de la République Démocratique du Congo.

La remise en cause des institutions démocratiquement élues

Du côté du Rassemblement, outre le document transmis par Christoph Lutundula et dont la presse avait reçu une copie et qu’Etienne Tshisekedi avait confirmé lors de son déplacement au Centre Interdiocésain, ses délégués avancent d’autres contraintes, notamment le départ du Chef de l’Etat Joseph Kabila, le respect de la Constitution, la refonte de la Ceni, du CSAC ; la dissolution de l’Assemblée nationale et du Sénat. Bref, le Rassemblement veut la « tabula rasa » de toutes les institutions de la République, mais aussi des organes d’appui à la démocratie.

Cependant, les participants vont s’éclater en trois commissions (Institutions, élections et décrispation politiques), en vue de dégager un consensus pour lequel, l’Accord politique doit être approfondi.

Cette manière risquée de présenter les choses présage que le Rassemblement est le seul détenteur du destin de la République Démocratique du Congo, avec le risque de donner de la matière à l’autre partie prenante à ces discussions, notamment les conservateurs de la Majorité Présidentielle, mais aussi les signataires de l’Accord de la Cité de l’Union africaine à prendre des dispositions impopulaires de déverrouiller et faire éclater la Constitution.

La voie périlleuse du Rassemblement contre la République

En somme, la voie périlleuse du Rassemblement qui n’a pas gagné les élections de 2011 pour prétendre diriger une institution ou faire partir des institutions est un exercice anti-démocratique, dont les conséquences politiques s’avèrent très dangereuses non seulement pour leur avenir politique, mais aussi pour la République démocratique du Congo, dont les prédateurs n’attendent que son implosion pour la rendre ingouvernable comme ailleurs.

La voie du Rassemblement semble interrogatoire dans le sens, qu’en réalité, cette famille politique ne vient pas dans le but de défendre le droit de la population comme il prétend le dire, mais en réalité chercher leur santé financière sur le dos du peuple naïf.

Cette attitude du Rassemblement est tributaire d’engager les acteurs politiques dans une confrontation sans lendemain, en ce que certaines voies s’élèvent pour dénoncer l’attitude marionnette du Rassemblement et de l’UDPS qui jouent le jeu de l’Occident, surtout lorsqu’on sait, qu’avec la présence de Louis Michel, l’autre fois diabolisé par l’UDPS lors du référendum constitutionnel ; aujourd’hui dans le sale draps avec la Majorité Présidentielle, indique de toute évidence, le complot qui plane sur la République. Que la République Démocratique du Congo se déchire, s’en moque le Rassemblement, dont les garanties de survie à l’hémisphère nord sont garanties par leurs maitres à penser, se cachant sur des revendications impostures du pseudo peuple.

Personne n’a le monopole du peuple congolais

Tout le monde a le peuple, dans un camp comme dans un autre. La preuve, c’est le nombre de ceux qui composent le Rassemblement qui n’ont jamais été élus, ni aux provinciales, moins encore aux nationales, et ceux du G7 n’ont jamais acquis la majorité des élus. Donc, le peuple, est un prétexte qui leur permet de revenir aux affaires pour se refaire une santé financière. En réalité, personne, alors personne n’a le moindre souci d’aller affronter ce même peuple aux élections. La peur est dans le ventre, puisque confondant, Kinshasa au reste de la République. La RDC contient 450 tribus, plus ou moins 600 partis politiques et associations, un pays continent avec 26 provinces, plus de 150 territoires. Souvent le vote, est tributaire de ces réalités sociologiques, qu’aucun leader politique ne peut prétendre maitriser.

Si certains partis politique n’ont même pas de représentativité, ni implantation dans les 24 communes que composent les quatre districts de Kinshasa, en quoi on peut prétendre être majoritaire au Parlement, des partis politiques qui ne sont même pas sur l’ensemble du territoire national ?

La voie dans laquelle se lance le Rassemblement est très suicidaire et comprometteuse pour le reste de la République. Les mêmes méthodes appliquées pour faire partir le Maréchal Mobutu, peuvent ne pas être les mêmes avec Joseph Kabila, qui tient encore sous son commandement les Forces Armées de la République Démocratique du Congo, la sécurité, mais aussi la popularité politique et populaire. Le faire brutalement, c’est ouvrir une vanne difficile à fermer. La Lybie doit inspirer d’exemple aux faucons et détenteurs du chaos. Lorsque le pays est en paix, l’on prétend que la dictature plane et la confiscation de la liberté d’expression en devient une chanson, mais lorsqu’il entre en implosion, les premiers à prendre des avions pour se réfugier dans d’autres pays, sont les mêmes qui ont allumé la mèche, laissant la population à la fureur de bombes. Au peuple d’en juger !

(Pius Romain Roland)

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