Les dangers des courants salafistes dans le monde

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Thème d’une conférence-débat à l’Université internationale Al Mustafa

Quatre temps forts ont marqué la conférence-débat organisée hier mardi 16 juin dans la salle de promotion de l’Université Internationale Al Mustafa sise rue Saïo dans la commune de Kasa-Vubu.

Il s’agit des exposés du chef des travaux Amuri Lumumba, du professeur Joël Lisenga Bolila et celui du professeur Sayed Mohammad Zolfaghari, recteur de l’université ainsi que des débats qui s’en sont suivis.

La paix rime avec la concorde, le calme, l’entente, l’amnistie, …

Prenant le premier la parole, le chef des travaux Amuri a planché sur la problématique de la paix. Se posant la question de savoir si la paix au monde était possible sans les religions. Pour répondre à la question, M. Amuri en précise les contours d’abord en éclairant la lanterne des auditeurs sur des concepts-clefs que sont la paix et la religion…

La paix qui rime avec la concorde, l’accord, le calme, l’entente, la trêve, l’amnistie ou encore les bons rapports entre les personnes ou les communautés qui ne sont pas en conflit. La paix signifie l’absence de guerre, l’absence de troubles, l’état d’un lieu où il n’y a pas d’agitation. Ainsi, les facteurs ci-haut énumérés sont propices à la paix et la favorisent. Par contre, à l’opposé de la paix, aux antipodes de celle-ci viennent des facteurs qui la brisent. Parmi ceux-ci, on peut citer les troubles, l’agressivité, les violences, l’agitation, les déclarations outrageuses, etc.

Alors, petite question de l’orateur, est-il possible de rétablir la paix une fois celle-ci est brisée ?

Au sujet des religions, l’homme des sciences se refuse d’entrer dans la polémique qu’il juge stérile du reste entre les prélats, les imams, les pasteurs, les abbés qui se disputent la primauté de la foi ou de telle ou telle autre religion sur les autres. Pour le chef des travaux Amuri, toutes ces religions ; le judaïsme, le christianisme, l’islam, les religions d’Océanie, du Japon, de la Chine ou des Amériques dégagent une constance : le besoin de l’homme d’une vie spirituelle. D’où, l’importance de chercher à savoir la place de l’homme dans le monde. Maintenant, la paix est-elle possible sans toutes ces religions ? Les gens appartenant à diverses communautés ou congrégations religieuses se fréquentent, se saluent pourtant ces mêmes congrégations s’entredéchirent, se jettent l’opprobre. Ces religions empruntent aux musiciens des vocables genre Maison mère, Roi de, Mollah, le bachelier…Le peuple congolais est gratifié des épithètes peuple religieux… L’Islam les musulmans se déchirent il y a des groupuscules, des divisions entre Chiites, Sunites, la guerre idéologique tacitement déclarée…entre Palestiniens ,Israéliens…Les Belges s’appuyant sur la religion catholique ont détruit avant l’ère des indépendances des Etats africains les vestiges musulmans…Une situation de plus en plus confuse se passe en Palestine. En Afrique, des phénomènes nouveaux font parler la violence. Les sectes Boko Haram, Al Qaïda, entrent dans le contexte environnemental des Etats africains. D’où la nécessité de dialogue, l’homme étant appelé à vivre en groupe. Avec sa famille, son clan, sa province, son pays, et ses voisins. La RdC avec ses frontières poreuses est appelée à entretenir de bons rapports avec ses voisins qui constituent les éléments de son environnement. La somme de toutes ces réponses nous donne un tableau noir ou blanc selon le côté ou l’on se trouve. C’est dans la quête de la paix que des organisations telles que l’ONU ont été créées.

L’insécurité à l’Est de la RdC

Pour instaurer la paix durable, il faut favoriser des facteurs qui la sous- tendent comme la justice, l’amour, l’éducation, la probité morale, la rébellion pour une cause noble, l’honnêteté, etc. Dans chaque Etat, la justice existe mais elle est décriée par les super-puissances qui utilisent abusivement leurs forces sur les impuissants. Pas d’amour. Il appartient donc à chacun de nous de rechercher une ligne de conduite. Telle est la conclusion de l’orateur.

Les conséquences de l’expansion de l’idéologie salafistes sur les musulmans et la jeunesse congolaise Le professeur Sayed Mohammad Zolfaghari, recteur de l’Université Internationale Al-Mustafa a parlé des conséquences de l’expansion de l’idéologie salafiste sur les musulmans et la jeunesse congolaise. De prime abord, le recteur signale que l’islam est une religion de paix ; que le Coran interdit aux parents de taper sur leurs enfants. Si ce geste méchant est taxé d’une forte amende, si l’on interdit de couper une branche d’un arbre, comment peut-on admettre qu’on égorge quelqu’un. Les gens qui le font ne sont pas de vrais musulmans. Il ne faut donc pas juxtaposer le terrorisme avec l’Islam. La Rdc a un énorme potentiel en terme de réserve stratégique une nappe souterraine d’eau à quelque 30 mètres en dessous du sol alors qu’en Iran, il faut creuser jusque dans les profondeurs de 300 mètres pour trouver de l’eau. Il y a la jeunesse qui constitue l’essentiel de la population congolaise. Mais, il faut la sensibiliser, lui procurer une instruction qui lui permette une approche critique des événements. Personne ne pourra raconter des sornettes à une jeunesse éveillée du genre aller vous faire exploser une bombe afin qu’après votre mort vous alliez partager le repas avec Allah ou le prophète…Chose qu’aurait déclaré un jeune parti en Syrie se faire exploser mais sur qui on a retrouvé un verset du Coran. On lui avait inculqué cette mauvaise vision de choses parce qu’il était devenu fanatique sans critique. Il faut, ajoute le recteur, instruire les jeunes, les occuper par des distractions saines et par un travail rémunérateur qui ne lui permet pas de penser aux balivernes.

Les conséquences des mouvements terroristes sur la vie des Etats-nations De même, le professeur Joël Lisenga qui a planché sur les conséquences des mouvements terroristes sur la vie des Etats Nations » cas de la RDC, modifie la thématique pour évoquer « la RdC face aux dangers des mouvements terroristes ». il tente de répondre à 3 préoccupations : quelle est la situation actuelle du pays ? La RdC se trouve-t-elle dans le tourbillon du terrorisme? Quel est le danger et que faire ? Il définit au passage le phénomène qui est une doctrine des partisans de la terreur. Et qui veut devenir une idéologie avec un prototype d’adeptes qui se distinguent par leur morphologie : barbe touffue, regards persants, habillement particulier, un ensemble d’actes de violence, attentats, … L’orateur affirme que notre pays est porteur des conditions optimales d’extension du terrorisme parce qu’on est un pays post-conflit et en conflit quasi permanent. Un conflit surgit quand un autre est éteint. Les frontières trop poreuses et multiples avec neuf pays voisins. Des pays comme le Mali, le Tchad, le Nigeria sont dans le spectre du terrorisme. Avec Boku Haram AL Kaida, etc. Le Congo est en proie à deux types de terrorisme : celui pratiqué par des individus ou sous-groupes non encore organisés qui gangrènent les rues (kuluna) et un terrorisme de cible qui peut évoluer en terrorisme gros plan, plus organisé avec un centre de décision. Des objectifs précis comme Boko Haram, ACKmi en Afrique de l’Ouest. Quelle est la position de la RdC face à ce danger ? Une analyse à suivre dans nos prochaines livraisons…

(Fernand Mukaku Lalabi-Muke)

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