Les chefs de confessions religieuses échangent avec Edem Kodjo

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La déclaration de la Cenco, du fait de sa suspension aux travaux du dialogue politique inclusif, n’engage pas toutes les confessions religieuses de la République démocratique du Congo. C’est l’essentiel du message des chefs de confessions religieuses au Facilitateur Edem Kodjo, en ce que cette mise au point vaut son pesant d’or. La déclaration de l’ECC n’engage que cette église, et la déclaration de la Cenco n’engage qu’elle, pas une autre confession religieuse.  

Depuis la suspension temporaire des travaux du dialogue politique national inclusif, la facilitation enregistre la saga des personnalités, en vue de décanter la situation de l’inclusivité au sein de la Cité de l’Union Africaine. Il est vrai que l’inclusiivté n’est pas synonyme de l’unanimité, mais au stade actuel et compte tenu de l’importance dudit dialogue qui attend fermer ses portes par la signature de l’Accord politique assorti de ces assises entre délégués de la Majorité présidentielle, de la société civile, des personnalités invitées et de l’opposition, cette dernière n’a pas l’inclusivité en son sein. Ce, étant donné qu’une partie des opposants dits radicaux tergiversent à prendre place dans la tente de la Cité de l’Union africaine.

Après les ambassadeurs de la Communauté internationale, c’est hier mardi 27 septembre 2016 que les chefs des confessions religieuses ont été reçus par le Facilitateur Edem Kodjo. Cette rencontre s’inscrit dans le but d’apaiser les esprits surchauffés. Ce, après les événements des 19 et 20 septembre, notamment la marche pacifique de l’opposition qui s’est transformée en une insurrection, avec toutes les conséquences qui en découlent.

Conduit par Mgr Pierre Marini Bodho, la délégation des chefs de confessions religieuses se dit satisfaite de l’entretien avec le Facilitateur, dont les visées consistaient entre autre sur l’entretien de leur organisation, leur fonctionnement dans toutes les circonstances de leur structure depuis la proclamation de l’indépendance. « Lorsqu’il y a un problème, on se met ensemble pour dégager la voie de sortie, du fait de trouver une portion de solution et ou une moitié acceptée par l’ensemble de notre peuple. Mieux vaut tard que jamais, nous ne cherchons pas de postes ci et là, mais nous sommes déjà éparpillés. Nous voulons une mise au point sur les déclarations qui sortent par-ci par-là. Et si c’est du côté des confessions religieuses, il faut que cela soit clair si nous faisons de déclarations, comme nous l’avions fait la dernière fois, elle engage toutes les confessions religieuses de la République démocratique du Congo. Mais, si une communauté religieuse ou une église comme la mienne, l’Eglise du Christ au Congo fait une déclaration, ça n’engage que cette église-là », a voulu éclairer Marini Bodho par rapport à la déclaration de la Cenco. Ceci étant, il dit que cela soit clair dans l’opinion, aussi bien au sein des gestionnaires des opinions publiques que pour toute la société.

D’ajouter, que c’est ainsi que cette mise au point était nécessaire étant donné que le Facilitateur Edem Kodjo ne connait pas toutes leurs organisations. C’est la raison du déplacement de ces chefs de confessions religieuses dans le but d’informer l’envoyé spécial de l’Union africaine au dialogue congolais. Cette mise au point vaut son pesant d’or du fait de la déclaration de la Cenco qui n’engage en aucun cas toutes les autres confessions religieuses au Dialogue. « Cette mise au point était nécessaire parce que le Facilitateur ne connait pas toutes nos organisations ici. Il a fallu qu’il soit informé de ce point qui concerne justement l’organisation interne de notre forum qui aide le pays depuis toujours. Nous avons cité d’autres forums internes tels, la conférence nationale souveraine. Nous étions là, nous l’avons dirigé parce qu’il y avait une concertation pour trouver qui sera le président de la CNS. Et depuis, nous avons organisé le dialogue inter-congolais, et à Sun City nous avons déployé tous nos efforts de toutes ces confessions religieuses pour parvenir à mettre les gestionnaires de la politiques actives de notre pays ensemble. Cela a réussi ! », a dit Mgr Marini Bodho qui n’a pas omis les femmes qui ont beaucoup contribué à cette réussite en posant des actions sociales, économiques et politiques.

Pour Mgr Pierre Marin Bodho, les femmes ont beaucoup aidé cette confession religieuse et il n’a pas hésité un seul instant de plaider en leur faveur dans toutes les structures de fonctionnement des partis politiques, même dans la prise de position, elles doivent y être. « Il faut que les femmes soient intégrer, pour cela je plaide, nous en tant que confession religieuse », a-t-il insisté. Rappelant au passage le rôle joué par son église en faveur de la promotion de la femme à l’époque de M’Zée Laurent Désiré Kabila, en disponibilisant la Cathédrale pour leur formation. Le même appel a été lancé à l’époque en faveur des politiciens de faire la marche pour travailler et/ ou militer au pays. Dans cette démarche de l’Eglise, bon nombre de politiques avaient accepté de rentrer au pays, tandis que d’autres mus par la phobie politique n’ont pas regagné le pays. C’est dans cette perspective, que l’ECC attend offrir ses bons offices en cette période charnière entre politiques de la Majorité tout comme de l’opposition dans leur peau des pères spirituels de tout politique.

Par rapport à la prétendue suspension des travaux à la Cité de l’Union africaine, l’ECC par la bouche de Mgr Pierre Marini Bodho, affirme que le travail continue du fait, que le projet de l’Accord se trouve entre les participants au dialogue en vue de son amendement. « Il y a l’Accord, il y a une proposition, il y a le projet et il y a les différentes commissions qui travaillent à titre d’exemple la Commission Election qui travaille en ce qu’il y a des thématiques et sous commissions qui travaillent. Nous personnalités, nous avons travaillé et avons terminé notre travail depuis lundi. La société civile est en pleine activité, elle a de groupes par –ci, par là. C’est pourquoi notre message de la déclaration de l’autre fois a soutenu pour qu’on aille sur la bonne voie. Moi, je dis, nos politiciens sont de bons, je ne peux pas les détruire parce que nous les connaissons depuis longtemps. Ils savent faire les affaires, et nous en tant que père nous devons être corrects, nous devons les aider, et à leur tour ils vont nous aider en organisant les choses comme il se doit », a-t-il conclu.

(Pius Romain Rolland )

 

 

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