Les casques bleus face aux abus sexuels en Rca

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Les Nations-Unies devraient se limiter à sanctionner les coupables

Les trois dernières décennies ont démontré que les besoins sécuritaires du monde étaient en nette augmentation. Chaque pays voit chaque année son budget d’armement et de formation militaire augmenté de façon considérable face aux impératifs de protection de son territoire. Les attaques et menaces ont tellement varié que chaque pays doit être sur le qui-vive ne sachant pas quand et comment la menace peut se transformer en danger réel. Les Nations Unies sont plus que sollicitées à chaque coin du monde.

C’est alors que les casques bleus sont en déploiement dans plusieurs pays où les conflits ont affaibli les armées nationales au point où elles ont besoin du soutien. Les casques bleus y restent 5-10 voire 20 ans, le temps de rétablir la paix ou de stabiliser la situation politique et/ou sécuritaire. Il arrive de temps en temps que ces éléments déployés pour protéger la population et ses biens tombent sous le coup d’exactions sexuelles et viols auprès des mineures, ce qui est condamné par les lois de presque tous les pays. Ces éléments aux mœurs légères qui n’ont pas su gérer leur libido peuvent être comptés au bout d’une main ou plus dans un contingent qui compte deux-trois voire cinq mille soldats. Et s’ils passent dans les mailles de la justice de leur pays, les Nations Unies prévoient désormais de sanctionner tout le contingent en le renvoyant purement et simplement. Personne n’a osé contester cette conception du monde made in USA.

A encore les analystes et observateurs qui s’interrogent du pourquoi le mauvais comportement d’un si petit groupe d’indisciplinés peut entrainer une si grande conséquence, sachant le rôle que jouent ces soldats de la paix ?

Sans justifier leur forfait ni cautionner le viol des mineures dans les pays ou les casques bleus sont déployés (particulièrement en Afrique), les Nations-Unies, estimons-nous, devraient se limiter à sanctionner les coupables. Il serait vraiment injuste de jeter de l’opprobre sur tout une armée et son pays à cause de la déviation sexuelle de 4 ou 10 éléments parmi des milliers mis à la disposition des NationsUnies et qui abattent un travail appréciable.

La RDC, est-ce une bête noire des Etats Unis ?

Si l’Inde-le Pakistan-le Rwanda-la Tanzanie-l’Afrique du Sud et autres pays qui fournissent régulièrement les casques bleus sont écartés à cause des abus de certains de leurs soldats, il y a à craindre que cette grosse machine que sont les Nations Unies, en réalité les Etats Unies d’Amérique viendraient à manquer des ressources humaines capables de se sacrifier dans les zones de conflit. Le jihadisme qui est loin d’être éradiqué aussi bien en Afrique que dans le monde, trouverait un terrain fertile pour sa croissance. Il n’est pas sage de jeter le bébé avec l’eau de bain, dit-on. Faisons la part de choses : punir le soldat coupable et laisser travailler son contingent.

La RDC qui a été sanctionnée en République Centrafricaine à cause du comportement reproché à quelques-uns de ses soldats est victime d’une généralisation abusive après avoir beaucoup donné dans ces zones de conflits de manière volontaire. L’indiscipline sexuelle réelle ou supposée de certains de ses militaires ne peut constituer un motif de renvoi de tout un contingent. Sur cet arbre se cache une vaste forêt, sous-entendue, dans la perception américaine, les Tustis doivent dominer l’Afrique centrale. Le pays à conquérir le plus est la RDC, le géant de l’Afrique centrale. C’est dire, qu’avec la présence des Forces Armées de la Rdc en RCA, aux côtés de l’Armée rwandaise, dénote que les FARDC généraient la percer par le Nord des troupes rwandaises au cas où, cette dernière nourrissait des ambitions protégées par les Etats Unis d’envahir la RDC. Partant, le contingent de l’armée de la RDC a gagné en confiance au sein de la population banguissoise à cause de son professionnalisme, là où les autres armées mieux loties, mieux armées ont échoué de gagner en confiance cette population.

D’ailleurs, l’opinion mondiale sait que les guerres en Afrique sont créées, fomentées, planifiées par l’Occident dans le bus d’expérimenter avant tout les armes fabriquées, puis créer les conditions difficiles susceptibles d’envoyer tous leurs sans emplois en Afrique. Pourvue, de garder la main mise en Afrique, considérée par l’Occident comme une réserve minière.

Pourtant, les américains ont commis un certain nombre de bévues en Afghanistan et en Irak. Les NationsUnies n’ont jamais décidé de les renvoyer tous. Les brebis galeuses ont été certes punies, mais les missions ont continué, estimant que l’objectif poursuivi était noble et méritait autant de sacrifices. Les Français ont eu la même expérience en RCA. Plusieurs de leurs éléments ont été épinglés dans les abus sexuels sur les mineurs avec preuves à l’appui, notamment les attouchements sexuels. Les français sont toujours en mission dans ce pays ami, alors que les Congolais ont été mis dehors de manière folklorique. Les Etats-Unis mettent généralement la main à la poche dans ces opérations et se donnent le droit de décider. Voilà pourquoi un adage dit :Qui te nourrit te domine ».

Si les Etats bénéficiaires des services de ces casques bleus étaient en mesure de contribuer financièrement, ils seraient en mesure d’expliquer ce qu’ils ressentent lorsque ces contingents sont chassés de manière brutale à cause de quelques cas de viols que l’on pouvait traiter de manière isolée et responsable.

Pas étonnant que l’un de ces jours la réticence gagne les pays pourvoyeurs de casques bleus et qu’ils reconsidèrent leur décision. Les Nations Unies et les pays contributeurs ainsi que les pourvoyeurs en casques bleus peuvent trouver un compromis autour d’une justice juste qui tient réellement compte des abus et de leurs auteurs, chacun étant sur terre imparfait.

(Simon Kabamba et Pius Romain Rolland)

 

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