Les bouquinistes déplorent les tracasseries policières sur l’avenue du Commerce

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Une descente sur l’avenue  du Commerce dans la commune de la Gombe dans les environs immédiats du marché central de Kinshasa nous a fait découvrir de jeunes gens très habiles qui s’adonnent à la vente de livres. Ce sont des bouquinistes qui passent le plus clair de leur temps à écouler ces outils forts prisés par la  population avide du savoir. Il y en a qui remplissent la même tache quelques mètres plus loin au marché central mais nous nous sommes intéressés à ceux qui œuvrent sur l’avenue du Commerce.

Ici, ce qui dérange, c’est le fait que les bouquinistes de l’avenue du Commerce sont victimes des tracasseries policières. Tous, sans  exception aucune, ne sont pas à l’aise dans leur travail. En dehors de nombreuses  taxes qu’ils payent journellement à  ceux qui prétendent être envoyés par de différents services financiers de la ville, les policiers, loin de remplir correctement la mission qui est la leur en sécurisant la population, viennent, au contraire dans ce décor pour le démolir à fond. Ils s’adonnent, sans vergogne, à truander des paisibles vendeurs des livres. Ce ne sont pas ceux qui écoulent leurs marchandises devant la libraire St Paul qui nous diront le contraire.

Sur place, nous avons rencontré quelques bouquinistes victimes des tracasseries qui n’ont pas manqué de nous confirer leurs inquiétudes :

Selon M. Paulin, un bouquiniste qui œuvre pendant  de nombreuses  années sur l’avenue du Commerce, de nombreuses difficultés sont éprouvées pour écouler ses marchandises. En dehors des tracasseries policières, leu qu’il gagne au quotidien ne lui permet pas de nouer les deux bouts : « Il faudra que les autorités instruisent les policiers en leur demandant  de nous laisser la liberté de travailler à notre aise », conclu-t-il.

M.Osee Mumbuila, vendeur  des livres pendant   25 ans : «  Nous avons un problème au niveau du pays. Les  fonctionnaires  sont  mal  payés, ainsi  les enfants ont d’énormes difficultés pour venir acheter des livres  parce que leurs parents, mal payés ou sou payés  ne peuvent pas leur donner de l’argent pour s’acheter un livre. A cela, il faudra aussi ajouter la tracasserie policière qui est devenue une routine pour nous. L’état peut chasser d’autres vendeurs mais pas les bouquinistes, nous contribuons à l’éducation de nos enfants et pourquoi pas de tout le monde»

Selon le bouquiniste Alain : « Nos difficultés sont d’une façon générale le  dérangement  dont nous sommes victimes de la part des policiers qui viennent prendre nos marchandises qu’ils   déposent au camp Lufungula. Pour les récupérer, il nous faut débourser des fortes sommes d’argent ».

(Laurette Nyafe/Stagiaire. IFASIC)

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