Les autorités de Kinshasa interpellées: La dégradation des routes contraste avec la vente de la vignette 2014 – 2015

par -
0 954
Want create site? With Free visual composer you can do it easy.

Depuis le week-end dernier, les agents de la Direction générale des recettes de Kinshasa, en compagnie de la Police nationale congolaise, ont lancé le contrôle de la vignette 2014 – 2015. Initialement annoncé pour la fin de l’année, le paiement de cet impôt est visiblement avancé.

La vignette, c’est cette étiquette portant l’estampille de l’Etat pour certifier, pour le cas d’espèce, le paiement de l’impôt sur automobile à la Direction générale des recettes de Kinshasa, DGRK. Le prix moyen est de 70$ Us. Ce prix est d’application pour les automobiles de 11 à 15 chevaux vapeurs. Mais il varie suivant le genre et le poids du véhicule.

« La DGRK fait beaucoup de millions avec en particulier la vente de la vignette. Imaginez combien de véhicules l’on compte sur la ville de Kinshasa ! Mais ses agents se plaignent soit d’impaiement, soit de sous paiement. Où vont donc toutes ces sommes faramineuses d’argent récolté ? », s’exclame une dame, visiblement proche de la Direction générale de Kinshasa.

De son côté, un banquier précise : « l’on a arraché le marché de la vente de vignette à la Rawbank pour la confier à BIAC ; mais rien n’a changé. La vignette s’achète encore dans la rue, à qui mieux mieux. Et l’argent prend certainement des destinations occultes parce que l’objectif poursuivi dans la vente de la vignette n’est toujours pas atteint, saison après saison ».

Une vue de la Nationale N° sur By pass, Triangle Mont Ngafula -Campus

En effet, l’impôt dit vignette a pour but principal d’entretenir les routes. Mais à voir l’état piteux dans lequel se trouvent les routes de Kinshasa, prenant pour cas de figure le tronçon d’une vingtaine de kilomètres sur la Nationale N°1 dite avenue By pass, depuis la Station Salongo – Cité verte, traversant les communes de Lemba, Ngaba, Makala, Selembao et Mont Ngafula, on est en droit de croire le contraire.

« Nous sommes sur la Nationale numéro 1 s’il vous plaît. L’épine dorsale de l’économie congolaise. La route n’existe plus due de nom. Des trous profonds sont visibles partout, comme vous les constatez. Mais pire encore, un lac artificiel est venu élire domicile en pleine ville. Depuis le week-end du 6 novembre courant, les eaux stagnantes ont dépassé les limites du tolérable. Les véhicules ses cassent et tombent en panne ; des embouteillages rendent By pass impraticable. On ne voit personne sur les lieux et la situation va de mal en pis », lance un conducteur au volant du camion d’une société brassicole.

D’autre part, un agent de la commune de Mont Ngafula ne semble rien y comprendre : «  cette route ne relève pas d’une commune quelconque d’entre celles qu’elle traverse. Nous demander d’évacuer ces eaux c’est trop nous demander. Avec quels moyens ? Il y a le gouvernement aussi bien provincial que central qui connaissent leurs limites en cette matières. Allez leur demander pourquoi la route se dégrade sans réaction de leur part », a-t-il répliqué, visiblement navré.

Cependant, c’est un ouvrage laborieux, faut-il le reconnaitre. Sans voies parallèles, les choses ne seront guère aisées quand bien même l’ouvrage venait à être lancé. Ouvrir l’avenue Elengesa, de Kasa-Vubu à By Pass en traversant le cœur de la commune de Makala est une nécessité. De l’autre côté, l’avenue Mobutu, longeant la commune de Mont Ngafula depuis l’arrêt Armée de Salut jusqu’aux quartiers Masanga Mbila et Mbianda doit être travaillée comme voie secondaire.

Tout compte fait, comme l’échec est orphelin, l’on se tire à boulets rouges dans cette affaire. Qui de l’Hôtel de ville (avec le gouvernement Kimbuta) ou du Gouvernement central avec Matata Ponyo doit relever ce défi ? Si l’on reconnait que les routes principales sont dans le lot de l’Office des routes, où est-il passé ? Et si l’on mettait du paquet en toute urgence pour sauver cette avenue, on aurait tout au moins fait usage utile des fonds encaissés dans la vente de la vignette 2014-2015 qui intervient curieusement moins d’une année après celle de la 2011 -2012 -2013. Il urge donc de sauver les meubles ; l’économie du pays en pâtit.

(Emmanuel Badibanga)

 

 

 

 

Did you find apk for android? You can find new Free Android Games and apps.

PAS DE COMMENTAIRE

Laisser une Réponse