Les acteurs de la société civile enquêtent sur le PRESS

par -
0 293
Want create site? With Free visual composer you can do it easy.

Apres cinq jours d’intenses travaux, vingt acteurs de la société civile viennent de clôturer un séminaire de formation centré sur le contrôle citoyen dans les marchés publics. Organisés par le bureau de formation et de recherche pour un développement intégral, BUFORDI, ces travaux du centre CBCO ont eu le mérite de permettre à ces membres de la société civile d’améliorer leurs connaissances sur le système de passation des marchés publics.

Quel est l’état d’exécution des centres de santé à Kinshasa et dans la province du Kongo Central ? Quelles en sont les difficultés majeures auxquelles elle est butée ? Quelle est la situation actuelle de passation des marchés publics en rapport avec la réhabilitation des infrastructures sanitaires, en particulier les centres de santé dans la ville de Kinshasa et dans la province du Kongo Central ? Quels sont les critères ayant présidé au choix des entrepreneurs pour la réhabilitation des centres de santé dans ces deux provinces ? Ce sont entre autres des questions qui ont meublé ces assises, avant un autre séminaire du genre tenu dans la ville portuaire de Matadi chef-lieu du kongo central. Le tout sur financement d’Osisa Open Society Initiative for Sourthern Africa.

A l’issue de cette formation, dans chaque site, les participants aux travaux de Kinshasa et de Matadi ont vite compris et maîtrisé les rôles des acteurs de la société civile dans la passation des marchés publics. Ils ont, en outre, maitrisé les mécanismes de détection des fraudes et de corruption dans la passation des marchés publics liés à la modernisation des infrastructures sanitaires ; compris les critères de choix de centres de santé et leur répartition à travers la République et singulièrement à Kinshasa et à Matadi. Enfin, ils ont eu une idée claire du niveau d’exécution du programme de modernisation des infrastructures sanitaires.

Les matières programmées

Venus de l’Agence de Régulation des Marchés Publics, du Bureau Central de Coordination (BCECO), de l’Association des Parlementaires Nationaux Anti-Corruption (APNAC), du projet Programme PRESS du ministère de la santé et du BUFORDI, les intervenants ont dispensé leur matière en se basant sur des techniques et approches participatives d’apprentissage des adultes. Ainsi, le chef de division règlementation et point focal de l’ARMP, céleste Kuzikesa a peint le tableau général sur la situation actuelle de passation des marchés publics. Ce, en rapport avec la réhabilitation des infrastructures sanitaires, en particulier les centres de santé dans la ville de Kinshasa et dans le Kongo Central (nombre et nature des marches attribués, le montant total de tous ces marchés, le nombre des centres réhabilités et ou construits). Ici, on peut retenir que pour la 1ère phase du projet PRESS, la RDC envisageait de construire et de réhabiliter 34 centres de santé et hôpitaux. Tandis que pour la 2ème phase, il est prévu 76 Centres de Santé et hôpitaux sur toute l’étendue de la République Démocratique du Congo

Mandaté par le secrétaire général à la santé, le chargé des finances du projet PRESS a parlé des critères ayant présidé au choix des centres de santé, particulièrement dans les 2 provinces citées plus loin. Il a relevé que l’enveloppe allouée pour la réhabilitation et la construction de vingt structures de santé à Kinshasa et au Kongo Central s’élève à 3.793.649 dollars américains. Pour Célestin Joseph Kaleka, avec cette enveloppe, la capitale réhabilite 8 centres de santé et en construits 3. Ajouter à cela la réhabilitation de 2 hôpitaux généraux de référence avec un cout global de 1.711.282 dollars américains. Le reste d’argent sert à la construction de 7 centres de santé dans la province du Kongo Central.

« Les critères ayant présidé au choix des entrepreneurs pour la réhabilitation des centres de santé et des écoles, particulièrement à Kinshasa et dans la province du Kongo Central », c’est le sous thème développé par le représentant du directeur général du bureau BCECO. L’intervenant a aussi fait état d’exécution des travaux de réhabilitation et de construction des centres de santé et des écoles dans les deux provinces, ainsi que les difficultés majeures auxquelles sont butés ces travaux (nombre et nature des marchés attribués, le montant total de tous ces marchés, nombre de centres de santé réhabilités et construits).

 

A son tour, le président de l’APNAC, le député national Pasi Za Pamba a édifié l’assistance sur les mécanismes de détection des fraudes et de corruption dans la passation des marchés publics liés à la modernisation des infrastructures sanitaires à maitriser par les acteurs de la société civile

Bob Ngutu Muhema, coordonnateur national du Bufordi a insisté sur les rôles des acteurs de la société civile dans le contrôle citoyen des marchés publics et comment collecter les données sur terrain.

« Aller jusqu’au bout »

Conscients du travail énorme qui les attend, ces membres de la société civile ont pris l’engagement ferme de donner le meilleur d’eux-mêmes sur terrain. Entant qu’œil et oreille de la population, la société civile spécialisée aux questions de passation des marchés publics a décidé de s’approprier ce dossier et de diligenter, dans les tous prochains jours, un contrôle sur terrain pour se rendre compte du taux d’exécution de ces travaux. D’où, la raison d’être de ce séminaire de formation en vue de doter ces acteurs de la société civile des armes nécessaires et efficaces. Ce, afin de leur permettre de mener des enquêtes sur terrain, détecter et dénoncer les actes de fraude et de corruption en vue de garantir la bonne gouvernance dans la gestion de la chose publique.

Cet engagement de la société civile a motivé le bailleur des fonds, pour le cas d’espèce OSISA, ici représenté par Mme Amina qui se dit déterminée à accompagner le BUFORDI jusqu’à la victoire finale.

Pour mémoire, cette deuxième phase se penche essentiellement sur le monitoring de construction et réhabilitation des centres de santé et hôpitaux, dans le cadre du programme de rénovation du secteur de la santé (PRESS) dans les provinces de Kinshasa et du Kongo Central, aussi financé totalement par le gouvernement congolais.

Au nombre des participants venus des organisations de la société civile, on a noté des avocats, des activistes de droits de l’homme, des enseignants d’université et de secondaire et des journalistes, dont un, venu de la radio-télé du Groupe l’Avenir, RTG@/World.

(Fidèle David Luzolo)

Did you find apk for android? You can find new Free Android Games and apps.

PAS DE COMMENTAIRE

Laisser une Réponse