Les A. G des hôpitaux ont rendu un dernier hommage à Rémy Kibungu

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« Un vieillard qui passe de vie à trépas, c’est une bibliothèque qui brûle »
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« Les grands ont ceci de particulier que les tombes où ils sont ensevelis contiennent leurs corps ; mais elles ne peuvent retenir leurs hauts faits… ». Cette certitude a été démontrée en son temps par Salluste, un écrivain-historien de l’antiquité romaine. En effet, l’assistance (constituée notamment des Administrateurs-gestionnaires (A.G) des hôpitaux  venue rendre un dernier hommage à feu le secrétaire général honoraire de la Fonction publique, Rémy Kibungu Mboma (photo ci-contre), s’en est rendue à l’évidence, il y a peu. C’était mercredi dernier en la salle polyvalente Ste Rita à Mont Ngafula, à l’occasion de l’oraison funèbre de cet administrateur-gestionnaire des hôpitaux de première heure. Il a rompu le contrat avec les vivants à quatre-vingt-un an accompli, laissant une veuve, maman Sungi Mansia Marie Aldegonde, et une forte progéniture, dont des enfants et des petits-enfants.

En Afrique, un vieillard qui meut, c’est une bibliothèque qui brûle

L’historien Hampaté Bâ a vu juste en son temps, lorsqu’il a affirmé que la perte d’une personne expérimentée s’assimilait à la consumation d’une bibliothèque. En effet, la disparition de l’AG Kibungu a fait se délier des langues de maints professionnels de santé et des quidams qui ont témoigné du modèle qu’a été pour eux, cet homme de caractère. Aimant la ponctualité et le travail bien fait, il aura marqué son parcours par son engagement à préserver une gestion orthodoxe, incluant aussi bien le quotidien de l’hôpital que tout un système dans un cadre (national) macroéconomique à faible évolution, celui d’un secteur aussi vital que la santé humaine.

‘’ La tristesse humaine doit être surmontée, car  Christ en nous, c’est la victoire sur la mort », a exhorté un professionnel de santé.

’’Dans l’évangile de Luc 12, le Christ invite ses disciples à veiller et à prier. Voilà pourquoi  il est recommandé que l’entendement humain par la foi, surmonte la tristesse que produit la mort..’’, a marmonné un proche du défunt.

Nous sommes rassemblés, ici pour célébrer la vie. Pourtant, en termes des hommes, papa Rémy Kibungu  est mort. Ce n’est pas une contradiction,  pour ceux qui croient en Christ, Dieu nous a créés pour la vie éternelle. C’est au nom de cette foi qu’a aussi professé l’A.G qui a incarné l’abnégation et le sens du service à la nation’’, a confié un septuagénaire.

‘’Sa mort survient dans un contexte où le système sanitaire en RDC est en perte de vitesse, voire de repères. La poursuite des intérêts égoïstes prenant le dessus sur ceux de la collectivité, le secteur médical est plongé dans un paradoxe : il apporte des soins pour préserver la vie ; en même temps que des conflits sournois couvent, et tuent à petit feu’ ; a témoigné un observateur.

Quid de l’illustre disparu

En effet, il ressort de son esquisse biographique Rémy Kibungu Mboma, fils de Ndjakul et Kimbata,  a  vu le jour le 1er octobre 1935 à Gampur. C’est une bourgade  du territoire de Bulungu, district du Kwuilu, province du Bandundu (d’avant le découpage mis en œuvre en 2015, une mesure politico administrative au terme de laquelle la province susdite a été démembrée en trois entités : Kwango, Kwilu et Maïndombe).

L’illustre disparu est un ancien de l’école primaire Djuma/Bandundu. Il a poursuivi sa formation à l’école d’infirmier à Bonga Yassa, dans la même province. Après quoi, il opte pour l’école nationale d’Administration à Kinshasa, ENDA. Cette étape va élargir les horizons. D’où, son orientation vers un domaine non moins noble, celui de l’Administration des hôpitaux. Il s’en tire avec un diplôme de  licence de l’Université Libre de Bruxelles, ULB.

De là s’ouvre une carrière, celle d’Administrateur-gestionnaire des hôpitaux, remplie avec brio et dévouement. Dans cet ordre d’idée, l’esquisse biographique sue évoquée mentionne que l’illustre disparu a presté à cet titre et respectivement à la Clinique kinoise (ex Clinique danoise), aux Cliniques universitaires de Kinshasa, CUK, au Centre neuro-psychopathologique, CNPP-Mont-Amba et CNPP-Kinkole, l’Hôpital de N’Djili, l’Hôpital Pierre Faucon (Kimbanseke).

Retraité de la Fonction publique au grade de secrétaire général honoraire, il a joui, de son vivant, du prestige de gestionnaire noir de première heure des hôpitaux en RDC. Il s’est voué également à la formation de la génération montante. De ce fait, il a été Assistant chargé des cours à l’Institut supérieur des techniques médicales, ISTM/Kinshasa. On lui reconnait un passé d’administrateur du BCC/Sida (devenu le Programme national de lutte contre le Sida, PNLS). Il a été chef de Division unique du Secrétariat général du Ministère de la Santé publique puis, plus tard, Directeur de la 1re direction du Ministère de la Santé publique.

Après la levée du corps mercredi dernier, toutes considérations protocolaires observées, l’icône congolaise de la gestion des établissements de santé repose, dorénavant, au cimetière de Benseke Futi Nouvelle Cité.

(Payne )

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