L’éducation sexuelle de la fille: Mme Jeanne Tshika soutient un dialogue franc

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L’encadrement sur le plan éducation sexuelle des jeunes filles à partir de 12 ans semble être en recrudescence. Une étude démontre qu’en RDC, de nos jours, nombre est les  jeunes filles à partir de 12 ans vivent malheureusement leurs sexualités avec toutes conséquences possibles qu’elles accourent. Contrairement aux années antérieures, c’était  à partir au moins de 17 ans que la fille pouvait commencer une vie sexuelle, car à cet âge, elle est supposée être mature. L’Avenir Femme de cette semaine  réfléchi  autour de l’éducation sexuelle de fille par une mère.

Pour une éducation sexuelle sans faille des jeunes filles, Mme Jeanne Tshika, mère de famille,  a soutenu et recommandé, au cours d’une interview accordée au journal l’Avenir, un dialogue franc entre mère et fille. Ce dialogue qui doit  bannir le tabou, est un moyen efficace et une marque de considération pour la jeune fille. Cette marque de considération de la mère à l’égard de sa fille conduirait cette dernière à un comportement responsable et conséquent pour éviter tout dérapage sexuel.

Aujourd’hui, entre ce qui se propose et se diffuse dans les médias, Internet et ce qui se pose à l’école, en tant que parents surtout une mère au foyer, la responsabilité dans l’éducation sexuelle la revienne. « La famille pourrait être un lieu où apprendre que la vie sexuelle est un fait normal et quelle devait être mené de façon responsable », a expliqué Mme jeanne.

En effet, elle explique qu’il y a lieu à l’écoute bienveillante que la jeune fille  peut poser des questions concernant le sexe. Les parents pourraient avoir un rôle d’éducateurs que ni l’école, ni la télévision et encore moins Internet ne peuvent remplir. Le rôle des parents serait de les guider sans culpabilisation, ni intrusion, tout simplement en suivant une certaine mode de méthodes.

Certains scientifiques, médecins et psychologues estiment que les parents à l’adolescence ne sont pas les mieux placés, car c’est une période psychiquement de séparation avec les parents œdipiens. Les parents aujourd’hui, souvent séparés, ne sont peut-être pas les interlocuteurs adéquats, vu qu’eux-mêmes se questionnent sur leur propre comportement sexuel et relationnel.

D’autres approches expliquent pourtant qu’il n’est jamais trop tôt pour parler de sexualité aux enfants. A titre d’exemple, dès 2-3 ans, les enfants ont des questions sur leurs organes génitaux. Il existe des manières de satisfaire leur curiosité en leur donnant des réponses précises avec des mots qu’ils comprendront. On est loin du temps où on expliquait aux enfants des réalités de façon détournée. Il est important de détecter quels comportements on a à ce moment-là, analysés comment soi-même on a été élevé par nos parents, quel type de culture a conditionné mon enfance au sujet de la sexualité. Quel type de comportement je reproduis sans réfléchir, quelles conséquences cette éducation a eu sur le développement de ma propre sexualité ?

En tant que parent, il s’agit d’apprendre à employer les mots simples, les mots « des grands » pour nommer les organes génitaux, et poser la différence des sexes entre les filles et les garçons. Au même titre que de nommer les narines, le lobe d’oreille de vos enfants, nommons-le pénis, les testicules des garçons, le vagin ou les lèvres des filles. Ceci est important pour que l’enfant intègre dans son schéma corporel ses organes génitaux.

Les jeunes enfants ont besoin qu’on leur explique la sexualité simplement, si les parents n’excluent pas les organes génitaux du reste de la personne, ils intégreront naturellement leur dimension sexuelle et génitale.

Certains aspects sont à éviter dans l’éducation sexuelle. Certains parents ont parfois tendance, sans trop s’en rendre compte, à définir la fille parce qu’elle n’a pas. Cette tendance est négative et amène l’enfant à intérioriser un sentiment de manque. Il est possible de positiver dans le choix des mots exacts. Ce qui renforcera l’identité sexuelle en voie de formation. Une autre astuce, trouver de temps à autre des moments favorables pour parler à ses filles de la tranche d’âge 12 à 18 ans, période considérée de turbulence,    suscitera chez ces dernières la confiance de soi et une certaine valorisation. Et cette manière d’agir envers elle, est un autre moyen de la responsabiliser.

 

(Mamie Ngondo)

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