Le week-end dernier à Kinshasa: Des scientifiques se mobilisent sur la lutte contre le paludisme en Rdc

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La République démocratique du Congo est déterminée à combattre le Paludisme qui constitue à ce jour, à l’instar d’autres pays du monde, un véritable problème de santé publique en Afrique subsaharienne en générale, et en son sein en particulier. Et ce, suivant les recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé. Voilà le sens du thème retenu cette année par l’OMS qu’est : « En finir pour de bon avec le Paludisme ». Et de ce thème, la RDC a choisi celui de : « Je m’engage pour zéro cas de malaria dans mon ménage ». C’est dans ce contexte qu’il faut placer la tenue de ces journées scientifiques organisées par le Programme National de Lutte contre le Paludisme (PNLT) sous le thème : « Promouvoir un cadre d’échange autour de la recherche sur le Paludisme en République démocratique du Congo ». Elles ont été organisées en collaboration avec ses partenaires, entre-autre l’Agence Américaine de Développement (Usaid), l’Agence Britannique de Développement (Ukaid), l’Association pour la Santé Familiale (Asf), Swiss TPH  et Mesure Evaluation ; pour ne citer que ceux –là. Pendant deux jours, soit du 27 au 28 avril dernier à Kinshasa, les scientifiques venus des universités de l’intérieur et de l’extérieur du pays ont échangé leurs expériences sur la lutte contre le Paludisme. Surtout avec le mécanisme de défense en termes de la résistance aux insecticides et aux antis paludéens. Ceci étant la cause des échecs majeurs par le passé dans cette lutte. Pour ce faire, plusieurs exposés ont été faits par les éminents orateurs et scientifiques, notamment la lutte anti vectorielle, la chimio résistance, l’épidémiologie, le traitement, les aspects socio-économiques réalisés tant sur le plan interne qu’externe. Les expériences de Maniema, Rutshuru, Haut-Uéle, la frontière avec la Zambie dans l’ex Katanga, Kongo Central et Kinshasa dans la lutte contre le Paludisme ont été largement partagées. Question de démontrer comment des stratégies ont été mises en place pour faire face à la résistance contre le Paludisme.

L’OMS lance le vaccin pour combattre le Palu

L’occasion était donnée à l’Organisation Mondiale de la Santé de parler d’un vaccin qui a déjà été mis en place pour combattre le Paludisme. Il est dénommé « RTSS », et est le fruit d’un travail de longue haleine.

Des pays comme le Kenya, le Ghana et le Malawi ont été retenus pour l’expérimentation de ce produit. Concernant la RDC, il faut des préalables pour qu’elle soit éligible à ce vaccin quant bien même elle est avec le Nigeria, un pays avec un taux de morbidité et de mortalité de 40% du Paludisme. Au nombre de ces préalables, on peut citer l’existence d’un système de vaccination robuste, la couverture en moustiquaire dépassant 80% en terme d’utilisation et l’existence d’un système de surveillance démographique. Or, la RDC vient à peine de mettre en place un site de surveillance démographique à Kimpese. Signalons par ailleurs qu’au cours de ces deux journées scientifiques, les entreprises telles que Kibali Goldmine et Tenke Fungurume Mining ont aussi partagé leurs expériences dans la lutte contre le Paludisme.

Au terme de ces journées, la communauté scientifique de la RDC a démontré sa capacité à produire des données qui sont pertinentes et de qualité pour orienter le politique du ministère de la Santé et ses partenaires dans la lutte contre le Paludisme. Le secrétaire général à la santé qui a ouvert ces assises, a salué l’initiative du Programme National de Lutte contre le Paludisme en organisant ces journées scientifiques avec le concours des chercheurs et autre scientifiques dans la lutte contre cette épidémie. Pour encourager les participants, le comité organisateur a remis des bourses à la meilleure présentation power point et au meilleur poster.

Ces deux lauréats auront la possibilité de choisir à chacun un colloque international de leur choix pour leur participation avec la facilitation du comité organisateur. La mention spéciale a été accordée au docteur Joris Losimba, directeur du PNLT, pour avoir réussi brillamment l’organisation de ces journées scientifiques.

(Richard Shako et Christelle Luyeye/Rtga World)

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