Le Vice-ministre Antoine Boyamba invite les Congolais au calme

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Assassinat d’Olivier Masonga en Inde   

le Vice-ministre Antoine Boyamba invite les Congolais au calme

Le Vice-ministre en charge des Congolais de l’étranger, Antoine Boyamba Okombo a reçu hier, en son cabin,et de travail, l’ambassadeur de l’Inde en Rdc. Au menu : l’assassinat à New Delhi le 20 mai 2016, du jeune Olivier Masonga, originaire de la République démocratique du Congo.

Antoine Boyamba devant la presse après sa rencontre avec l’ambassadeur indien/Ph. BE

Ce jeune congolais a été tué à coup de pierres et de briques par trois hommes à New Delhi, dans un pays où les Africains sont fréquemment victimes d’attaques racistes. C’était vendredi soir après une querelle au sujet d’une course en rickshaw. Les trois agresseurs l’ont pourchassé  dans le quartier huppé de Vasant Kunj, avant de le lapider. La victime est décédée à l’hôpital samedi matin, a précisé à l’AFP Ishwar Singh, le chef adjoint de la police du sud-ouest de la capitale indienne.

« J’ai convoqué l’ambassadeur de l’Inde accrédité en Rd Congo suite au cas malheureux qui est arrivé à New Delhi vendredi 20 mai. C’est l’assassinat (il n’y a pas d’autres mots) du jeune Olivier Masonga Kitanda, qui était étudiant (brillant) à New Delhi. Il a été sauvagement agressé par trois jeunes indiens, il était 23h20’ heure locale (…) . Les images que notre ambassade à New Delhi nous a envoyées sont choquantes, insupportables », a confié à la presse le patron des Congolais de l’étranger.

 

Il a en outre précisé que sur le plan local, l’ambassade de la Rdc sur place a saisi les autorités judiciaires indiennes. Les deux assassins présumés, dont un récidiviste, ont été mis arrêtés. Ils sont passés par entre les mains de la police indienne. Ils sont présentement en prison. Le 3ème quant à lui est recherché et les autorités indiennes rassurent leurs paires congolaises qu’elles sont en train de faire le nécessaire pour qu’il soit aussi arrêté.

C’était en effet pour faire part à l’ambassadeur Indien des préoccupations. C’est un pays avec lequel la Rdc a de très bonnes relations, datant même d’avant son indépendance. Et l’Inde a toujours été du  côté congolais aussi bien en 1960 lors de la sécession katangaise, et lors de différents événements malheureux survenus au Congo.

Sur le plan économique, a souligné le vice-ministre, « nous avons aussi de très bonnes relations avec l’Inde. Raison pour laquelle aussi, en mémoire d’Olivier, je lance un appel à nos compatriotes de ne pas s’en prendre aux Indiens qui ont choisi le Congo comme leur pays de résidence. Parce que ceux qui habitent avec nous tous les jours n’ont rien à voir avec ça. S’il arrivait qu’un ressortissant belge, zambien ou uruguayen tombe entre les mains des kuluna,… on ne dira pas que les Congolais sont des racistes », a-t-il renchéri contre ceux qui voudraient lancer l’Opération ‘’Boma Indien’’ (littéralement abats l’Indien).

D’où cet appel  d’Antoine Boyamba : «  notre pays est dans un tournant qui demande à ce que nous puissions avoir le sang-froid et garder la tête haute. On ne doit pas poser des actes de sauvagerie ; œil pour œil, dent pour dent, … nous nous réclamons souvent de valeurs chrétiennes ».

Cependant, ce n’est pourtant pas pour la première fois que cela arrive. Et donc il n’y a  pas de garanties que cela ne se reproduise, a-t-on murmuré. Au vice-ministre des Congolais de l’étranger de rétorquer : « Aux USA par exemple, la peine de mort existe. Mais c’est le pays où il y a un plus grand nombre de crimes… J’ai dit à l’ambassadeur de transmettre notre message aux autorités indiennes à New Delhi afin qu’elles prennent toutes les dispositions conformément à la Convention de Vienne, qui fait obligation à chaque pays de protéger les étrangers sur son territoire ».

Il a avant de terminé son propos, souligné que la société indienne  est réputée assez bizarre. Déjà entre Indiens, il y a des problèmes. Bien que lors de mon dernier voyage en Inde, il y a de cela trois mois, Antoine Boyamba avait lancé l’alerte disant aux autorités indiennes qu’il y a beaucoup de cas de maltraitance qui signalés, malheureusement, c’est vite tombé sur Olivier ; il allait avoir 28 ans le lendemain de son assassinat.

(Emmanuel Badibanga)

 

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