Le vendredi dernier en la Cathédrale Notre Dame du Congo: Une messe a été dite en mémoire de Rossy Tshimanga et Eric Boloko

par -
0 274
Want create site? With Free visual composer you can do it easy.

Une messe a été dite ce vendredi 18 mars dernier, à la cathédrale notre dame du Congo, en mémoire des victimes de la marche du 25 février 2018 en Rdc. Après cette dernière marche organisée par le Comité Laïc de Coordination (CLC), le bilan avait fait état de deux morts. Il s’agit de Rossy Tshimanga Mukendi et Eric Boloko.

La messe officiée  par l’Abbé Vincent Tshiomba a connu la présence de plusieurs personnes, en l’occurrence des membres du CLC, quelque politiciens, des membres des familles des victimes,  des anciens de l’Université pédagogique nationale (UPN), etc.

D’entrée de jeu de la dite messe, l’officiant avait transmis à l’assistance  les salutations du Cardinal Laurent  Monsegwo  et du Coadjuteur, Mgr Fridolin Ambongo, tous deux absents à cause d’autres charges pesant sur eux, alors qu’ils avaient souhaités être là aussi. Au cours de la dite messe, l’auditoire pouvait suivre l’homélie du jour, la partie liturgique et le mot d’un des membres du CLC.

Dans l’homélie tirée du livre de Sagesse 2, 1, ensuite le verset 12-22 du même chapitre, cette fois-ci l’officiant  Jean-Marie Konde a interprété ce passage en soulignant que les chrétiens qui sont des personnes conservatrices des valeurs humaines constituent des témoins gênants. Ces chrétiens subissent  divers traitement, d’autres allant jusqu’à entrainer la mort. Qu’à cela ne tienne, l’église, en vue  d’une bonne marche du pays va continuer à prier pour les institutions étatiques, a dit l’Abbé Jean-Marie Konde.

Egalement dans cette homélie, parlant du chrétien RossyTshimanga Mukendi, l’Abbé a indiqué qu’il  était  un homme très engagé dans la lutte de l’idéal qu’il a mené. Il a lu à l’intention du public plusieurs citations trouvées sur le mur de Facebook de cet homme engagé, telles que : « Il ne faut pas mourir des maladies telles que le Sida, la Tuberculose, Ebola ou du Choléra, car ce sont les morts inutiles ; mourez plutôt à cause d’un idéal » ; « Nous allons colorer le sol congolais rouge de notre sang, pourvu que nos enfants ne vivent esclaves demain dans leur propre pays. Quand la mort viendra, je partirai fier d’avoir défendu un idéal juste et légitime ».

Prenant la parole au cours de cette même  messe, l’un des membres du CLC a  évoqué différents points, entre autres la non atteinte de l’objectif de la police congolaise, qui s’était assignée à la veille de la récente marche, de n’enregistrer aucun mort.

Vue que les morts s’accumulent lors des marches précédentes, pour celles du 31 décembre 2017 et du 20 janvier 2018, la Police congolais s’était  fixée l’objectif avant la tenue de la marche du 25 février 2018 de ne récolter plus aucun  mort. Chose qui ne s’est pas réalisée. Deux morts étaient le bilan de cette marche, l’un tué à Kinshasa, Rossy Tshimanga Mukendi et l’autre tué à Mbandaka, Eric Boloko. Alors que ce dernier est déjà enterré, le corps de Rossy Tshimanga Mukendi ne l’est pas encore, a montré le membre du CLC, avant d’indiquer qu’ils ne vont pas arrêter leurs actions.

Apres la messe, Martin Fayulu, présent lors de cette messe, a soutenu l’idée du CLC, celle de poursuivre leurs activités en vue de l’atteinte de ses objectifs qui sont les objectifs de tous.

Notons que cette messe est la troisième, d’une série débutée depuis la première messe en mémoire des victimes de la marche du 31 décembre 2017. Ces marches sont parties avec comme objectif réclamé par le CLC, l’application intégrale de l’Accord du 31 décembre 2016, signé par les différentes parties prenantes du dialogue sous l’égide de la CENCO.

(Mamie Ngondo)

Did you find apk for android? You can find new Free Android Games and apps.

PAS DE COMMENTAIRE

Laisser une Réponse