« Le théâtre classique n’est pas en voie de disparition », démontre Maguy Kalomba

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Metteure en scène et comédienne Maguy Kalomba (voir photo) est directrice de la compagnie Mapend’O culture qui tourne avec la pièce théâtre « Transes infernales » qui dénonce la marginalisation de la femme. Dans une interview accordée à www.arts.cd, cette actrice évoque l’avenir du théâtre classique en RDC et sa passion pour cet art.

Relatez-nous votre parcours dans ce métier ?

Mon parcours est très simple. J’ai fait ma formation à l’Institut national des Arts (INA) et je suis en train de finir déjà mon deuxième cycle en mise en scène. J’ai commencé le théâtre, à l’écurie « Maloba » à l’époque de Mutombo Buitshi, Jean Shaka Tshipampa et Nono Bakwa. C’est eux qui m’ont donné le goût de la planche. J’ai commencé d’abord comme comédienne, après plusieurs échanges avec des metteurs en scène, j’ai obtenu tous les atouts qui m’ont permis d’être autonome. Voilà que je me suis lancée et engagée dans la mise en scène. Et la pièce « Transes infernales » est mon premier bébé.

Actuellement en RDC, le théâtre classique donne l’image d’un art en voie de disparation. Quel est votre avis ?

Personnellement, j’ai un avis contraire à ce que vous dites. Car on est là bien évidemment. Ça fait particulièrement 20 ans depuis que je suis dans ce métier et vraiment présente sur scène. J’ai trouvé des grands qui n’ont jamais cessé d’être sous les projecteurs pour donner le meilleur au public. Je cite, par exemple, le doyen et papa Mwambayi. Je l’ai trouvé sur scène de théâtre, jusqu’à ce jour, il continue. Cela prouve que cet art n’est pas en voie de disparition. Ce qui est vrai, le théâtre classique rencontre beaucoup de difficultés financières parce qu’il n’y a pas assez de structures qui financent encore les spectacles comme auparavant. Aujourd’hui, il faut se débrouiller pour créer des spectacles ou se mettre sur scène, juste pour sauvegarder cet art qui nous est cher.

« On ne cessera jamais de parler de la femme »

Pour une première création, vous présentez la marginalisation de la femme dans « Transes infernales ». N’est-ce pas une pièce de trop autour d’elle ? 

On ne cessera jamais de parler de la femme et de tout ce qui se passe autour d’elle, tant que cette guerre subsistera. Dis-nous que tout va bien, c’est en ce moment-là que l’on se taira. Aussi longtemps que tout ne va pas bien, pourquoi l’on va se taire ? On va parler jusqu’à ce que cela tombe dans les bonnes oreilles.

« Transes infernales », une inspiration  ou une autobiographie ? 

En effet, « Transes infernales » n’a pas été écrit par moi. Il y a très longtemps, j’étais partie au Bénin pour participer à un festival. C’est là que j’ai vu une femme sur scène seule « elle faisait le monologue ». Après le festival, je suis allée voir l’auteur pour le lui demander. Je lui avais dit que j’étais vraiment émue par cette saynète et elle m’a remis le texte qui est parti d’une histoire vraie, à laquelle elle a essayé d’ajouter de la fiction. Voilà pourquoi, je l’ai aussi joué pour la première fois en monologue, mais il n’y a pas eu d’impact escompté.

Après 9 ans passés à l’extérieur, une fois au pays, un professeur m’a demandé le texte en question. Cette demande a été comme de la puce à l’oreille, pour reprendre mon travail mais cette fois-ci j’ai distribué des rôles comme un dramaturge, pour avoir d’autres personnages. Et voilà, nous avons maintenant un spectacle.

Hormis l’Université de Kinshasa, avez-vous d’autres dates ? 

Jusque-là, nous n’avons pas encore d’autres dates mais nous cherchons d’autres dates et les endroits, au niveau des écoles, des universités ou encore les lieux où notre message sera facilement capté et compris.

 

(Onassis Mutombo)

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