Le Synamed monte au créneau

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171 médecins disparaissent des listings de paie

Le bureau exécutif du synamed vient d’être saisi, depuis 72 heures, d’une doléance collective d’une centaine de médecins, tous grades confondus, de la disparition miraculeuse de leurs noms des listings de paie. Ces listes sont imprimées et transmises par la direction de la paie du ministère du Budget à la BIAC, pour le paiement de la prime de risque professionnel des médecins, des services publics de l’Etat au niveau de Kinshasa, pour le mois de janvier 2016.

Après vérification, il s’agit de 171 médecins de la ville provinces de Kinshasa, élagués par la direction de la paie. La répartition de ces médecins par grade, est la suivante : M.1. 125, MJ : 7, Mr. 3, MR : 4, MCC : 3, MG : 29. Ce qui fait un total de 171 médecins, pour une enveloppe d’environ FC100 millions.

Ces médecins sont issus des différents services, programmes et hôpitaux du secteur public. Cette situation malheureuse a été aussi observée dans quelques provinces, notamment au Kongo central et dans les anciennes provinces de Bandundu, Katanga et Nord Kivu. Les médecins ainsi lésés ne sont pas des fictifs, comme certaines langues tenteraient de le croire. Il s’agit des médecins en service de manière régulière, et certains d’entre-deux étaient présents dans la salle.

De ces 171 médecins, au moins une vingtaine ont des engagements avec la Biac dans le cadre du crédit véhicule, crédit immobilier ou du crédit à consommation. Est-ce un Projet pour déstabiliser les projets sociaux du Synamed ? s’interrogent-ils.

Pour rappel ; 2004 à 2009, le Synamed a assuré la rédaction des listings de paie des médecins des services publics à la grande satisfaction, tant des médecins bénéficiaires que de l’Etat employeur. Depuis janvier 2010, Le gouvernement a repris ses prorogatives et les a confiées à l’Administration. Depuis juillet 2015, l’amateurisme et le clientélisme ont atteint leur summum.

Les réclamations sont devenues légions, au point que Synamed se demande qui est l’instigateur d’ordres en matière d’alignement des médecins sur les listings de paie. Les critères d’éligibilité à la prime de risque sont fixés par la note circulaire n° MS 1251 /MGB /SG/227/MMB/2005 du 16 février 2005 du secrétaire général à la Santé publique, telle que revue et corrigée à ce jour. Le Synamed n’engage pas les médecins et n’est pas le rédacteur des listings de paie. Son rôle est de défendre ses membres.

Connaissant toutes les actions que mènent les médecins non payés, regroupés au sein du collectif des médecins non alignés, est-ce l’argent qui manque pour le faire ou la volonté de maintenir le secteur de la santé en ébullition ?

Et aussi de demander à ses confrères de se souvenir qu’il y a également une vingtaine de médecins bloqués depuis la paie de juillet 2015, lors de la modification du fichier de paie par la direction de la paie du ministère de budget.

Compte intermédiaire

Concernant le fameux compte intermédiaire, transit, escale, relais qui serait ouvert à la BIAC et à travers lequel transiteraient chaque mois les fonds destinés à la paie des médecins et que le Synamed gérerait à sa guise, le Synamed met au défi quiconque, de vivant ou de mort, de jour comme de nuit, donnerait, le numéro, l’intitulé et le contenu de ce fameux compte. Faute de quoi, c’est une hallucination que seuls pêcheurs en-eau-trouble propagent.

Le Président de République, Joseph Kabila Kabange invite tous les Congolais au dialogue. Le Synamed en tant que membre de la société civile, soutient fermement le dialogue et la cohésion nationale. Il y a de quoi se demander le vrai agenda qui décide, contre toute attente, de bloquer 171 médecins à Kinshasa et plusieurs autres en provinces, sous le fallacieux motif de présomption de mise en disponibilité.

Synamed : des questions sans réponses

Qui a donné l’ordre de bloquer ces 171 médecins de Kinshasa et certaines provinces alors qu’on s’attendait par contre à la régularisation de la rémunération des médecins des services publics ? Et parmi eux, ceux qui ont été bloqués depuis la paie de juillet 2015, sans oublier les nouvelles unités qui attendent impatiemment leur alignement de risque. A quelle destination sont affectés ces fonds ? A quoi sert le cadre mis en place, à savoir le comité de suivi de la rémunération et des mouvements des médecins des services publics de l’Etat, conformément au statut spécifique des médecins des services publics de l’Etat et aux critères d’éligibilité y relatifs ?

Le Synamed demande aussi aux autorités compétentes des Ministères du Budget et de la Santé Publique de régulariser cette situation dans le plus bref délai. Faute de quoi, le Synamed prendra toutes ses responsabilités.

Ce blocage de 171 médecins ne servirait-il pas à justifier les fameux 11 millions de dollars présumés détournés chaque trimestre dans le secteur de la Santé ?

Dans une déclaration à la presse, le Secrétaire général national, le Dr. Mankoy Badjoky a affirmé : parmi les médecins élagués de la liste de paie, certains sont partis aux études. La note circulaire ne les inscrit pas. Il faudra demander au SG qui est le gestionnaire et qui est censé connaître ces médecins qui sont parti pour le troisième cycle. Et puisque les procédures sont administratives, nous dépendons du ministère de la Santé publique. Notre recours s’adresse à celui qui nous gère, a-t-il précisé.

(Rebecca Tuzizila Muzama)

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