Le respect des droits des enfants africains, un défi pour les gouvernants et les communautés locales

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A travers une série d’activités de terrain et de lobbying, L’ONGDH dénommée Action contre les violences des droits des personnes vulnérables, ACVDP interpelle le gouvernement à protéger les enfants.  Dans un communiqué de presse émis il y a peu, portant la main de son président Crispin Kobolongo Kongunde, cette structure recommande notamment la lutte contre le travail des enfants, et la résolution pacifique des conflits et crises, pour le respect de leurs droits.

L’année qui vient de s’achever, les thèmes retenus pour les deux journées ont été :’’ Eliminer le travail des enfants dans les chaînes de production : c’est l’affaire de tous’’ et : ‘’Conflits et crises en Afrique : protégeons les droits de tous les enfants ‘’.

Malgré la ratification de la Convention 182 de l’Organisation international du travail, OIT, de la Convention relative aux Droits de l’Enfant par la RDC et de l’existence de la loi portant protection de l’enfant congolais, le travail des enfants et les conflits et crises sont une réalité en RDC.

ENVIRON 50 PIRES FORMES DE TRAVAIL DES ENFANTS EXISTENT DANS LA VILLE PROVINCE DE KINSHASA

Selon les études menées par l’Action contre les violences des droits des personnes vulnérables, ACVDP et publiée dans le livre intitulé : « Travail des enfants à Kinshasa : Formes et Descriptions ». « Ban’a kwata » (pour dire : les enfants qui attrapent) : Ceux-ci  opèrent aux abords des magasins, généralement au marché central, où sont vendus en gros  des produits alimentaires. Ils assurent le partage d’un sac entre deux ou plus d’acheteurs. Cette opération leur profite une quantité qu’ils revendent à leur tour ; « Ban’a mbwengi » : se dit des enfants qui vendent du fufu que des véhicules déchargent aux parkings, bénéficiant ainsi  d’une commission. « Ban’a Ephé » : désigne des enfants vendeurs ambulants  de cigarettes ou d’autres articles dans des cartons entrecoupés, à travers la ville ; « Ban’a vernis » : les enfants qui embellissent les ongles de  femmes dans les rues de Kinshasa, et opèrent à la criée pour attirer l’attentions de clientes potentielles désireuses du service à vil prix, de la pédicure et de la manucure; « Ban’a nioka » : des filles prostituées à travers la ville, elles ont pour repère les cimetières ; « Ban’a cheko » : des enfants commissionnaires  du marché de mousses. On les retrouve généralement aux abords des usines où sont fabriquées les mousses ; « Ban’a mayi » : les enfants vendeurs à la criée d’eau en sachet. Ce terme s’emploie également aux enfants nageurs performants qui secourent des naufragés de baleinières. « Ban’a Dringo » : les enfants qui attendent des acheteurs au sortir des magasins au centre-ville, pour les aider à joindre le lieu d’achat à celui d’embarquement ; « Ban’a Tshekele » : les enfants qui tamisent des quantités de haricots, ils sont généralement au service de vendeuses grossistes ; « Ba kamuke sukali » : des adolescentes qui ont des adultes pour partenaires sexuelles. « Ban’a nguba » : des enfants vendeurs ambulants d’arachides non décortiquées, grillées ou non. Ce sont des habitués de bars et des lieux de deuil ou de rassemblement ; « Ban’a Imbwa » : des enfants qui postent aux abords du  Beach Ngobila et dont la dynamique consiste soit à voler soit à servir de porte-bagages aux voyageurs ; « Ban’a Evoloko » : des enfants permanents dans des parkings de taxis, taxi-bus et qui monnayent des places assises, généralement les sièges à côté du chauffeur ; « Ba Kadogo » : les enfants soldats… ; « Ban‘a kuluna » : les enfants membres des gangs qui terrorisent la population dans les quartiers de Kinshasa ; « Ban’a wewa » : les enfants conducteurs de taxi-motos ; « Ban’a Etiro » : les enfants réparateurs de sacs à main ou valise par le remplacement de tirettes ; « Ban’a cirage » : les enfants cireurs ambulants ; « Ban’a mabanga » : les enfants casseurs de pierres dans des carrières de fortune ; « Ban’a pétrole »: les enfants vendeurs ambulants du pétroles dans les rues de Kinshasa.

A l’occasion de ces deux journées, l’ACVDP voudrait interpeller le gouvernement de la RDC ayant ratifié les instruments juridiques internationaux de protection des droits de l’enfant et qui les enjoint, à s’engager activement dans la lutte contre le travail des enfants et les conflits et crises dans ce pays à les respecter

(Payne )

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