Le REEJER démontre : Lutter contre le phénomène enfant sur la rue, c’est d’abord les écouter

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Le Réseau des éducateurs des enfants et jeunes de la rue (REEJER) a organisé mercredi dernier, en collaboration avec l’UNESCO, une cérémonie d’expression et la perception des enfants de la rue dans son siège de la commune de Kasavubu. C’était à l’occasion de la 5è édition de la Journée internationale des enfants de la rue célébrée le dimanche 12 avril dernier.

Pour ce faire, une représentation de trente enfants filles et garçons dans l’objectifs de sensibiliser et mobiliser la communauté sur le phénomène enfants sur la rue, Amplifier la voix des enfants de la rue, mener un plaidoyer auprès des autorités pour la prise des mesures d’accompagnement de la loi portant protection de l’enfant qui reste en souffrance tel que le conseil national pour l’enfante le parlement d’enfants.

Au cours de la cérémonie, les enfants et jeunes sur la rue se sont exprimés en présence des partenaires de protection de l’enfance par des poèmes, danses, théâtre, témoignages et expression libre. Lutter contre le phénomène enfants de la rue, c’est aussi écouter ces enfants, échanger avec eux en vue de saisir leur perception et sentiments relatifs à leur situation, le regard de la communauté et leur propre regard.

« J’étais abandonné par mon père lorsque ma mère est morte. Ma marâtre ne voulait pas de moi. Elle m’insultait tous les jours et me demandait de laver les habits de ses enfants. Un jour, elle m’a surpris en train de jouer. Elle m’a frappé durement et m’a chassé de la maison. Je me suis retrouvé sur la rue. J’ai souffert parce qu’il me tabassait à tout bout de champ. Parfois, elle me brûlait par le feu. Pour manger, il faudrait transporter une grande charge pendant que j’avais que 11 ans. Je dormais sur les cartons et les étalages de marché. C’est grâce à une vendeuse d’épices au Marché de la Liberté que je me suis retrouvé au centre d’éducation. J’étais bien accueilli par nos éducateurs, dans quelques mois j’aurais mon diplôme d’Etat. Nous faisons certaines choses contre notre volonté, le vol, tuerie et autres. Si nous étions dans nos familles, cela n’arriverait pas», a témoigné Hervé Tshisekedi, enfant sur la rue.

Les enfants ont parlé de leur passage de la vie, le calvaire vécu à la rue. Ils louent et encouragent les encadreurs d’être toujours là pour les aider.

« A nos pères et à nos mères, bref nos familles. Que ce jour soit pour vous une journée de réflexion. Nous sommes là à cause de vous. Nous avons souffert à cause de vous et voilà comment nous sommes méprisés, maltraités, insultés et accusés de tous les maux. Nous demandons à tous les enfants de la rue de se rendre aux centres. Ce sont les encadreurs qui forment notre famille. Aux autorités congolaises et étrangères, nous demandons de l’aide. Ne nous abandonner pas. C’est à travers nos centres que nous serons utiles demain à la société »

Signalons que, la République démocratique du Congo est signataire des grandes conventions internationales dont la Convention des Nations Unies sur les droits de l’enfant (CDE). Kinshasa sa capitale, tout comme d’autres coins du pays, connaît les conséquences des conditions de paupérisation dans lesquelles le pays est plongé. REEJER compte environ 20.000 enfants sur la rue de nos jour dans la ville de Kinshasa.

D’où le phénomène enfant dits de la rue, exploitations sexuelle, travail des enfants, l’insuffisance d’information sur le droit de l’enfant par toutes les couches sociales du pays ne permet pas à l’enfant de participer effectivement aux décisions qui le concernent, y compris le processus de paix. Les décideurs et alliés doivent s’engagés à contribuer à la prises des mesures d’accompagnement de la loi portant protection de l’enfant notamment, le conseil national pour enfant.

Pour lutter contre le phénomène enfants sur la rue, c’est d’abord les écouter.

(Clémence Kilondo/Stagiaire)

 

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