Le Rassemblement enfin pour les élections en 2018

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Deux faits marquants méritent d’être soulignés aux pourparlers organisés sous les bons offices de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO). Il s’agit de la décision du Front pour le Respect de la Constitution de reprendre avec les travaux et du début des travaux dans les commissions qui ont été constituées à cet effet. Il s’agit de la commission gouvernance institutionnelle, la commission élection et la commission décrispation politique. La Commission gouvernance institutionnelle est composée de Christophe Lutundula Apala,  Jean-Marc Kabund, Valentin Mubake, Delly Sessanga, Jean-Pierre Lisanga Bonganga, Joseph Olenghankoy, Marie-Madeleine Kalala, Adolphe Lumanu Buanasefu, Norbert Nkulu Kilombo, José Makila Sumanda, Azarias Ruberwa et Steve Mbikayi. La Commission élection comprend : Martin Fayulu, Didier Molisho, Christopher Ngoy, Kankonde, Mgr Kuye Ndondo, Ramazani Baya, Martin Kabwelulu, Jean-Lucien Bussa et Vital Kamerhe. Tandis que la Commission décrispation politique a comme membres : Félix Tshisekedi, Olivier Kamitatu, George Kapiamba, Maguy Kiala, Lambert Mende, Alexis Thambwe, Florentin Mokonda et Michel Bongongo.

Le Front pour le respect de la constitution revient

Ayant suspendu sa participation aux pourparlers de la CENCO le 09 décembre dernier, il a fallu une réunion restreinte entre le Nonce apostolique, Mgr Luis Mariano Montemayor et une délégation de la Cenco conduite par son président, Mgr Marcel Utembi, pour que le Front pour le respect de la constitution, avec en tête l’honorable Eve Bazaiba, se décide de reprendre avec les travaux.

Dans une déclaration faite devant la presse, le sénateur Ramazani a indiqué que c’est au vu de la démarche du représentant du Vatican, de la Cenco et de nombreux partenaires nationaux et internationaux, que le Front après consultation de ses organes, a accepté d’assouplir sa position, afin d’envisager la possibilité de reprendre sa place dans ce dialogue pour sortir le pays de la crise. « Engagé dans la lutte pour le respect de la constitution en Rd Congo, le Front fonde également sa lutte sur les valeurs républicaines pour que règnent la paix et la concorde nationale », indique-t-il, avant d’ajouter que notre dénomination illustrant le sens de notre combat, nous conduit à nous ouvrir à la mission des bons offices menée par la Cenco et la Nonciature apostolique. Il a toutefois rappelé que le Front avait suspendu sa participation auxdites assises dans l’unique but de solliciter plus de considération et d’équité, ainsi qu’une meilleure représentation au sein des commissions.

Pourquoi avoir trop attendu, avec des documents proches des nôtres ?

Alors que dans les médias, les membres du Rassemblement trompent le peuple en disant que les élections doivent être organisées en 2017, à la surprise générale, ils ont sorti une proposition de calendrier qui ramène les élections en février 2018, alors qu’à la Cité de  l’UA, après plusieurs gymnastiques, ils sont arrivés à avril 2018, doit une différence de deux mois.  En plus, ils ont exigé la surséance, soit disant pour faire venir leurs experts, du coup, l’ex-ministre des Finances, Freddy Matungulu et l’ex-ministre du Budget, François Muamba ont atterrit. De sources sûres, nous apprenons que malheureusement, ils ont été comme des écoliers devant le maître, Corneille Nangaa.

« Nous sommes membres de l’opposition politique qui était au dialogue et siégeons dans la commission chargée du processus électoral, où il est question d’examiner la question de séquences des élections, du calendrier électoral et du financement des élections. Il y a eu distribution de documents et nous sommes très heureux parce que le calendrier que nous avons défendu et produit au niveau de la Cité de l’Union africaine, les élections devraient avoir lieu le 29 avril 2018 », indique le président de l’UNC, Vital Kamerhe, avant d’ajouter que nous sommes heureux de constater que l’écart qui nous sépare avec les amis du Rassemblement n’est pas très grand. On vient finalement d’avoir leur calendrier, la proclamation des résultats, c’est le 11 février 2018. Il y a une différence de deux mois, précise-t-il. Et de se demander, les Congolais peuvent-t-ils  se tuer pour deux mois ? Et de renchérir que nous pensons que nous allons trouver un compromis si la bonne volonté règne parmi nous. On a démarré avec des discussions très chaudes mais à la fin, les Congolais finissent toujours par s’entendre. Pourquoi avoir attendu trop longtemps, avec des documents proches aux nôtres, alors que  nous nous bâtions tous pour l’intérêt général, se demande encore Vital Kamerhe, qui souligne quand même que la CENI a fait son exposé liminaire, parce que le Rassemblement estime qu’elle est incontournable et qu’elle est experte en la matière. L’essentiel est que les fils et filles de ce pays regardent dans la même direction.

Pour Martin Fayulu, de la même commission, il est question d‘entendre la CENI, de savoir où elle se trouve aujourd’hui au niveau de l’enrôlement, vers la fin, nous allons élaborer un calendrier électoral et décider de la structuration des élections, c’est-à-dire, comment organiser les séquences. Pour le Rassemblement, l’élection présidentielle doit avoir lieu le 10 septembre 2017 et le nouveau président prête serment le 30 septembre.

L’Accord politique de la Cité de l’Union africaine était réaliste

Le débat tel qu’il a été engagé aux pourparlers entre les signataires de l’accord du 18 novembre 2016 et le Rassemblement énerve certaines sensibilités. Si déjà à la Cité de l’Union africaine, les participants avaient écouté les experts électoraux congolais conduits par le président de la CENI Corneille Nangaa, sans oublier les experts de l’OIF et de l’ONU, les discussions du Centre interdiocésain risquent de ressembler à un passe-temps.

Retenez que par rapport à la séquence, l’Accord, dans son chapitre II est clair, lorsqu’il indique que  les élections présidentielle, législatives nationales et provinciales sont organisées en une seule séquence. Les élections locales, municipales et urbaines sont organisées concomitamment avec les trois premières si les moyens techniques et financiers le permettent. Les parties prenantes recommandent au gouvernement de mettre à la disposition de la CENI les moyens financiers et logistiques nécessaires à l’organisation de toutes les élections susvisées conformément au calendrier. Ici, l’on ne voit pas ce que viendrait ajouter le Rassemblement.

Quant au calendrier électoral, il a été convenu que tenant compte des délais impératifs pour la constitution du nouveau fichier électoral, la préparation des différents scrutins combinés et la tenue effective de ceux-ci, les parties s’accordent sur les éléments du calendrier global ci-après : Constitution du nouveau fichier électoral au 31 juillet 2017 ; Convocation des scrutins à partir de la promulgation de la loi sur la répartition des sièges au 30 octobre 2017.

(Jean-Marie Nkambua)

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