Le quintuple péché de la CENCO

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Allô Kinshasa !!! Les princes de l’église ont péché ! Nous sommes en cette période où tous tombent dans le péché ! Nous sommes tous humains. Mais quand bien même la présidence de la CENI, Commission électorale nationale indépendante revienne de droit à la Société civile à laquelle appartient la CENCO, y accéder tient au moins compte des règles de l’art. Pour les invulnérables évêques, sortir de la crise politico-électorale actuelle, c’est aller aux urnes en 2017, sans autre forme de procès.  Premier péché !

A l’issue des assises de 13 membres du simple comité de suivi des élections, présents à la réunion de la CENCO du 19 au 20 octobre courant, tout devient plus que clair. Il n’y avait que 9 évêques et 4 archevêques de ce comité, même pas l’Assemblée plénière des évêques que compte la Rdc… mais ici, la représentativité et l’inclusivité restent de côté, consacrée ou pas, la préséance sur les 300 dialogueurs dits ‘’kabilistes’’ et les innombrables ‘’conclavistes tshisekedistes’’ interdit tout débat. Deuxième péché !

Traditionnels oiseaux de minerve, pour évoquer le philosophe allemand Nietzsche, sortir en dernier, non mandatés, les prélats qui avaient pourtant claqué les portes du dialogue faisant le yoyo, avant de franchir celles du conclave disent avoir passé au peigne fin la situation politique du pays, se basant aussi bien sur les textes des assises de Limete que ceux de la Cité de l’UA. Tous peuvent s’aventurer, certes, dans cet exercice. Mais ni le Rassemblement ni le Dialogueurs n’ont retenu cette date dans leurs textes finaux. Pourquoi 2017 ? Couper subtilement la poire en deux ! Troisième péché !

Mais le quatrième péché est à la limite une iniquité. Les défenseurs et les défendeurs de la loi fondamentale de la Rd Congo devenue obsolète se tapent un luxe qui fâche. En dépit des points de convergence et ceux de divergence judicieusement épinglés. Une grave entorse supplémentaire à ladite constitution. Intimer l’ordre que soient organisées les élections sans dépasser 2017, c’est battre en pâture la sacro-sainte CENI qui, mains aux manettes, toutes expertises faisant foi, les projettent d’avril 2018 à mai 2019.

Aussi, jugeant impérieux que ‘’soit clairement mentionné dans le consensus à trouver que l’actuel Président de la République ne se représentera pas pour un 3ème mandat  conformément à l’article 220 de la Constitution’’, une constitution dont on se sert chacun d’untel ou untel article et non de la totalité pour le besoin de la cause, la position est clairement affichée. Si pas un procès d’intention, voulant noyer un pauvre chien accusé de rage, c’est mettre la charrue devant les bœufs  et  caresser le Rassemblement dans le sens du poil. Juge et partie, c’est le cinquième péché !

Aller plus loin en recherchant les péchés, le carton serait plein tant les parties se regardent en chiens de faïence. Curieusement pour la République et pour la nation. Vrais ou faux nationalistes ? Peu importe !

(Emmanuel Badibanga)

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