Le préfet Simon Kiangani parlant des « bilamba mabe » à l’école

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« Des écoles de tolérance encouragent la perversion de la jeunesse » 

La tâche la plus importante sur cette planète, c’est d’avoir pour activité de gérer les jeunes, leur indiquer le chemin de l’avenir. C’est une tâche vers laquelle on est appelé par vocation. Il faudra que la société élimine de cette piste tous ceux qui y viennent pour des motifs intéressés. Cette déclaration émane du préfet du Collège Jon Mabuidi, M. Simon Kiangani Loti. Dans sa lecture d’écrivain et de philosophe, il regrette notamment la profusion « d’écoles de tolérance » qui encouragent la perversion de la jeunesse. « Au lieu de l’émergence, ces pseudo-encadreurs viennent pour « assassiner » l’œuvre d’encadrement des jeunes. Pourtant, cela appelle le plus grand soin et énormément de sacrifices. Ceci tant pour les écoles que les familles », a-t-il déploré. A la question : En tant que responsable scolaire, comment comprenez-vous le phénomène « bilamba mabe » à l’école ? L’orateur : C’est impossible de parler du phénomène « Bilamba mabe » au Collège John Mabuidi. Car les règlements sont clairs à ce sujet. Les filles mettent la jupe célestone (qui va jusqu’aux genoux). Les garçons se refusent à toute fantaisie et mettent un pantalon dont la couture respecte la taille et non serré. Le contrôle est permanent et régulier. Les parents étant associés, les enfants ne font que se conformer. Il en est de même du pantalon « kanga Dadi » (type : entonnoir), qui n’a pas droit de cité dans notre école.

-A votre avis, quelles en sont les causes ? ; En quoi le phénomène « bilamba     mabe à l’école » choque-t-elle l’image de l’école ?

Chaque milieu a ses règles de vie. Si l’on voit ce que l’école signifie : classe, ordre, chemin à suivre. C’est pour former des citoyens modèles que l’école a été instituée. La présence de ces tenues ne peut que choquer le sens moral, ce n’est pas à encourager. Car, en effet, l’école n’est pas un bordel. L’on a tout le temps de s’habiller comme cela hors de l’école ; il faut respecter les normes. Il est vrai que certaines écoles scolaires laissent faire. Ce sont les écoles de tolérance qui admettent des tenues « Bilamba mabe » ; mais les responsables devraient être sévères, d’autant plus que les règlements d’une école trace le profil de l’élève et du citoyen que l’on veut faire émerger. Il y a lieu de se demander : pourquoi les enfants viennent-ils payer ? Pour être formés. Même si les élèves constituent un capital pour l’école, ils paient la formation. Et, faut-il le rappeler, le fondement de la formation repose sur la discipline. Le fait qu’un enfant ait payé ne permet pas à l’école de déroger aux règles de la discipline. L’enfant ne sait pas qu’on est en train de le tailler sur mesure. Le grand tort, c’est nous.

-Votre école aborde-t-elle de la question avec le comité des parents ?

Beaucoup de familles sont devenues démissionnaires. Mais celles qui se donnent la peine d’inscrire les enfants dans des écoles, font preuve d’un certain sens de responsabilité. Nous leur demandons de jouer pleinement leur rôle même dans des difficultés. Le plus précieux, dans une famille, c’est l’enfant. Celui-ci, c’est comme un champ. Les parents ne peuvent pas s’en remettre à l’école seule. C’est un domaine de collaboration. Si l’école s’emploie à informer, former, encadrer, en tout cas, la famille doit soutenir, accompagner, suivre. C’est pourquoi l’on parle aujourd’hui en psychopédagogie, de la thérapeutique familiale, considérant que les comportements de l’enfant à l’école ne sont des reflets d’une situation familiale antérieure ou présente, passagère ou permanente.

-De ce qui précède, pouvez-vous affirmer que le Directeur de Discipline a encore les moyens de sa mission?

Si c’est un DD qui est passé d’un cursus de formation correcte, il ne donnera que ce qu’il a reçu de ses formateurs. C’est pour dire personne ne contrecarre l’action d’un DD dans une école. Il a les outils du travail, il a des collaborateurs. Il n’y a pas d’élèves plus forts que le DD. Ce sont des écoles elles-mêmes qui pas relâchement, laissent les élèves empiéter sur l’ordre établi.

En somme, on ne forme pas quelqu’un avec de demi-mesures. L’on ne doit pas non plus continuer à affirmer : « si jeunesse savait… ». Nous devons, en tant qu’adultes (c’est-à-dire vieux), amener les jeunes à savoir et à pouvoir. Nous aurons alors véritablement joué notre rôle, au lieu de nous plaindre à chaque arrêt.

(Payne)

 

                                                                                                        

 

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