Le préfet Ruffin Masapula parlant des « bilamba mabe » à l’école :

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« Un front commun parent-école pour relever le pari de la discipline »

A l’heure où les écoles du secteur privé et les écoles conventionnées s’illustrent en partenaires incontournables de l’Etat, des voix s’élèvent pour déplorer quelque relâchement dans le secteur de la discipline. Dans cet ordre d’idée, le phénomène « bilamba mabe » (entendez : tenue indécente. Pour le cas d’espèce : le « fashion » ou pantalon taille basse et le port de la mini-jupe notamment). Agrégé en électrotechnique, l’Ir Ruffin Masapula (voir photo) dont l’interview suit, est le préfet des études de l’Institut technique professionnel Bosembo, situé au quartier VII/N’Djili. Il est d’avis qu’un « front commun » parent – école est susceptible de relever le pari de la discipline des enfants.

« Il y a des parents qui ne suivent pas les échéances de billets des vacances de leurs enfants. Les parents doivent être en contact avec l’école, pour que les enfants aient peur de s’habiller indécemment. Il n’y a plus uniformisation de la tenue des enfants : le bleu et blanc. Ce changement déshonore notre système éducationnel », a-t-il constaté.    A la question : En tant que responsable scolaire, comment comprenez-vous le phénomène « bilamba mabe  à l’école» ? L’orateur :

Ce phénomène survient lorsque les écoles organisent les journées culturelles. C’est là qu’on fait la différence entre les écoles réputées et celles qui ne le sont pas. Une école ne peut, en réalité, permettre que les élèves portent de tenues indécentes. Chez les garçons, il y a les pantalons en système entonnoir et le fashion. Ce n’est pas normal. Chez nous à Bosembo, le règlement scolaire interdit le port de ces tenues. Nous prônons l’uniformisation : les élèves se mettent en chemise manche courte et en pantalon bleu pas noir, couture moderne. Pour les filles, des jupes qui dépassent les genoux, pas de fente, avec blouse ou chemise manche courte. Ketches ou souliers pour les garçons, sandales en plastique (communément désignées : ndwekele) ou ketches pour les filles.

-A quel niveau situez-vous les causes ?               

Je peux épingler cela en deux volets : d’abord, les enfants qui viennent de maisons dont les parents sortent très tôt le matin. Ceux-là s’habillent n’importe comment, profitant bien entendu de l’absence de regard responsable des parents. Ensuite, les enfants qui viennent de familles responsables. Eux profitent des groupes d’amis entre l’école et la famille. Ils s’habillent décemment à la maison et, chemin faisant, les mauvaises compagnies corrompent les bonnes mœurs. C’est dire qu’au contact des groupes d’amis, ils se laissent influencer négativement.

-En quoi le phénomène « bilamba mabe » choque-t-elle l’image de l’école ?

Tant que la famille reste éloignée de l’école, et vice versa, le mal va persister. Voilà pourquoi les parents et les écoles doivent rompre les distances, et faire front commun pour préserver l’avenir. En collaboration parfaite, nous pouvons éradiquer ce phénomène « bilamba mabe ».

Votre école aborde-t-elle de la question avec le comité des parents ?

Effectivement. Lorsqu’il y a modification d’un article du règlement intérieur, nous abordons cela avec les parents. Le phénomène bilamba mabe ne manque pas de figurer en bonne place dans nos échanges avec les parents. Ces derniers et l’école doivent cheminer davantage ensemble, main dans la main, pour relever le pari de la discipline des enfants.

-De ce qui précède, pouvez-vous affirmer que le Directeur de Discipline (DD) a encore les moyens de sa mission?  

Dans les écoles, les DD ont un rôle à jouer pour le maintien de la discipline. Si une fois, ils ne remplissent pas leur mission, ce serait la débandade pour nos écoles. L’essentiel pour un établissement scolaire c’est l’instruction, l’éducation et le développement intégral de la personne. S’il n’y a pas convergence de ces trois critères, il serait loisible qu’on ferme et qu’on change d’activité. Surtout dans le secteur privé car à tout moment, le chantage vient de ce secteur-là. Beaucoup de promoteurs s’adaptent petit à petit à la nouvelle dynamique. Car au départ, il y avait du laissez-faire.

(Payne)

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