Le préfet Lufuluabo du CS Bon Berger constate : Les parents sont démobilisés à avancer les frais scolaires, craignant une année blanche

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Remonter la pente après avoir glissé n’est pas toujours évident, si l’on n’est pas stratège. Ce constat émane du préfet du Complexe scolaire, CS Bon Berger, M. Lufuluabo Kapiamba Edmond (voir photo), déplorant la survenue de la semaine d’inactivité qu’a connue l’école, conséquemment aux manifestations populaires du 19 et 20 septembre dernier. L’école est établie sur Tshela, dans la commune de Kinshasa. Pour que pareille chose ne se reproduise, le pouvoir en place doit assurer la quiétude aux écoles, suggère l’orateur, en faisant voter une loi au Parlement, pour condamner quiconque nuirait à l’intégrité de l’école, à réparer d’abord tout préjudice causé puis à purger une lourde peine de prison.  Cet événement imprévisible, regrette-t-il, tombe comme un cheveu dans la soupe, perturbant le calendrier scolaire. les élèves se voient cloués à la maison, les parents démobilisés à avancer les frais scolaires, craignant perdre avec une probable année blanche, décontenancés, ne sachant à quel saint se vouer. Dès lors, il faut tout recommencer, après une semaine de perturbation. A la question : Qu’est-ce que l’école a perdu en ayant passé une semaine entière d’inactivité ?

L’école, milieu par excellence pour la formation intégrale de l’élève, n’est plus ce haut lieu sacré qui prépare l’homme de demain. Partout dans le monde, l’écolier est un être fragile, comparable à un œuf qu’il faut impérativement protéger. Alors que tout le monde sait que la première semaine a de tout temps été timide, généralement à cause de l’impréparation des parents à retourner leurs enfants, voilà que les événement du 19 et 20 septembre sont venus enfoncer le clou et briser tout élan acquis difficilement dans le rythme du travail. Cet événement imprévisible tombe comme un cheveu dans la soupe, perturbant le calendrier scolaire. Les élèves se voient cloués à la maison, les parents démobilisés à avancer les frais scolaires, craignant perdre avec une probable année blanche, décontenancés, ne sachant à quel saint se vouer, il faut tout recommencer après une semaine de perturbation.

Remonter la pente après avoir glissé n’est pas toujours évident, si l’on n’est pas stratège. C’est ainsi que pour récupérer le temps gâché, le calendrier a été rectifié par le Ministère de tutelle et, à notre niveau, nous avons accéléré les leçons, posé beaucoup d’interrogations et donné des travaux aux élèves, les soumettant ainsi à un rythme terrible.

Quelles stratégies votre établissement compte-t-il mettre en place pour récupérer ce temps perdu ?

Au lendemain de la semaine d’inactivité, du 19 au 24 septembre dernier, la tutelle a pris le taureau par les cornes, pour apporter une bouffée d’oxygène au calendrier scolaire. Un communiqué a été signé au début du mois, en vue de rattraper le calendrier scolaire 2016-2017. En effet, le ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et Initiation à la Nouvelle citoyenneté, EPS-INC, Maker Mwangu Famba, pour avoir signé un communiqué officiel en date du 1er octobre courant. Réagissant à la semaine d’inactivité de l’école, du 19 au 24 septembre le communiqué de la tutelle donne les instructions suivantes : le congé de détente prévu du jeudi 3 au samedi 5 novembre 2016 est supprimé. La fin du 1er trimestre 2016-2017 intervient le samedi 24 décembre 2016. Les vacs du 1er trimestre iront du lundi 26 décembre 2016 au mercredi 04 janvier 2017 inclus. La rentrée des classes du 2ème trimestre : le jeudi 05 janvier2017

En votre qualité de responsable scolaire, pourriez-vous suggérer des dispositions pratiques pour que pareils incidents ne pénalisent pas l’école dans le futur ?

Pour que pareille chose ne se reproduise, le pouvoir en place doit assurer la quiétude aux écoles en : les sécurisant par l’emplacement des postes de Police à côté des établissements scolaires ; faisant voter une loi au Parlement pour condamner quiconque nuirait à l’intégrité de l’école à réparer d’abord tout préjudice causé puis à purger une lourde peine de prison ; en cas de manifestations populaires pouvant dégénérer, protéger le ‘’bleu-blanc’’ comme on le ferait en temps de guerre avec un élément de la Croix-Rouge.

Au regard de ce qui est advenu, et vu la place qu’occupe l’école pour le développement d’un pays, quel message adressez-vous : à la jeunesse, aux parents, aux décideurs, aux acteurs politiques, bref aux autres acteurs sociaux impliqués dans l’éducation de la jeunesse ?

Que la jeunesse s’occupe de son devoir patriotique

Que les parents ne lâchent pas leurs enfants dans les bouillonnements politiques. Que les décideurs impliqués dans l’éducation de la jeunesse protègent les élèves et les écoles, comme le font les policiers commis à la circulation routière, à la sortie de l’école et pendant la traversée. C’est à ce titre que les institutions scolaires seront considérées comme sacrées.

(Payne)

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